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ee <tc déesse , lequel accompagne' de Dar-danus, sou oncle, porta dans la Phrygie leculte de la were des dieux. Saisis d’unefureur prétendue sacrée, ils dansoient auson des cymbales qu’ils frappoient eux-mêmes en secouant v iolemment la tête ,communiquoient leur fureur à ceux quiles regardoient. Catulle , dans son poèmeintitulé Atys , en dont.e une belle Jes-cription ; & Strabon , dans son X. Uvre ,fait une digression curieuse sur ce sujet.Ainsi les Grecs employèrent le mot deyjoï satvviM , corybxntifer , pour être trans-porté de fureur & de frénésie. Les cu-rieux peu cent encore consulter Noël Lf-comte", Mythol. liv. IX. cap. vi ], &Vossius , de idolol. I. II. cap. liij.
Ovide , Catulle , & Festus, ajoutentque ces prêtres mêloient à leurs danses descris & des hurlemens pour pleurer lamort d’Atys, dont ils souffraient volon-tairement le supplice , afin de satisfaire àla loi que Cybeîe leur avoir prescrite ; quepar la même raison ils honoraient le pinprès duquel Atys avoir été mutilé ; qu’ilscouronnoient les branches de cet arbre, &en couvraient le tronc avec de la laine,parce que la déesse avoir ainsi couvertle corps de son amant, espérant par cesecours lui redonner la vie qu’il venoit deperdre.
Quoi qu’il en soit, les Coì ybxntes , aprèsavoir long-temps demeuré en Phrygie fur2e mont Ida , vinrent en Crete , «Sc réta-blirent fur une montagne à laquelle ilsdonnerentle nom de leur ancienne habita-tion. Ce fut là qu’ils prirent soin de l'en-fance de Jupiter. Plusieurs auteurs préten-dent que les Corybantes , les Cabires , lesCuretés, les Idéens, & les Dactyles , n’é-toient que la même sorte de prêtres ; &cette opinion paraîtra très - vraisembla-ble à ceux qui considéreront que Cy-bele portoit plusieurs noms, suivant lesdivers lieux de son culte, le plus anciendu paganisme.
Ce n’est pas même dans la Phrygie qu’ilen faut chercher l’origine ; il passa pre-mièrement avec les autres cérémonies desEgyptiens dans la Syrie & la Phénicie ,de-là da is la Phrygie qui est une partieà P Asie mineure , ensuite dans la Grece ,
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& enfin en Italie où fut établi le siègede son empire , au point qu’on lavoirdans le fleuve Almon le simulacre deCybele , & que la folie licencieuse deses fêtes régnois encore singulièrementdu temps de l’empereur Commode , aurapport d’Hérodien. Quantum mutata abillo est tempore Italia ! Ceci est un pointde question , & non pas d’admiration. Art.de M. le Chevalier DE JAUCOURT.
* CORYBANTIASME, f. m. (Med.)espece de frénésie dont il est parlé dansles anciens médecins , dans laquelle lemalade se voyoit sans cesse obsédé de fan-tômes , avoir des tintemens d’oreille, &ne dormoit point, ou dormoit les yeuxouverts. On prétendoit que ces frénéti-ques avoient été .frappés de terreur parles prêtres de Cybele. V. Corybantes.
CORYCÉE , f. m. ( Ihjì. anc. ) pieceou appartement des gymnases des anciens.C’étoit un lieu destiné à jouer à la paume,à la balle ou au ballon, nommé en grecX<«pvKoí. Mercurial & d’autres auteursont confondu le coryceum avec l’apody-terion ; mais outre que Vitruve ne fait pointmention du coryceum dans le sons où leprennent ces écrivains, il est certain quel’usage auquel il étoit destiné selon eux ,se trouvant parfaitement rempli parl’apo-dyterion , ce seroit multiplier sans néces-sité les pieces des anciens gymnases. (G)
* CORYCOMACHIE ou CORYCO-BOLIE, f. f. ( Hift. anc. ) c’étoit, selonM. Burette , la quatrième espece de sphé-ritique grecque : elle consistoit à suspendreau plancher d’une salle , par le moyend’une corde, une espece de sac que l'onrempliííòit de farine ou de graine de figuierpour les gens foi blés , & de fable pour lesrobustes , qui descendoit jusqu’à la cein-ture de ceux qui s’exercoient. Ils pre-noient ce sac à deux mains, & le portoientaussi loin que la corde pouvoir s’étendre \après quoi lâchant le sac ils le suivoient ;& lorsqu’il revenoit vers eux , ils se re-culoient pour céder à la violence du choc ;puis le reprenant encpre à deux mains aumoment où il étoit fur le point de des-cendre , ils le repoussoient en avant detoute leur force , tâchoient ensuite , mal-gré l’impétuosité qui le ramer oit de
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