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Tome neuvième.
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moire de leur re'volte. La cotbet se faisoitau nom du calife par devoir , & du sul-tan par soumislion , par-tout, excepté enAfrique & en Egypte, où les Fatimidesï’ordonnerent en leur nom seulement. MaisNouraddin, sultan de Syrie, ne fut pasplutôt maître de l’Egypte, qu’il ordonnala cotbet au nom du califat de Bagdat.Cet exemple suc suivi généralement partous les princes Mahométans , &: durapresque jusqu’à l’extinction du califat dansla personne de Mostasem, que les Tar-tares conquérans de l’Orient jufqu’auxfrontières de l’Egypte , enfermeront dansun sac , & écrasèrent sous les pies deleurs chevaux. Quatre ans après cet évé-nement, Bibars quatrième des marne!insTurcs, revêtit de la dignité de caliíe uninconnu qui se disoit de la famille d’Ab-bas, & lit taire la cotbet en son nom.Ce calife prétendu fut assassiné au boutde cinq mois, & eut un nommé Hakempour successeur à ce califat fictif, qui nedonnoit de prérogative que celle d’avoirson nom prononcé dans une priere. Lenom d’Hakem resta dans la cotbet parmiles mamelins Turcs & Circaífiens, jus-qu’à la mort de Tumambis dernier sultanCircastien, que Selim fit étrangler en 1515.Le califat imaginaire ayant alors cefié ,la cotbet , cette priere austî ancienne quele Mahométisme , ne se fit plus. Danscet intervalle , lorsque les Fatimides or-donnèrent la cotbet en leur nom , lesAbastïdes les traitèrent d’hérétiques : maisles Fatimides ne demeureront pas en resteavec leurs envieux ; ceux-ci faisant garnird’un tapis noir l’estrade fur laquelle lacotbet se disoit en leur nom , les Fati-mides crieront de leur côté à l’héréfiecontre les Abaslìdes, parce que le blance'toit la couleur d’Hali.

COTBUS , ( Géog. moi. ) ville forted’Allemagne dans la basse Lusace , sur laSprée. Long. 33 - 4 - ùrt. $i. 40.

COTE , f. f. (_ Jurisprud. ) a plusieurssignifications différentes ; quelquefois ceterme se prend pour une lettre ou chiffreque l'on met au dos de chaque piecementionnée dans un inventaire ou dans«ne production , pour les distinguer lesunes des autres , & les reconnoítre &

COT 60;

trouver plus aisément. Le mot cote en cesens vient du latin quot ou quota , parceque la lettre ou le chiffre marque si lacote est la premiere ou la seconde , ouautre subséquente. On comprend ordinai-rement sous une même cote toutes lespieces qui ont rapport au même objet ; &alors la lettre ou chiffre ne se met furaucune des pieces en particulier, mais furun dossier auquel elles font attachées en-semble. Ce dossier, qu’on appelle austîcote , contient ordinairement un titre quiannonce la qualité des pieces attachéesfous celte cote ; & si c’est d’une produc-tion , le nom des parties pour Lc contre ,le numéro d u sac dont ces pieces fontpartie , le nom des procureurs , & enfinìa cote proprement dite, qui est la lettreou chiffre relatif aux pieces de cette liasse.Voye\ ci-après COTER.

Cote signifie aussi la part que chacundoit payer d’une dépense , dette , ou im-position commune ; cela s’appelle cote oucote-part , quasi quota pars. (a)

Cote d’un Dossier, est une feuillede papier qui enveloppe des pieces, & furlaquelle on met en titre, les noms des par-ties , de l'avocat, des procureurs. Voye\ci-après COTER. (A)

Cote d’Inventaiiie , est la lettreou chiffre qui est marqué fur chaque pieceinventoriée, ou fur chaque liasse de piecesattachées ensemble. On cote ainsi les piecesdans les inventaires qui se font après ledécès de quelqu’un , ou en cas de faillite ,séparation, Ùc. On les cote pareillementdans les inventaires de production qui sefont dans les instances appointées , & dansles productions nouvelles qui se sont parrequête ; dans les procès-verbaux qui sefont pour la description , reconnoissance ,& vérification de certaines pieces. (v^)Cote maltaillée , sc dit d’un comptequ’on a arrêté fans exiger tout ce qui pou-voit être dû , & où l’on a rabattu quel-que chose de part & d’autre. Ce termemaltaillée , vient de ce qu’anciennement,lorsque l’usage de l’écriture étoit peu com-mun en France , ceux qui avoient descomptes à faire ensemble marquoient lenombre des fournitures ou paiemens furdes tailles de bois, qui étoient un léger