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Tome neuvième.
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Co-SINUS VERSE, est un nom quequelques-uns donnent à la partie du dia-mètre qui reste après en avoir retranchéle sinus verse. Voye\ SINUS VERSE.Charniers. (O)

* COSMÈ, ( Hi-fl. rnod. ) chevaliersde Tordre de S. Cofme & de S. Damien.Ils n’ont point existé réellement, selonquelques-uns; d’autres circonstancient ren-iement leur institution r qu’il est difficiled’en douter. Ils commencerent, dit-on,en 1030. C’étoient des hospitaliers, quirecevoient à Jérusalem , & dans d’^u-tres lieux de la Palestine , tous les Chré-tiens qui tomboient malades en suivantla Croisade ; ils les rachetoient austì quandils étoient pris. Ils suivoient la réglé desaint Baille. Jean XX leur donna pourmarque de dignité , sur un manteau blancune croix rouge , au milieu de laquelle uncercle renfermoit les images de S. Cofme& de S. Damien.

* Cqsme , ( Hifl. moi. ) chanoinesréguliers de S. Cofme. Ce font ceux deS. Cofme-le\- Tours , qui laisterent laréglé trop austere de S. Benoît , pourcelle de S. Augustin. On ne fait pointen quel temps se fit cette révolution mo-nastique.

* COSME , ( Hiftoire moi. ) II se prendaujourd'hui pour la. communauté des Chi-rurgiens , pour leur école , pour leur am-phithéâtre & pour leur académie. Allerà S. Cofme , être de S. Cofme 3 peu-vent avoir ces différentes acceptions ,auxquelles le voisinage de la paroistè deA . Cofme & du lieu de leurs assemblées& exercices , a donné occasion.

COSMES , f. m. pi. ( Hist. ana. )magistrats souverains qui étoient établisen Crete au nombre de dix ,,pour main-tenir le bon ordre dans la république ;& c’est par cette raison qu’ils furent ap-pelles Cofmes , du mot grec. eAywr, ordre.Ils étoient à vie , ne rendoient compteà personne de leur administration , &commandoient les armées en temps, deguerre. On les choisiííbit par le fort, maisfeulement dans de certaines familles , &on tirait auffi de ces mêmes familles lessénateurs qui íormoient le conseil public.Je ne comtois rien qui ait plus de rapport

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aux anciens Cofmes de Crete , que fe’conseil des Dix établi à Venise , aveccerte différence seulement, que ces der-niers ne commandent point les armées»V’>ye\ Dix. Par M. le Chevalier DEJaucourt.

COSMETIQUE , fi m. On peut don-ner ce nom en général à la science del’univers; elle renferme trois parties, íaCosmographie , la Cosmogonie, & la Cos-mologie. Voye\ ces mots. On peut auffidonner ce nom en général à la science des, ornemens dans quelque genre que ce puistèêtre ; le même mot grec , qui si-

gnifie. monde &c ordre , signifiant auffi■ ornement. (O)

Cosmétique > {Médecine. ) C’est lapartie de la Médecine qui a pour objetl’entretien de la beauté naturelle. Ce nomvient du grec kìo-v-uv , orner. La Cofmé-tique est non-seulement l’ait de l’embel-liíïement du corps, mais encore celui decombattre la laideur , de diminuer les dé-fauts qui peuvent occasionner un objet dedégoût ; de cacher les impeiíedions, léssinfirmités qui viennent de naissance , parmaladie , ou par quelque autre cause quece soit, & même de prévenir ces infir-mités. On a eu de tout temps pour but,& avec raison , de rendre la nature laimoins désagréable & la plus attrayante qu’isseroit possible. Il nous manque un ouvrage-en ce genre ; un tel ouvrage , pour êtrebien fait, demanderoit un fort habilehomme. 11 faut cependant distinguer cettepartie de la Médecine , peu cultivée juf-qu’a ce jour , de celle qui fournit lefard, & qui indique pour l’embellisse—ment de la peau , les drogues que nousappelions des Cosmétiques. Voyez P ar-ticle suivant. Par M. le Chevalier DE-Jaucourt..

CosmÉTIQUE , f. m. Les cosmétiques-font tous les remedes imaginés pour ren-dre la peau belle, conserver la-couleur& la, fraîcheur du-teint> teindre les che-veux., les sourcils, &c. en un mot toutce qu’Ovide étale fur ce point dans sonpoème de mediaam.ine fadei , supposéque ce poème, luit de lui.

Triton l’Athénien, celui qui vivoit versle commencement du deuxième fiecle, ? .