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Tome neuvième.
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COR

ovoïde & charnu , qui renferme un osseletdivisé en deux loges , dans chacune des-celles il y a une semence menue 6eoblongue. Plumier, nova pi. amer. gener.Vovei Plante. (/)

* CORU, s. m. ( Hifi. nat. bot. ) arbredu Malabar, nain 6e semblable au coignas-fier; il a la fleur jaune , presque nulle odeur,la feuille du pêcher ; al’écorcemince ,légere6c d’un verd d’eau, pleine d’un suc laiteux,épais, gluant, insipide , amer, froid 6edeííiccatif. On fait un grand usage de cettederniere partie contre toute sorte de flux.Voye\ là deffius Rai & James.

CORVEABLES , adj. pris subst. ( Ju-rìsprud. ) sont les sujets d’un seigneur quisont tenus de faire pour lui certains ou-vrages , comme de faucher ou faner sesfoins, scier ses blés, faire les vendanges,curer les fossés du château , réparer leschemins , &c. Ils font appelles angariiou angararii par Frédéric II. roi de Sicile,lib. I. conflitut. tit. xlvij. lib. II. tit.xxxij. 6e lib. tit. x. 6e Ix. Voyez leglojsaire de M. de Lauriere au mot cor-véables , 6e ce qui est dit ci - après aumot Corvées. (A)

CORVEABLES A MERCI ou A VOLONTÉ,font ceux qui doivent des corvées indé-finiment , fans que le temps ni le nom-bre soit limité. ffioye^ ci-après CORVÉESà la fubdivition corvées à merci , 6e leglojsaire de M. de Lauriere au mot cor-véables. ( A )

Corv ÉE, f. f. ( Turisprud. ) est unservice que le sujet doit à son seigneur,rel que í’obligation de faucher ou faneríes foins, de labourer ses terres 6e ses vi-gnes , de scier íes blés , faire ses vendan-ges , battre ses grains , faire des voitu-res ee charrois pour lui-même , lui fournirà cet effet des bœufs , chevaux , 6e autresbêtes de somme ; des charrettes , 6e au-tres harnois ; curer les fossés du château ,réparer les chemins, 6e autres œuvressemblables.

Dans la basse latinité la corvée étoitappellée corvata : quelques - uns préten-dent que ce terme vient à curvando ,parce que celui qui doit la corvée fe courbepour l’acquitter ; d’autres tiennent que ceterme est composé de deux mots cor 6e

, COR

vée , dont le dernier en vieux langagelyonnois lignifie peine 6e travail. Cetteétymologie paroît d autant plus naturelle,que la corvée est en effet ordinairementun ouvrage de corps , 6e que I’origine deces servitudes vient des pays de droit écrit6e du droit Romain.

Les corvées chez les Romains étoientde deux fortes : savoir , celles quiétoient dues à des particuliers ; celles quel’on mettoit au nombre des charges pu-bliques , 6e que tout le monde devoir.

La premiere forte de corvées , c’est-à-dire , celles dues à des particuliers,étoient principalement dues aux patronspar leurs affranchis appelles liberti. C’é-toient des conditions 6e des devoirs im-posés aux esclaves lors de leur affran-chissement.

Cette matière est traitée dans plusieurstitres du Droit , savoir , au digeste demuneribus & honoribus patrim. ae excu—satione & vacatione munerum , 6e aucodede muneribus patrim. 6e autres titres.

Les corvées y font appellées operce ;6c les loix les regardent comme un tra-vail d’un jour , 6e qui fe fait de jour, diur-num officium. 11 y avoit pourtant des cor-vées dues de jour 6e de nuit, comme leguet 6e garde, vigilicc , exeubicc.

Les loix - distinguent les corvées enofficiales 6e en f abri le s , Jeu artificiales.Les premieres conítstoient à rendre cer-tains devoirs d’honneur au patron , com-me de I’accompagner où il alloit. Les au-tres coníìstoient à faire quelque ouvrage ;6e fous ce point de vue les loix compre-noient même ce qui dépendoit de certainstalents particuliers, comme de peindre ,d’exercer la Médecine, même tie jouerdes pantomimes.

Les corvées appellées officiales , n’é-toient point cessibles , 6e ne pouvoientêtre dues qu’au patron personnellement jau lieu que les corvées fàbriles ou arti-ficielles pouvoient être dues à toutes for-tes de personnes, 6e étoient cessibles ; îepatron pouvoit en disposer, 6e les appli-quer au profit d’une tierc<? personne.

11 n’étoit dû aucune corvée , qu’ellen’eût été réservée lors de l’tftianchidé-ment. Celles que l’affranchi faifoit volon-B b b b z