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Tome neuvième.
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Kosagi. Ce dernier nom a beaucoup d’af-íînité avec celui de Kosakia. Le premierpourroit être le nom du peuple , & ledernier celui du pays qu’ils habiroient.En fera-t-on descendre les Cosaques Rus-ses ? La reíibrr.blance des noms n’est pasune preuve suffisante : le nom peut bienavoir passé d’un peuple à l’autre , & íìl’on suppose que les premieres troupesqui ont fait la guere à la maniéré desCosaques modernes, fussent originairesdu pays dont on a parlé, on aura uneraison fort probable du nom commundonné à toutes celles qui les ont imitées.Mais d’aiîleurs on assure que le mot kasak,en langue Tartare, signifie armé à La légere ,un soldat plus propre à tourmenter & àinquiéter l’ennemi qu’à le combattre depré ferme, un soldat qui sert pour unecertaine solde , ou enfin un homme quiporte la tête rasée. Tous ces traits con-viennent aux Tartares, quelques-uns auxCosaques Russes : cette conformité pour-suit bien leur avoir attiré ce nom , toutcomme les Kirgis Cosaques , communé-ment appelles Casatschiu orda, parodientdevoir cette dénomination à leur maniéréde combattre en fuyant. Tant que lesTartares furent maîtres des contrées mé-ridionales de la Moscovie , on n’enten-dit point parler de Cosaques Russes ; ilsne se montrèrent que lorsque le régné desautres fut fur son déclin. Ils firent laguerre en faveur de leur patrie, de lamême maniéré que les Tartares l'avoientfaite contre eux : une maniéré de com-battre , toute semblable , leur fit don-ner le nom de Cosaques du parti Ruse ,tout comme leurs ennemis portoient ce-lui de Cosaques Tartares. Ces derniers,après avoir long - temps fait souffrir lesMoscovites , furent enfin dispersés oudétruits. A leur place parut une nouvellemilice qu’on nomma les Cosaques du Don.Il y a tout lieu de croire qu’ils font Russesd’origine ; leur langue & leur religion enfont la preuve, II est vrai cependant qu’ilsont la physionomie Tartare , on ne sauroitle nier , mais l’objection n’est pas invin-cible : cette conformité entre les deuxpeuples peut venir du mélange des deuxmations par des mariages.

Tome IX.

C O S ;8;

Ces peuples ou cette milice occupentune grande étendue de pays. 11 y a touteapparence qu’elle a commencé par un petitnombre de volontaires , que son utilitéaura engagé la cour à en favoriser Réta-blissement , & même à y envoyer desrecrues. Ils habitent aujourd’hui 130 villes& onze flobodes. On trouve que c’est en1579 , que les Cosaques du Don servi-rent pour la premiere fois dans l’aiméedu czar Iwan Waíiliewitz : leur valeurn’a point été inutile à l’empire de Russie ;il est vrai qu’on peut leur reprocher auíliquelques rebellions , comme l’an 1670 &l’an 1708 : à cela près ils ont rendu debons services à cette couronne.

Des Cosaques du Don font sortis ceuxdu Wolga ; & peut-être même ne sont-ils qu’un même peuple qui l’été habitoitle bord du Wolga, & se retiroit en hiverdans les habitations qu’il avoir fur le Donou Tanaïs.

Suivant tout apparence , ces peuples seseroient beaucoup plus étendus dans lesquartiers du Don & du Wolga , fans unaccident qui procura une émigration.L’avidité , ou peut - être la nécessité ,avoir engagé les Cosaques à diverses en-treprises contraires aux traités conclusentre le czar & les empereurs Persans.On les accusa de 11e pas plus épargnerleurs amis que leurs ennemis. Pour ré-primer ces attentats, le czar Ivan Wa-iìliewitz, qui avoir à cœur d’établir en-tre ses états & la Perse , un commerceque les courses des Cosaques troubloient,envoya contre eux, en 1577, un puissantcorps de troupes , fous la conduite d’unsolnik , appellé Jiv an Murafchkin ; lesCosaques se trouvant incapables de luirésister , íìx mille d’entre eux conduits parl’Ataman Jermolai, remontèrent les ri-vières de Rama & de Tschusiòwaia pourse retirer dans la Sibérie : ils défirent &chassèrent Kutschum, kan des Tartares,& après s’être rendus maîtres du pays ,ils se soumirent au czar, qui les reçuten grâce & les reconnut pour sujetsfideles. Ces derniers Cosaques ont été lesperes des Cosaques de Sibérie , fous laconduite des chefs qu’on leur envoyoitde Russe, ils se sont étendus jusqu’aux