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grande distance est de 5 995 o diam. terr.fa moindre de 54450. Voye\ JUPITER.
Saturne tourne en trente ans autour duSoleil ; on ignore s’il tourne fur son axe.Sa plus grande distance est de 110935diam. terr. fa moindre de 98901. Voye\Saturne.
Outre ces six planètes principales , il enest de secondaires ou satellites. La Lune estsatellite de la Terre ; elle tourne autourd’elle-même & autour de la Terre en unmois ; elle est éloignée de nous de 30diamètres de la Terre. Son diamètre estle l de diam. de la Terre. Voye\ Lune ,Satellite.
Jupiter a de même quatre satellises,& Saturne cinq. De plus, cette derniereplanète a un anneau très-singulier. Voye\Anneau. Les éclipses des satellites fontd’une grande utilité pour les longitudes.’Voyei Longitude.
Notre Terre est couverte de deuxgrands fluides : l’un est la mer, dans le-quel faction de la Lune & du Soleil causeun flux & reflux continuel ; f autreest l’air , dans lequel cn a remarquébeaucoup de propriétés. Voye\ Mer ,Marée , Air , &c.
La lumière des planètes, matte & foi-ble en comparaison de celle du Soleil,leurs phases, leurs taches constantes, &leurs différentes éclipses , prouvent qu’el-les font comme notre terre des corps opa-ques , qui reçoivent la lumière du Soleil.Voyei Phases , Eclipse, Tache, &c.
La lumière du Soleil est un composé desept couleurs primitives : rouge, orangé,jaune, verd , bleu , indigo, violet, voye\Couleur ; & cette lumière vient à nousen 7 à 8 minutes. Voye\ Lumière <&Aberration.
Les planètes ne font point des globes•parfaits, & leurs orbites font des ellipses& non des cercles. Voye\ ORBITE,Terre , Les comètes ne font autrechose que des planètes, dont les orbitesfont fort allongées, & qui ne font vuesque dans une partie de leurs cours. Voyt{COMETE.
Les coquillages , les poissons pétrifiésqu’on trouve fur les lieux les plus élevésTome IX.
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& les plus éloignés de la mer , prouventque les eaux ont inondé autrefois les lieuxque nous habitons , voyez CHAOS & DÉ-LUGE ; & l’on voit dans les dispositionsdes différents lits de la Terre , des preu-ves des secoussesqu’elles a autrefois éprou-vées. Voye\ Terre.
Les étoiles fixes font autant de soleilssemblables au nôtre , dont la distanceest si énorme qu on ne peut la mesurer.II y en a de différentes grandeurs , dechangeantes, de nébuleuses, &c. V r oye^ETOILE. Voyez L'tJJ'ai de Cosmologie deM. de Maupertuis. (O)
COSMOLABE , f. m. ( Aflron . ) an-cien instrument de Mathématicue ; c’estpresque la même chose que 1 astrolabe.t^oye^ Astrolabe. Ce mot est dériv 4de k 'trua <, monde , & dvt» , prendre f
parce que cet instrument sert pour ainsidire , à prendre la mesure du monde. (O)
COSMOLOGIE , se b. f. ( Ordre En~cy cl. Entendement. Raison. Philosophieou Science , Science de la Nature , Cos-mologie. ) Ce mot, qui est formé de deuxmots grecs, Ea-por , monde , & hóynT ,discours , lignifie à la lettre science quidijcourt sur le monde , c’est-à-dire, quiraisonne for cet univers que nous habi-tons , & tel qu’il existe actuellement. C’esten quoi elle différé de la Cosmographie& de la Cosmogonie. Voyc{ ces mots.
La Cosmologie est donc proprementune Physique générale & raisonnée , qui,sans entrer dans.les détails trop circonf-tanciés des faits, examine du côté méta-physique les résultats de ces faits mêmes,fait voir Panalogie & l’union qu’ils ontentre eux, & tâche par là de découvrirune partie des loix générales par lesquellesP O ni vers est gouverné. Tout est lié dansla Nature ; tous les êtres se tiennent parune chaîne dont nous appercevons quel-ques parties continues, quoique dans unplus grand nombre d’endroits la conti-nuité nous échappe. L’art du Philosophene consiste pas, comme il ne lui arriveque trop souvent, à rapprocher de forceles parties éloignées pour renouer la chaînemal-à-propos dans les endroits où elle estinterrompue ; car par un tel effort on refait que séparer les parties qui se tenoienr ,Ffff