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Tome neuvième.
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COR

JJydraul. ) est utv massif de terre francheou de glaise que l’on pétrit entre les deuxmurs d’un canal ou d’un bassin, pour re-tenir l’eau à une certaine hauteur; ou en-tre le contre-mur d’une fosse d’aisance ouun puits , pour empêcher quelle ne lecorrompe : il doit se lier avec celui duplafond, qui doit régner de la même épais-seur dans toute son étendue.

On ne dit point un corroi de ciment ,mais un massif ou une chemise de ciment.

(A)

CORROIER , en Architecî. est bienpétrir la chaux & le fable par le moyen d urabot , pour en faire du mortier. C’estaussi pétrir & battre au pilon de la terreglaise, pour en faire un corroi. (P)

* CORROMPRE, V. a à. {Morale. )expression empruntée de ce qui se passedans la gangrené du corps, & trans-portée à l’état de l’ame ; ainsi un cœurcorrompu est un homme dont les mœursfont aussi mal-faines en elles-mêmes,qu’une substance qui tombe en pourri-ture ; & aussi choquantes pour ceux quiles ont innocentes & pures , que le spec-tacle de cette substance , & la vapeur quis’en exhale, le seroient pour ceux qui ontles sens délicats.

Corrompre , (Phyfq.) voye\ Cor-ruption.

Corrompre , ( Art. méch. ) c’est al-térer la forme. Le pannier de mon habitest corrompu. Les hérétiques ont souventcorrompu les textes sacrés.

Corrompre un cuir , terme deCorroyeur , qui signifie le ployer ; ainsices artisans disent corrompre un cuir desquatre quartiers , c’est - à - dire , le plierde patte en patte pour lui couper le grain.Voye\ Corroyer, & la sig. pi. duCorroyeur.

* Corrompre , ( Manus, en foie. )c’est mettre plus ou moins de fils dans lapremiere maille de corps , ou dans lapremiere dent du peigne, pour empêcherï’étoffe de se rayer.

CORROSIF , adj. (Mat. méd. ext. )Voye\ Caustique.

Corrosif, ( Chymie.) nom qu’on adonné à certains menstrues capables deeontrader rapidement une union réelle

COR

ou chymique avec des corps d’un tissu dur& ferré ; & de surmonter par conséquentpar affinité avec ces corps, Tadhésionaggrégative des parties intégrantes desmêmes corps.

C’est précisément par ce degré d’affi-nité qu’il faut déterminer la propriétéqu’on a désignée par la prétendue corro -fuite de ces menstrues, ou par leur force,activité , violence &c. Toutes ces déno-minations exprimant des qualités absolues,portent des notions également fausses ,puisque toute dissolution chymique sup-pose une action réciproque du menstrue& du corps dissous : en forte que ces ex-pressions de menstrue & de corps dissous ,ne font pas elles-mêmes trop exactes ,puisque dans tous les cas de dissolutionchymique l’un ou l’autre des deux corpsqui contracte surdon que cette dissolutionexprime , peut être regardé indifférem-ment comme le menstrue ou comme lecorps dissous. Voye\ Menstrue.

Au reste les menstrues qu’on designecommunément par la qualification décor-rojìfs , font sur-tout les acides minéraux,les sels alkalis, la chaux, & certains selsmétalliques s urchargés d’acides. Voy. Sel.Le titre de corrosif a été donné à ces corps,lorsqu’on n’a évalué leur action que parleurs effets sensibles ; & Tissage de cemot a été confirmé lorsqu’il est devenuthéorique , qu’il a désigné un agent physi-que compris, ou du moins expliqué dansles temps où les agents méchaniques ontété les seuls que les philosophes aient vou-lu admettre dans la nature ; & ces tempsne font pas loin , ni absolument pasiês.

Les expressions de la classe de celle-cisubsistent souvent dans les sciences, long-temps après qu’on en a reconnu la fausseté.Le langage chymique est plein de ces déno-minations qui doivent leur naissance â J’i—gnorance, aux préjugés ou aux théories denos prédécesseurs. On peut se servir cepen-dant de la plupart sans con séquence , cernesemble , quoiqu’il fíìt apparemment plusutile de les abandonner absolument, (b)

CORROSION , ou exejìon de partiessolides par une humeur âcre. (Maladies.)Elle est l'effet de la dissolution des h ri-de quelque acrimonie alkaline &

j meurs,