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Tome neuvième.
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alternativement avec les feutres , fur unegrosse planche qui a deux poignées, quifervent à lever le tout pour le mettrefous la preste.

COUCHE ou COUCHETTE , f. f.( Menuiserie. ) fe dit du bois de lit avectoutes ses pieces, & disposé à recevoirles matelas.

Couche des Nerfs optiques, enAnatomie , font deux éminences ovales,íìtuées dans la partie moyenne & posté-rieure des ventricules latéraux du cerveau.Voye\ Cerveau.

Elles font ainsi appellées, parce que lesnerfs optiques en viennent. V. OPTIQUES.(Z)

Couche , ( Mei. ) se dit de Tétât dela femme & du temps qui fuit immédiate-ment Taccouchement. Ses couches ont étélongues ; ses couches ont été fâcheuses.Voye\ Accouchement.

Couche, en Architecture, estime especed’enduit de chaux & de ciment, d’environun demi-pouce d’épaisseur, cju’on raye &picote à sec avec le tranchant de la truelle,& sur lequel on repasse successivementSusqu’à cinq ou six autres enduits de lamême matière , pour faire le corroi d’uncanal , d’un aqueduc, &c. (P)

Couche , ( Arquebusier. ) la partiemenue de la crostè d’un bois de fuíil, àT extrémité de laquelle d’un côté est lacrosse , St de Tautre T entaille qui reçoitla queue de la culastê.

COUCHE , en Peinture , est un enduitde couleur qu’on met fur des treillages ,trains de carrosses, auvents, &c. lur desplanches , fur des murailles , des toiles ,avant de peindre dessus. On appelle cettefaçon d’enduire , imprimer. Cette toile ,dit-on , n’a eu qu une couche de couleur,deux, trois couches , tS’c. On dit bien ,en Peinture , coucher la couleur ; avantde fondre les couleurs, il faut qu’eliessoient couchées ; mais on ne dit pas, cetableau a eu trois couches de couleurs ,pour exprimer qu’il a été repeint deuxfois fur Tébauche. Diclionn. de Peint.

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COUCHE , en termes de Boulanger , cefont des toiles ou des bannes étendues furune table , ou toute autre chose semblable,

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sur lesquelles on met le pain pour le fairelever.

Couche : les Brasseurs désignent parce terme la dispostion du grain dans legermoir , en un tas quarté St d’une épais-seur convenable à pouvoir germer.

COUCHE, en termes de Charpentier yce sont des pieces de bois que Ton metpar terre , St fur lesquelles portent lesétais des solives d’un plancher qui a besoind’être étayé.

Couche , ( lard. ) est une élévationde hciere ou grand fumier de cheval,de quatre piés de haut, large d’autant,St d’une longueur à volonté : on rangeproprement ce íumier , on le tripe bien,& on le couvre au moins d’un demi-piéde terreau , pour y élever les graines &les plantes délicates. 11 tau t taire les cou-ches en Janvier , St les exposer autantqu’il est poííìble au Soleil de midi.

On distingue de trois sortes de couches ,la chaude , la tiede , Sc la sourde.

La couche chaude est celle qui vientd’être construite , & qui conserve toutesa chaleur dont on laiíle évaporer unepartie en iaisiànt passer huit jours fans ysemer. Le doigt enfoncé dans la couche ,fait juger de fa chaleur ; Sc les lix à septpouces de terreau dont on la couvre , fontpour garantir de la vapeur du íumier lesjeunes plantes qu’on y terne.

La couche tiede est celle qui ayantperdu un peu trop de chaleur , demande àêtre réchauffée ; ce qui te fait en répan-dant dans les sentiers du pourtour du grandfumier de cheval ou de mulet.

La couche sourde est enterrée jusqu’áfleur de terre, mais elle n’a jamais tantde chaleur que les autres : on s’en sert àélever des champignons , Sc à réchaufferdes arbres plantés en caisse.

On expose peu-à-peu à l’air les jeunesplantes qui font semées sur la couche ,en élevant les cloches fur des fourchettesde bois , qui laissent un paííâge à Tair :c’est par cp moyen qu’on accoutume lesjeunes plantes à supporter le grand air.

Les semences qu’on y répand doiventêtre un peu à claire-voie , fans cela lesplants s’étoufferoient Tun Tautre. On ale foin de les éclaircir, en arrachant les