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decins ne font presque aucun usage dans lespréparations magistrales , quoique chezplusieurs de nos voisins, chez les Alle-mands , par exemple, elle soit employéedans les especes stomachiques, emnaena-gogues, antispasmodiques, &c.
Cette racine est mise, selon M. Géoffroi,mat. méd. au nombre des remedes quifervent à l’expectoration , & des céphali-ques & utérins ; elle atténue les humeurs& les divise ; elle provoque les urines &la transpiration. La dose est demi-gros ensubstance , & depuis deux gros jusqu’àdemi-onçe en infusion.
On Pemploie pour le cofius des anciensdans la thériaque , le mithridate, l’orvié-tan, le grand philonium. II donne sonnom à un électuaire appelle cariocoftin.
Les Apothicaires ont encore coutumede substituer d’autres racines à la placede leur vrai cofius , comme l’angélique ,la zédoaire , &c. & méme quelquefoisune écorce connue fous le nom de cortex
inter anus , cofius corticofus. Voye\
Écorce de Wìnter.
Electuaire caryocofiin cofius _, géro-fle , gingembre , cumin , de chaque deuxgros ; diagrede , hermodates , demi-once ; miel écumé , six onces : faites dutout un électuaire selon Part. Cet élec-tuaire est un purgatif hydragcgue dontla vertu est due au diagrede &c aux her-modates ; les autres ingrédiens ne fontemployés que comme correctifs, selon laméthode des anciens.
Ce remede n’est presque d’aucun usageparmi nous. On pourroit Pemployer ce-pendant dans les cas où les hydragoguesfont indiqués , depuis la dose d’un grosjusqu’à celle de demi-once. (3)
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CO - TANGENTE , s. f. ( Géom. )c’est la tangente d’un arc qui est le com-plément d’un autre. Ainsi la co-tangente de30 degrés est la tangente de 6o degrés.Voye\ Tangente , Angle, & Degré.(O)
COT ANTIN , adj. pris subst. ( Géog.mod. ) paya dans la balle Normandie dontune partie ferme une presqu’île qui s’a-
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vance sur l’Oce'an , & qui remplit les piesdu chien couché qui représente la Nor-mandie sur les cartes. Voyet Coutance.
COTARDIE ou COTTE-HARDIE,f f. ( Hifl. mod. ) espece de pourpoint oud’habillement commun aux hommes &aux femmes il y a quatre cents ans. C’étoitune des libéralités que les seigneurs étoienten usage de faire à leurs vassaux & autrespersonnes qu’ils vouloient gratifier ; &ils mettoient de Pargent dans l’escarcelleou bourse, qui suivant l’usage de ce temps-là etoit attachée à cette forte de vêtement.Froiíïart, dans des poésies manuscritesqu’on a de lui, raconte qu’Amedée , comtede Savoie, luidonna une bonne cotte-hardiede vingt florins d’or. Mém. de l’acad.tome X. (G)
COTATI, ( Ge'og. mod. ) ville d’Asiedans la presqu’île de l’Inde, en deçà duGange , au royaume de Travancor. Long.95. 8. lat. 8.
COTATIS , ( Géog. mod. ) ville d’Asiedans la Géorgie , capitale du pays d’Imi-rette, fur le Phase. Long. 61. 20. lat.43. 10.
* COTBET, s. f. ( Hist. mod. ) dis-cours par lequel les Imans commençoientordinairement leur prière du vendredi ,à Pexemple de Mahomet. Mahomet, lesjours d’astemblée, montoit fur une estrade& entretenoit le peuple de la grandeurde Dieu , puis il mettoit les aftàires endélibération. Les califes Rachidis qui luisuccédèrent suivirent le même usage. Maisla domination mahométane s’étant très-étendue, & le gouvernement étant devenuà-peu-près despotique , le peuple ne sutplus consulté sur les affaires du gouverne-ment, & on laiííà â des muftis le foin defaire la cotbet au nom du calife. A l’avé-nement d’un nouveau calife , le peuplependant la cotbet levoit les mains , lesmettoit l’une fur P autre, & cette céré-monie lui tenoitlieudu ferment de fidélité.Ainsi celui au nom de qui la cotbet sefaisoit , étoit censé le souverain. Les fa-milles puissantes qui se révoltèrent contreles califes de Bagdat, isolèrent d’abordles priver de Phommage de la cotbet. IIsemble cependant qu’en s’y prenant simal-adroitemçnt, jl perpétuoient la mé-