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paraître diminué. De plus, il ne seroitpas étonnant qu’une ou plusieurs côtesmanquassent à se développer ; mais onne conçoit pas aussi facilement commentquelques sujets peuvent avoir une ou deuxcôtes de plus que n’en a le reste des hom-mes : peut-être cela ne dépend-t-il que dece que l’oísifìcation des apophyses trans-verses de la septieme vertebre du cou sefait d’une façon différente de celle quiarrive aux apophyses transverses dés autresvertèbres de cette partie. Alors les côtessurnuméraires doivent toujours appartenirà la derniere vertebre du cou ; les ana-tomistes qui ont parlé des côtes surnumé-raires , on omis de dire où elles fontplacées ; cependant il pourroit être qu’ontrouvât les côtes surnuméraires placées au-deíseus des autres cotes. Ne nous flattonspas d’expliquer toutes les voies de la na-ture dans ses opérations, puisque nous nepouvons pas la prendre ici fur Le fait. IIparaît seulement, si l’on y veut faireattention, que les côtes qui excedentle nombre de 24, ne sont pas la fuite d’undéveloppement particulier , & qu’ellesn’existent pas comme les autres dans legerme.
<p°. Mais que le nombre de ces oscourbés excede ou manque , notre ma-chine n’en souffre aucun dommage. Engénéral les côtes ne sont guere exposéesqu’à des fractures ; & c’est même un casrare. Ces fractures qui demandent uneréduction faite artistement , arrivent endedans ou en dehors par des causes con-tondantes ; les signes prognostics se tirentde l’espece de la fracture, & des accidensqui raccompagnent ; la fêlure des côtesn’est qu’un vain nom ; leur enfonçure pré-tendue fans fracture n’est qu’une pureillusion , que les bailleuls ou renoueursont répandu dans le public comme desaccidens communs, qu’eux seuls saventrétablir par leur expérience , leur ma-nuel particulier , & leurs appareils ap-propriés. Misérables charlatans qui trou-vent toujours des dupes par leur effron-terie dans des cas de peu d’importance ;& dans des cas graves, par leurs vaines&c séduisantes promesses de guérison!ío°. Je finis par indiquer les bonnesTome IX.
COT éof
sources où le lecteur peut puiser les plusgrandes lumières fur cette partie du corpshumain.
Nous devons entièrement à Vesalel’exacte connoiífance de la structure & dela connexion des côtes. II est admirablesur ce sujet.
II faut consulter sur la méchanique &sur l’usage de: côtes , Aquapendente ,Borelli, Bellini, & M. WinsloW dansses mémoires de l’acad. année 1/2.0.
Sur leur configuration , leurs attaches,& leur effet dans la respiration, M. Senac ,mém. de Vacad. année 172.4.
Sur leur nombre moindre ou plusgrand , M. Hunaud , mém. de Vacad.année 1740.
Sur leur fracture interne, M. Petit &M. Gòulard , mém. de Vacad. annéeI 74 °*
À tous ces auteurs , il faut joindreM. Monro , dans son excellente anatomiedes os , imprimée à Edimbourg, en An-glois, in-ix. Article de M. le ChevalierDE Jaucourt.
COTES, ( Maréch. ) Les côtes du che-val doivent être amples de tour ; & ledemi-cercle osseux qu’elles forment dechaque côté , doit commencer à lepinedu dos, parce qu’alors elles embrasserontmieux les parties & les viscères qu’ellescontiennent, (-j-)
CÔTES serrées , ( Maréch. ) se dit lors-que les côtes ne sont pas de la mêmehauteur ou égales aux os des hanches ,à quelque chose près, & qu’elles ont laforme plate & avalée. Les chevaux ainsiconformés, se nomment chevaux plats ;ils n’ont jamais beaucoup d’haleine. Sid’ailleurs ces chevaux sont grands man-geurs , leur flanc s’avale ordinairement,& ils prennent un ventre de vache.
Les côtes peuvent être rompues par di-vers accidens externes, soit en dedans,soit en dehors. La fracture en dedans estcelle dans laquelle le bout de la côtecassée incline en dedans, du côté de lamembrane interne de la poitrine : la frac-ture en dehors a le bout rompu du côtédes muscles extérieurs. La premiereest plusdangereuse que la seconde. (—J—)
CÔTES, en Architecture ; ce sont sesH h h h