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Tome neuvième.
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COT

àl par cette raison peuvent les heurtersons danger.

Elles font en partie osseuses & en partiecartilagineuses ; ces cartilages íònt presquetous de la même figure que les côtes mê-mes , mais ils ne font pas tous de la mêmegrandeur ; ils deviennent quelquefois fidurs y qu’on ne peut plus les séparer avecle scalpel.

Les côtes se divisent en vraies & enfausses ; les vraies font les sept supérieures ;on leur donne le nom de vraies , parcequ’elles décrivent un demi-cercle plus par-fait que les autres , & en se joignant pos-térieurement au corps des vertébrés, elless’unissent par devant, par le moyen deleurs cartilages, immédiatement au ster-num , avec lequel elles ont une fermearticulation. Les cinq côtes interieuress’appellent faujses , parce qu’elles n’attei-gnent pas le sternum par leurs cartilages ;mais la premiere s’attache seulement parson cartilage à celui de la septieme desvraies, fans laisser aucun espace entre deux,& quelquefois auíîì par des espaces. Lescôtes qui suivent Rattachent les unes auxautres, à l’exception de la derniere quiest libre.

La figure des côtes est domi-circulaire,& les supérieures font plus courbées queles inférieures ; auílì ne sont-elles pas dela même longueur ni de la même largeur.La premiere est plus courte, plus applatie,& plus large que les autres , & les moyen-nes ont plus de longueur que les supérieures& les inférieures ; mais la derniere est laplus courte de toutes.

On considéré aux côtes deux sortes departies , leur corps & leurs extrémités. Lecorps de la côte est ce qui en fait la por-tion moyenne & la principale ; elles fontplus grosses à leur partie supérieure' qu’àì’inférieure, excepté la premiere qui estfort plate ; & c’est par-là que l’on peutd’abord connoître , parmi un grand nom-bre de côtes , quelles font les- droites oules gauches.

Les côtes font articulées avec les ver-tèbres de telle maniéré , qu’elles vont endescendant obliquement de derriere endevant , faisant des angles aigus avecles vertèbres ensuite elles montent obli-

C O T Soy

quement de bas en haut, & se joignantpar le moyen de leurs cartilages au ster-num , elles forment des arcs. Mais icil’articulation des côtes est plus ferrée quecelle qui se fait avec les vertébrés du dos,à cause que le sternum se meut avec lescôtes y au lieu que les vertèbres n’obéistèntpas à leurs mouvemens.

Les côtes fervent i°. à la fermeté dela poitrine, & à former fa cavité ; en forteque la dilatation de cette partie contribueà fournir aux parties supérieures du bas-ventre un espace commode pour se pla-cer. z°. Elles fervent d’appui à quelquesparties voisines , & aux muscles de larespiration. 3 0 . Elles fervent de défenseaux viscères contenus dans la cavité de la-poitrine.

A ces idées générales joignons quelquesremarques particulières fur cet organe dela respiration , où le Créateur a sait bril-ler la géométrie la plus exacte, & dontl’examen a le plus occupé les Physiciens.

i p . On fait que l’élévation .des côtesqui font naturellement abaiííees, dilate lacavité de la poitrine , & que leur abaifle-ment la rétrécit. On a encore observé quecette dilatation se fait en divers sens,entre les deux rangs des côtes , & dederriere en devant. Ce font les articula-tions doubles des côtes avec les vertèbresqui accomplissent certe mécbanique ; carpar-là le mouvement des côtes devientginglymoïde , ou comme celui des char-nières.

2 0 . Plus les côtes s’éloignent du ster-num , plus elles font étroites, rondes &serrées ; mais elles s’applanissent & de-viennent plus larges à mesure qu’elles enapprochent. Leurs extrémités ont un bordsupérieur & inférieur , qui tous deux ontdes inégalités formées par Faction des mus-cles intercostaux qui y font insérés.

p Ç . Ces muscles étant tous à-peu-prês-d’egale force & également tendus dansles interstices des côtes , s’il arrive queles extrémités de ces os soient rompues-par une fracture, ils empêchent qu’ils nese déplacent au point d’interrompre lemouvement des organes vitaux.

4^. La substance des côtes est fpon--gieuse, cellulaire , & couverte seulement'