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Tome neuvième.
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cou

ati lieu de sept ; & l’on prétend qu’ilsfont plus sujets que les autres hommesâ l’apoplexie. Cela vient, dit - on , dece qu’à proportion que le cou diminue enlongueur, la caille de la poitrine aug-mente , & par conséquent la malle despoumons. Or quand la malle des poumonsest trop considérable, il s’y peut formerplus aisément des engorgemens , qui in-terrompent la circulation dans la tête &dans les autres parties, puisque le sangqui vient au cœur ne peut plus palierdans les poumons : d’ailleurs, lorsque lecou est trop court, le moindre mouve-ment est fort considérable dans chaquevertebre ; ainíi les artères vertébralesfont plus aisément comprimées. Cependantces raisons ne font peut-être pas fort so-lides ; car il n’est pas assez fur que ceuxqui ont le cou court soient plus sujets àl’apoplexie que les autres hommes, oudu moins ce fait auroit encore besoind’être mieux constaté.

8 °. Plutarque prétend que le cou grosest une marque d’orgueil ; ce qui pris àla lettre est faux : mais il arrive que dansles accès de cette passion , le sang s’arrê-tant dans les vaisseaux du cou par la res-piration devenue moins libre , rougit ,groffit, tuméfie cette partie. Et c’est auíïïlà le sens qu’il faut donner au passage deJob dans lequel il caractérise le superbe ,c/z. xv. v. 26. en disant ; Superbus ar-mante pingui cervice , c’est-à-dire, tume-faclâ cervice. Art. de M. le ChevalierDE JAUCOURT.

Cou DE CHAMEAU , ( fard. ) est uneespece de Narcisse. Voye^ NARCISSE.

Cou du CHEVAL , ( Manege. ) voyezEncolure. Cheval qui a le cou roide ,voyei Roide. Plier le cou à un cheval,voye\ Plier. Mettre la bride fur lecou, c’est laisser aller un cheval à fafantaisie. ( V)

* COUARD , s. m. ( Ecori. rufl. ) estî’extrêmité faite en anse , par laquelle onapplique le manche à la faux à faucher ;on serre le couard sur le manche avecdes coins & une virole. Le bout du couarda un talon recourbé en crochure , pourempêcher la virole de descendre trop bas ;& la faux de s’échapperde dessus le manche,Tome IX.

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quand on s’en sert, le crochet du talonembrassant la partie de la virole à laquelleil correspond.

Couard , adj. pris subst, en termesde Blason , se dit d’un lion qui portesa queue retroussée en destòus entre lesjambes. (V)

COUBAIS , f. m. ( Marine. ) c’est urtbâtiment du Japon , qui ne sert qu’à na-viguer dans les eaux internes. On y metenviron quarante rameurs, qui le fontavancer avec une très-grande vîteííe. Ilsfont pour l’ordinaire fort ornés & fortagréables à la vue. II y a une chambreà l’avant qui s’éleve au deíïus du bâti-ment , & qui forme comme un petit gail-lard. ( Z )

COUCHANT, adj. pris subst. {Aflro-nom. ) est la même chose que l 'ouest ouVoccident ; c’est l’endroit du ciel où leSoleil paroît fe coucher. Le mot d’oe-cident est proprement celui que les Astro-nomes emploient ; le mot à’ouejl , celuides marins ; & le mot de couchant est leplus usité dans le discours ordinaire.

Quoique le vrai point du coucitantchange tous les jours selon la situation duSoleil , cependant on a pris pour pointfixe du couchant, celui où le Soleil fecouche aux équinoxes, & qui partage pré-cisément en deux parties égales le demi-cercle qui est entre le midi & le nord.Lorsqu’on est tourné vers le midi, on ale couchant à fa droite. Le couchantd’hiver fe trouve entre le midi & le vraicouchant , & est d’autant plus éloigné duvrai couchant, que la déclinailon du So-leil & l’élévation du pôle font plus gran-des. Le couchant d’été est entre le nord& le vrai couchant, & d’autant plus éloi-gné auffi du vrai couchant, que la décli-naison du Soleil & l’élévation du pôlesont plus grandes. (O)

Couchant , adj. ( Ven. ) Chien cou-chant ? voye\ Varticle CHIEN.

CGUCHART, f. m. terme de Pape-terie , c’est le nom que l’on donne à unouvrier, qui reçoit les formes chargéesde pâte des mains de l’ouvrier fabricant,& qui couche le papier fur les feutres ,en reversant la forme & appuyant des-sus. Toutes les feuilles font couchées-Lili