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favoriser les Corses ; mais ils les aban-donnèrent après la paix d’Aix-la-Chapelle.
La guerre depuis 1748 continua fousdifférents chefs, jusqu’en 1755, que PascalPaoli, fils d’Hyacinthe Paoli, un des chefsdes mécontents, en 173, , fut élu généralde Pile, par le conseil général du royaume.II chastà les Génois de plusieurs villes del’intérieur du pays : il s’appliqua avec autantde sagesse à rétablir Tordre & la sûretépar-tout. II seroit peut-être parvenu àlasser enfin les Génois, fi , en 1764,la France n’avoit lait un nouveau traitéavec cette république pour envoyer destroupes qui ne dévoient agir que pour ladéfense. Ce traité devoir durer quatre ans.Au bout de ce terme , la république deGênes fatiguée de commander à des fujet-stoujours mécontents, le-, a remis à la Fran-ce en 1768 , par un traité qui eut son effetpar les armes victorieuses des François. LaCorse fut presque toute conquise Tannéesuivante par les armes de cette nation ,fous les ordres du comte de Vaux. Cepen-dant Paoli & ses compatriotes se défendi-rent avec un courage incroyable ; souventils remporteront dçs avantages signalés furles François : enfin , ils furent obligés decéder â la force. Paoli ne pouvant sauversa patrie , prit le parti de la quitter. Sa re-traite acheva la réduction totale de Tîle.Les Corses font vaincus & soumis, car il nefaut point confondre la nation avec quel-ques bandits tels que ceux qui infestèrentla France après les temps funestes de laligue. Souvent les montagnards viennentinquiéter leurs vainqueurs. Heureux cespeuples , s’ils peuvent trouver dans uneadministration sage , le repos, la sûreté& le contentement dont ils n’ont pujouir depuis tant de siécles ! La nation afondé , en 1764 , une université dans lacité de Corte qui n’a point survécu à fesfondateurs : mais il faut espérer que lessciences & les arts, mieux cultivés dansce pays, encore agreste , adouciront le ca-ractère de ces fiers insulaires , & leurapprendront à tirer plus d’avantage de leuríol & de fes productions,
Muratori a publié un ouvrage de PetrusCyrnœus , ou de Corse;, dont le nom étoitpiliçe 3 de rébus Corficis libri JF ;
COR
reram Ttal. script, vol. XXIV. VoyeZEtat de la Corse , par M. James Boswel :&c. (B. C.)
CORSELET, s. m. ( Art. milit. ) cottede maille , armure défensive en forme detunique , qui descendoit depuis le cou jus-qu’au milieu du corps. Elle étoit faite depetits anneaux ou mailles de fil de fertortillées & entrelacées les unes dans lesautres. Voye\ MAILLE.
On appélloit austì cette armure haberge ,hauberge , haubere , habert , hauthert ,hauibert , & hauberk. Sperman croit quetous ces mots font dérivés du gauloishiult , haut , & berg , armure , parce quecette arme fervoit à défendre la partiesupérieure du corps. Ducange & Skinneraiment mieux tirer son origine du bel-gique hais , ou du teutonique halt\ , cou,dí bergen , couvrir , à cause que cettecotte de maille fervoit principalement àcouvrir le cou ; d’autres le font venir dumême mot bergen , couvrir, & de al oualla , tout , pour signifier que le hauthertcouvroit tout le corps. Voyei HAUBERT.
(G)
On le donnoit autrefois aux piquiers ,que Ton plaçoit pour Tordinaire fur lefront & fur les flancs d’une armée , pourmieux résister aux attaques de T ennemi ,& pour mieux défendre les soldats quiétoient devant ou derriere eux. Voye\Cuirasse. Vaugelas observe que lesgens de mer étoient autrefois armés deçorfelets. (Q)
CORSERON ou COCHON , s. m.terme de Pêche , est un petit morceaude liege , que Ton frappe fur la pille deTain. Voyez LlGNE,
CORSET , fub. m. Le corset de nosdames est un petit corps ordinairement detoile piquée & fans baleine , qu’ellesarrachent par devant avec des cordonsplats ou avec des rubans , & qu’elles por-tent lorfqu’elles font en déshabillé ; maisle corset étoit aux dames Romaines leplus brillant de tous les ajustemens.
On se servit d abord de ceintures ou debandes , dont les jeunes personnes se ser-roient le sein , qui jusques-là , pour ainsidire , n’avoit été soutenu que par les mainsde la Nature. Le Phe'dria de l’eunuque de
Terence,