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Couler en plomb , ( Archi t. ) c’estremplir de plomb les joints des dales depierre & les marches des perrons exposéesá Pair , ou sceller avec du plomb les cram-pons de fer ou de bronze : précaution qu’ondoit prendre dans les bâtimens d’impor-tance , ainsi qu’on l’a observé aux Invali-des , au Val-de-Gra:e , &c. (P)
COULER , en termes de tíoutonnier ,c’est Faction d’entortiller un brin de foieou d’or, fur plusieurs autres enfilés dansla même aiguille , en faisant tourner lebouton comme une pirouette, au moyend’un fil un peu gros attaché au pie' du bou-ton ; ce qui se fait en rostant un boutonfaçonné. Voye ^ ROSTER.
COULER , v. n. terme de Chandelier ;il se dit d’une chandelle dont le suif fon-dant trop vîte , se répand sur sa surface.
COULER, en termes d'Epinglier , se ditproprement du second tirage qu’ils don-nent au laiton , en le faisant passer pardes trous de filière, comme on fait l’or& l’argent que la premiere main n’a faitque dégrossir.
COULER , terme de Fondeur : on ditcouler une piece de canon , quand le métalen est fondu , & qu’on lui permet d’entrerdans le moule. Voye\ Fonderie.
Couler , se dit particulièrement duverjus, du chasselas, & de la vigne , lors-que le suc contenu dans le trait s’en échappepar quelque accident de la saison, qui nuittoujours à l’abondance.
Couler le bouton , ( Man.) voye\Bouton. Le maître d’académie dit quel-quefois à l’écolier , quand il galoppe au-tour du manege , coule\ , coule\ ; ce quiveut dire , ne retene\ pas tant votre che-val y & alle\ un peu plus vite. Un chevalqui coule au galop , est celui qui va au galopuni , ou qui avance. Voye\ Galop.
COULLRESSEj adj. f pris subst, entermes de hajmeur , est un grand bassindemi-circulaire, percé de trous d’un de-mi-pouce de diamètre , & garni de deuxmains de fer qui le soutiennent sur un bran-card exprès. II doit y en avoir deux, l’unà passer la terre , & l’autre le sucre. Voye?Terre & Passer.
COULETAGE, s. m. ( Jurispr. ) dansla coutume de Lille paroît être synonyme
COU 6;i
de courtage ; Varticle 66 de cette coutumedit que pour venditions , droit de coule-tage n’est dû. M. de Ragneau en son glos-saire , prétend que ce droit est la mêmechose que celui de tonlieu , de maille ,
& de vendition ; que c’est une collected’un denier ou obole qui se perçoit enquelques lieux fur toutes les marchandisesque l’on vend & achete, en forte quecouletage seroit dit par corruption de col-leclage ou collecle. Voye\ cl- après COU-LETIER ; Galland , du franc-aleu , pag.80 . derniere édition ; Cujas, ohserv. lib.XVI. cap. ocxiij. (A)
COULETIER ou COLLIER, f. m ;
( lurisprud .) à Lille signifie courtier. Voye%ci-devant COULETAGE. (A)
COULETTE , f. f. ( Ruhanier. ) c’estune petite broche de fer menue & courte,emmanchée le plus souvent dans un vieuxrochet qui ne pouvoit plus servir, oudans quelque autre manche. La coulettesert à mettre dans un rochet de foie oufil , que l’on veut survuider sur un autre.Ce rochet peut tourner sur la coulette àmesure qu’ií se déroule ; on la tient droitedans la main gauche , pendant que lamain droite fait tourner le rochet fur lequelon dévidé.
COULEUR, f. f. ( Physq. ) suivantles Physiciens est une propriété de la lu-mière , par laquelle elle produit, selon lesdifférentes configurations & vitesses de sesparticules, des vibrations dans le nerfoptique, qui étant propagées jusqu’au/V/i-sorium , affectent Pâme de différentes sen-sations. Voye\ Lumière.
La couleur peut être encore définie unesensation de Pâme excitée par faction de lalumière sur la retine , & différente sui-vant le degré de réfrangibilité de la lumière& la vitesse ou la grandeur de ses parties.Voyei Sensation.
On trouvera les propriétés de la lumièreà P article LUMIERE.
Le mot couleur , à propremen 1 " parler,peut être envisagé de quatre maniérés dif-férentes ; ou en tant qn’il désigne unedisposition & affection particulière de laum.ere , c’est-à-dhe , des corpuscules quila constituent ; ou en tant qu’il désigneune disposition particulière des corpsNann z