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Considérant rue les grands n’ont Pas moinsà' cccur de faire paslèr de petits boutons,des taches de rondeur , & en général tousles détáuts de la peau, que de guérir d’unemaladie lerieuse , épuisa la matière dercosmétiques dans un traité de la composi-tion des médicamens.-
Cvlsc a judicieusement remarqué quela plupart des cosmétiques les plus vantés,ne font qu’un vain amusement, un purcharlatanisme ; qu’il est inutile d’entre-prendre de détruire le hâle, les tâches derouíl'eur , les rougeurs du visage ; quec’est une íòlie d’espérer de changer lagrostéur du teint, la- couleur de la peaunaturelle ; encore plus de vouloir remé-dier aux rides : mais que les femmes fonttellement éprises de la beauté , & du deíìrd’éloigner on de réparer les débris de lavieillesse , qu’il est impossible de vaincreen elles ce penchant, & de leur persua-der la futilité de tous ces beaux secrets quiportent le nom de cosmétiques.
Effectivement les meilleurs se réduisent,à les bien peser , au mérite des simples fric-tions, des lotions de liqueurs spiritueusespour la propreté , & de celles qui étant onc-tueuses, peuvent être employées fans dangerpour décrasser, polir & adoucir la peau.Tels font, par exemple , 1 eau de fiasses,seau de lavande, l’eau distillée de feves ,le suc que I on tire des fleurs de Poreilled’ours, &c. l’huile-de myrrhe par défail-lance , d’amandes, de citrouille, de grainede melon , de noisettes , de graine depavot blanc, de semence de cameline oude myagrium ; l’huile de behin , de ca-cao , tirée sans feu ; la cire de cannellede la compagnie hollandoise des Indesorientales, les pommades òù entre le blancde baleine , l’onguent de citron faitavec le camphre & les émussions de sub-stances farineuses ; l’eau de raie tirée parla même méthode qu’on emploie pourl’huile de myrrhe , L autres de cettenature.
On range dans la même classe le fielde bœuf distillé , mêle à la quantké ,3 esix onces, fur alun de roché , dc borax &de suc candi pulvérisés , de chacun demi-once. Cette liqueur étant filtrée , ons-en- lave le visage le soir avant que de
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, se coucher , te on l’enleve le matin avecde l’eau de lavande.
Enfin on doit mettre au rang des excel-. lents cosmétiques , le baume de la Mec—
, que & la teinture de benjoin. Voye\
; Benjoin.-
Cette teinture de benjoin mélangée, avec parties égales d’eau de fleurs deíeves, ou autre semblable , donne surle champ ce qu’on nomme le lait virginal ,liqueur blanche , laite-use, opaque, qui estfort bonne pour la peau.
; Les dames qui peuvent avoir du baumede la Mecque, le mêlent avec un peud'huile des quatre semences froides ; d’au-tres dissolvent de ce baume dans de l'es-prit de vin ou de l’eau de la reine d’Hon-grie : ensuite elles jettent cette dissolu-tion dans de l’eau de lys, & en font uneespece de lait virginal.
Voilà la meilleure maniéré de prépa-rer ce baume cosmétique , suivant M. Geof-froy.
Prenez baume de la Mecque , huiled’amandes douces nouvellement tirée , dechacune parties égales ; mêlez ces droguesavec foin dans un mortier de verre , pouren faire une espece de nutritum , sur troisdrachmes duquel vous verserez , aprèssavoir mis dans un matras, six oncesd’esprit-de-vin ; laissez-le en digestion juf-qu’à ce que vous en ayez extrait une tein-ture suffisante. Séparez cette teinture de' shuile , & mettez-en une once dans huitonces de fleurs de feves, ou autre ana-logue, vous aurez un excellent cosméti~que laiteux.
II faut bien se garder dé confondre cessottes de préparations cosmétiques inno-centes , avec celles qu’on compose deplomb , decérufe, de vinaigre de Saturne,de magistere, de fleurs de bismuth & autres-de certe nature, qui font à la vérité lesplus beaux blancs du monde , mais qui parleurs parties salines, vénéneuses, arseni-cales , indélébiles, altèrent & gâtent le.teint fans remede.
Comme on blanchit les fleurs de ja-cinthe bleues, en les passant à la f u m c o, de soufre , cette expérience a fait imagi-ner qu’on pourroit par le même secoursrendre blanche la peau brune & basanée;