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Tome neuvième.
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COR

Terence, dit à son valet, d’une jeunebeauté dont il avoit été frappé subite-ment : « cette fille n’a rien de commun„ avec les nôtres , à qui leurs meres s’es-„ forcent de baisser la taille , & qu elles,1 obligent de se serrer le sein avec des„ bandes pour paraître plus menues. » IIy a apparence que ces bandes donnerentensuite la premiere idée des corsets , &ils ne furent pas long-temps en usage sansqu’on les décorât de toute la parure quele luxe & l’envie de plaire peuvent ima-giner. Voye\ les me m. de l’âcad. desInscrip. & les auteurs fur l’habillementdes dames Romaines. Article de AI. leChevalier DE JAUCOURT.

CORSNED , f. m. {Hifl. anc. d’Angl .)maniéré de se purger d’un crime parmi lesAnglo-Saxons.

Une des maniérés reçues cliez les An-glo-Saxons pour se purger d’un crime,s’exécutoit par le moyen d’une once depain ou de fromage consacrée avec beau-coup de cérémonie , qu’on donnoit à man-ger à la personne accusée , qui devoir êtreà jeun. On croyoit que fi elle étoit cou-pable , ce morceau devoir s’arrêter dansson gosier & l’étouffer , mais qu’au con-traire elle l’avaleroit aisément si elleétoit innocente. Voilà où en étoient nosperes.

Le formulaire de l’imprécation qu’onprononçoit en lui présentant ce morceau,après qu’elle avoit reçu la communion ,étoit tel : Puisse son visage devenir pâle ,ses membres être attaqués de convuljìons ,& qu’un changement affreux paroisse surtout J on corps fi elle efl coupable. Cettemaniéré d’épreuve étoitvraisemblablement,comme le pense M. Rapin , imitée deseaux de jalouse , dont on voit l’institu-tion dans l’ancien Testament , nombres ,chap. v. On appelloit ce morceau con-sacre corsned , du mot snide , qui veutdire couper ou un morceau coupé , & decorse ( on écrit à présent cuise ) qui signifiemaudire , parce qu’on croyoit que ce mor-ceau portoit la malédiction dans celui quiétoit coupable. Voje^ Epreuve. Art.de As. /c Chevalier de JAUCOURT.

CORSOER , ( Qéogr. mod. ) petiteville du royaume de Danemark , dansTome IX.

COR ç6r

l’île de Séelande , avec un fort fur la mecBaltique.

CORSOIDE , f. f. ( Lytolog. ) pierrefigurée , ou espece d’agate où l’on voitune tête à chevelure humaine.

A. N. CORTÉ , ( Géog. mod. ) petiteville d’Italie dans l’île de Corse, avec unfort château. Lotis*. 25. ÇÇ. lat. 42. 12.

Avant 1769 ou les François l’aggran-dirent & la fortifièrent, elle n’étoit qu’unbourg & n’avoit que 1500 habitants. Oncroît qu’elle a été la capitale des ancienssouverains ; mais Bastia devint le chef-lieu du gouvernement Génois. Paoli yavoit fixé fa résidence. Le palais qu’il yoccupoit & qu’occupe aujourd’hui le com-mandant François, est moins beau quesolide ; l’aspect de deux gorges en avantdesqueíles Corté est bâtie , offre d’horri-bles beautés. M. de Pommereul, Hifi.manuscrite de la Corse.

CORTEGE, f. m. ( Hifl. mod. ) sedit généralement de tout ce qui accom-pagne ou suit une personne considérable,comme un prince , un ambassadeur , &c.dans quelque cérémonie publique , tellequ’une entrée, &c. hommes , chevaux ,équipages. Je ne crois pas qu’on puisse direle cortege d’un souverain.

CORTELIN , s. m. {Hifl. mod. ) nomd’ofiìciers des empereurs de Constantino-ple ; c’étoit de simples portiers du palais,qu’il ne faut pas confondre avec les corti-naires. Voyez CORTINAIRES.

CORTEMIGLIA , ( Géof. mod. )petite ville d’Italie , au duché de Mont-fèrrat, dans le pays d’Alba, fur la rivíerede Bormida.

CORTICAL , adj. en Anatomie , se ditd’une substance qui environne une partie,comme l’écorce fait I’arbre.

La partie corticale du cerveau paraîtauss essentielle aux fonctions du cerveau ,que la médullaire ; ou, pour nous expliquerplus précisément, il paraît que sans lapartie corticale la médullaire ne sauraitrecevoir la liqueur vitale , que le cœurseul fournit, & dont l’accroissement & lebon état de la moelle dépend , conformé-ment aux loix générales de la vie animale.On trouve la partie corticale dans tous lesanimaux , & même dans les insectes,Bbbb