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Tome neuvième.
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en dehors d’une sitbstauce mince & enlame , qui est plus épaisse & plus forteprès des vertèbres qu’à i’extrêmité anté-rieure.

5 ç> . Les vraies côtes enferment le cœur& les poumons , & font par conséquentpropres à être les vrais gardiens de lavie. Les faustès côtes ont la substance deleur cartilage plus molle par le défaut depression, & les cartilages de ces faussescôtes font plus courts à mesure qu’on des-cend. A toutes ces cinq côtes est attachéle bord circulaire du diaphragme. Enmettant un sujet mort sur le dos, onpeut juger qu’il y a une large cavité for-mée de chaque côté par le diaphragme endedans des faustès côtes , où font logésle foie , l’estomac , la rate , &c. qui tai-sant auísi partie des viscères naturels, ontfait donner le nom de faujses côtes ou degardes bâtardes à ces os.

6°. On peut comprendre par-là la jus—teste de la maxime d’Hippocrate , quiveut que» dans les simples fractures desfaustès côtes fans fievre , on tienne l’esto-mac modérément plein d’alimens, de peurque les côtes , qui fans cela ne seroient pointsoutenues , s’affaissant en dedans , la dou-leur & la toux n’augmentassent. Paré ,instruit par une longue expérience , con-firme la vérité de cette observation ; maisà présent on la néglige , ou pour mieuxdire , on l’a entièrement oubliée.

7°. La sage providence du Créateur apris foin d’empêcher notre destruction dumoment que nous sommes au monde. Lestêtes & les tubercules des côtes font dèsl’origine de vraies apophyses ossifiées avantla naissance : c’est ce qui fait que le poidsconíidérable de la côte est soutenu ; quele têtement, la déglutition & la respira-tion , actions nécessaires dés qu’on est né,se font sans qu’il y ait risque que lesparties des os qui font prestêes par cesmouvemens, se séparent ; au lieu que si lespracejsus des côtes avoient été épiphyses àleur naissance, les enfants étoient exposés àun danger évident de mourir par cette sépa-ration , dont les conséquences immédiatesauroient été la compression du commence-ment de la moelle épiniere, ou l’impos-fìhilité de prendre des aiimens Lc de respi-

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rer. C’est une très-bonne remarque deM. Monro.

8 P . Les jeux de la nature fur le nom-bre des côtes nous fournissent le sujetd’une huitième observation ; & il y along-temps qu’on a remarqué de la va-riété dans ce nombre.

On fait qu’ordinairement nous avonsdouze côtes de chaque côté ; s’il se ren-contre par hasard douze ou treize vertè-bres au dos , il se trouve aussi dans cecas douze ou treize côtes ; mais quelque-fois on en trouve onze d’un côté & douzede l’autrç. On a nommé ces gens-là. desadamites. Colombus, dans son I. lis. dere anatomicâ , astùre qu’il ne lui est arrivéqu’une seule fois de ne trouver qu’onzecôtes ; ensuite dans son XJS. livre , ilreconnoît en avoir trouvé 22 , 25, & 26.Bartholin sait mention d’un cadavre quiavoir onze côtes d’un côté & douze del’autre. Diemerbroek, en 1642, ne trouvadans le cadavre d’un soldat françois quevingt-deux côtes. Riolan dit avoir ren-contré treize côtes d’un côté , & autantde l’autre , en montrant le squelette d’unefemme qui fut pendue étant grostè, mal-gré ce qu’elle put dire pour persuaderqu’elle l’étoit. Falloppe & Piccelomir.iont vu chacun dans deux fiqets vingt-fixcôtes. Bohnius en a trouvé le même nom-bre, mais une feule ibis. Dans le catalo-gue des pieces que M. Ruisch avoir ra-massé de toutes parts, il n’est parlé qued’un seul sujet qui eût vingt-fix côtes.Dans le neuvieme volume des acía méd.Berolin. il est rapporté qu’en 1620 le corpsmort d’un vieillard offrit treize côtes dechaque côté ; mais la treizième ne fer-moir qu’un bout de côte entiere. Dansle huitième volume des mémoires d’É-dimbcurg, il y a une observation de treizecôtes de chaque côté , savoir huit vraies& cinq faustès. Ces faits suffisent pourjustifier que ce n’est point une chose étran-ge que le manque pu 1 excès du nombrede côtes au delà de l’ordinaire.

On conçoit fans peine comment unhomme peut n’avoir que 22 ou 23 côtes ;parce que les unes font confondues ensem-bles postérieurement ou antérieurement,&c que le nombre des côtes peut être ou

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