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physiques , à nous affecter de telle ou I qu’elle est une propriété de la lumière &te !l e espece de lumière ; on entant qu’il des corps qui la renvoient,désigne {'ébranlement produit dans l’or- 11 y a de grandes différences d’opinionsgane par tels ou tels corpuscules lumineux ; fur les couleurs entre les anciens & lesc u en tant enfin qu’il marque la senfa- modernes , & entre les différentes sectes-tion particulière qui est la fuite de cet des Philosophes d’aujourd’hui. Suivantébranlement. _ l’opinion d’Aristote, qui étoit celle qu’on
C est dans ce dernier sens que le mot suivoit autrefois , on regardoit la couleurcouleur se prend ordinairement ; & il est comme une qualité résidante dans les corpstrès-évident que le mot couleur pris en colorés , & indépendante de la lumière.^ ce sens, ne désigne aucune propriété du Foye\ QuautÉ.
corps, mais feulement une modification I Les Cartésiens n’ont point été satisfaitsde notre ame que la blancheur , par de cette définition ; ils ont dit que puis-exemple , la rougeur, ùc. n’existent que que le corps coloré n’étoit pas immédia-dans nous, & nullement dans les corps I tement appliqué à l’organe de la vue pourauxquels nous les rapportons néanmoins I produire la sensation de la. couleur, &qu’au-j ar une habitude prise dès notre enfance ; cun corps ne sauroit agir sur nos sens quec’est une chose très-sir.guliere & digne de par un contact immédiat ; il falloit donc{'attention des Métaphysiciens, que ce que les corps colorés ne contribuassent àpenchant que nous avons à rapporter à une la sensation de la couleur, que par lesubstance matérielle & divisible ce qui ap- I moyen de quelque milieu , lequel étant mispartient réellement à une substance spi- en mouvement par leur action, transmettoitrituelle & simple ; & rien n’est peut-être cette action jusqu’à {'organe de la vue.plus extraordinaire dans les opérations de Us ajoutent que puisque les corps n’af—notre ame, que de la voir transporter I fectent point l'organe de la vue dans l’obscu-hors d’eîle - même & étendre pour ainsi riré, il faut que le sentiment de la cou-dire ses sensations fur une substance à leur soit seulement occasionné par la lu-laquelle elles ne peuvent appartenir. Quoi miere qui met l’organe en mouvement :qu’il en soit , nous n’enviiagerons guere &c que les corps colorés ne doivent êtredans cet article le mot couleur , en tant I considérés que comme des corps qui refié-r;u’i! désigne une sensation de notre ame. chiffon t la lumière avec certaines modi-fout ce que nous pourrions dire fur cet fications : la différence des couleurs ve-article , dépend des loix de surdon de I nant de la différente texture des partiesI’ame & du corps , qui nous font incon- I des corps qui les rend propres à donnernues. Nous dirons feulement deux mots telle ou telle modification à la lumière,fur une question que plusieurs philosophes I Mais c’est sur-tout à M. Newton que nousont proposée , savoir si tous les hommes devons la vraie théorie des couleurs tvoient le même objet de la même couleur, celle qui est sondée fur des expériences11 y a apparence qu’oui ; cependant on ne sûres, & qui donne {'explication de tousdémontrera jamais que ce que j’appelle les phénomènes. Voici en quoi consisterouge , ne soit pas verd pour un autre. I cette théorie.
11 est au reste assez vraisemblable que le I L’expérience fait juger que les rayonsmême objet ne parojt pas à tous les hom- I de lumière font composés de particulesmes d’une couleur également vive, comme dont les masses font différentes entre elles ,il est assez vraisemblable que le même du moins quelques-unes de ces parties ,,objet ne paroît pas également grand à I comme on ne sauroit guere en douter ,tous les hommes. Cela vient de ce que ont beaucoup plus de vitesse que les au-nos organes, fans différer .beaucoup en- tres : car lorsque l’on reçoit dans unetre eux, ont néanmoins un certain de- J chambre obscure un rayon de lumière F Egré de différence dans leur force, leur I {Fl. d’Optiq. fig. $. ) fur une surfacesensibilité , Ùc. Mais en voilà assez fur réfringente A D , ce rayon ne se réfractecet article : renens # !» ççyleur eu tant j pas entièrement en L , mais il se divise