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le- travaux publics , sont ou volontairesou forcés ; s’ils sont volontaires, commedans Les travaux à prix d’argent, le soinde leur conduite semble devoir apparte-nir à ceux qui président directement surl’ouvrage ; ces travailleurs sont venus degré se ranger sous leur police & fousleurs ordres, & ceux qui les comman-dent connoiíiènt seuls parfaitement lanature & la conséquence des désordresqui peuvent y arriver.
S’ils son r forcés, comme dans les cor-vées , alors il est très-sonsible que l’au-torité publique , qui veille sur les peuplesoù les travailleurs forcés sont pris, doitentrer nécessairement pour cette patriequi intéresse tout Pétat , dans le détail duservice des corvées. C est parce que cestravailleurs sont peuples , qu il ne doit yavoir que les intendances & les sobdélé-gacions qui puissent décider du choix desparoisses, en régler la quantité, étendreou modérer la durée de ì’ouvrage , &: endonner le premier signal ; il n’y a quedans ces bureaux où l’on soit parfaitementinstruit de la bonté ou de la misere dutemps , des facultés des communautés , &des vues générales de Pétat. Mais lorsqueces peuples sont ensuite devenus travail-leurs par le choix de la puistànce publi-que , ils deviennent en même temps &par cette même raison soumis à Pautoritéparticulière qui préside fur le travail ; ilconviendra donc que pendant tout le tempsqui aura été désigné , ils soient directe-ment alors sous la police des ingénieurs& des inspecteurs , sor qui roule parti-culièrement le détail de P ouvrage , quidoivent faire Pemploi convenable suivantle temps & suivant le lieu , de tous les'■"ras qu’on ne leur donne que parce queleur talent & leur état est d’en réglerl’uíàge & tous les mouvemens.
Par la nature de la chose même , ilparoîtroit ainsi décidé que le; corvoyeurs,comme peuples , seroient appellés & rap-pelles des travaux par le canal direct dePautorité supérieure, & qu’en qualité detravailleurs ils feront ensuite sous la policedes ingénieurs & inspecteurs ; que ce doi-vent être ces derniers qui donneront àchacun fa part, fa tâche, & fa portion
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de la façon que la disposition & la naturede Pouvrage indiqueront être nécessairepour le bien commun de Pouvrage & dePouvrier ; que ce seront eux qui ferontvenir les absents , qui puniront les ré-fractaires , les paresseux , les querelleurs ,&c. & qui exerceront une police réglée &journalière sor tous ceux qui leur auront étéconfiés comme travailleurs. Eux seuls enester peuvent connoître la nature & laconséquence des délits, eux seuls résidentsor Pouvrage où les travailleurs font ras-somblés ; eux seuls peuvent don,c rendreà tous la justice convenable & nécessaire.Bien entendu néanmoins que ces inspec-teurs seront indifpensablement tenus vis-à-vis de Pautorité publique ( qui ne peutperdre de vue les travailleurs parce qu’ilssont peuples ) à lui rendre un comptefidele & fréquent de tout ce qui se passeparmi les travailleurs , ainsi que du pro-grès de Pouvrage.
Ce qui m’a presque toujours porté,dit Pauteur , à regarder ces maximescomme les meilleures , ce n’eít pas uni-quement parce qu’elles font tirées de hnature des choses , c’est auííi parce quej’en ai toujours vu l’application heureuse ,& que je n’ai reconnu que des inconvé-niens fort à charge aux peuples, & très-contraires aux ouvrages cjuand on s’estécarté de ce genre de police.
Comment en effet les bureaux d’une in-tendance , ou un sobdélégué dans son cabi-net , peuvent-ils pourvoir au bon ordre destravaux dont ils sont toujours éloignés ? lesdélits qui s’y commettent sont des délits dechaque jour, qu’il faut punir chaque jour ;ce sont des délits de chaque instant, qu’ilíàut réprimer à chaque instant : Pimpunitéd’une feule journée fait en peu de tempsd’un ouvrage public une solitude, ainsiqu’il est arrivé sur la route de Tours auChâteau-du-Loir , à cause de la policecomposée & néceílàirement languissantequi y a toujours été exercée : on y punità la vérité , mais c’est par crise & paraccès ; il n’y a point une police journa-lière ; & elle ne peut y être , parce qu’ilfaut recourir , suivant la position desélections , à des autorités dispersées. Lessobdélégués ou autres personnes fur qui
Pautorité