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Tome neuvième.
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& se répand pour ainsi dire en plusieursautres rayons, dont les uns font réfractésen Z , & les autres depuis Z jusqu’en G ;en sorte que les particules qui ont le moinsde vîteíle , sont celles que faction de lasurface réfringente détourne le plus faci-lement de leur chemin rectiligne pour allervers Z, & que les autres, à mesure quellesont plus de vitesse , se détournent moins,& patient plus près de G. Voye\ Réfran-gibilité.

De plus , les rayons de lumière qui dif-fèrent le plus en réfrangibilité les uns desautres, sont aussi ceux qui diffèrent leplus en couleur ; c’est une vérité reconnuepar une infinité d’expériences. Les parti-cules les plus réfractées, par exemple, sontcelles qui forment les rayons violets, Stcela, selon toute apparence , à cause queces particules ayant le moins de viteíle ,sont auíîi celles qui ébranlent le moins larétine, y excitent les moindres vibrations,& nous affectent par conséquent de la sen-sation de couleur la moins forte St la moinsvive , telle qu’est le violet. Au contraireles particules qui se réfractent le moins,constituent les rayons de la couleur rouge ;parce que ces particules ayant le plus devitesse , frappent la rétine avec le plus deforce , excitent les vibrations le plus sen-sibles , St nous assectent de la sensation decouleur la plus vive , telle qu’est la cou-leur rouge. Voye\ RoUGE.

Les autres particules étant séparées deìa même maniéré , & agistànt suivant leursvitesses respectives, produiront par lesdifférentes vibrations qu’elles exciterontles distérentes sensations des couleurs in-termédiaires , ainsi que les particules del’air excitent suivant leurs différentes vi-brations respectives les différentes sensa-tions des sons. Voye\ Vibration. '

II faut ajouter à cela que non-seule-ment les couleurs les plus distinctes lesunes des autres, telles que le rouge , lejaune , le bleu , doivent leur origine à ladifférente réfrangibilité des rayons ; maisqu’il en est de même des différents dégrés& nuances de la même couleur , telles quecelles qui font entre le jaune & le veto,entre le rouge & le jaune , &c.

De plus, les couleurs des rayons ainsi

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séparés ne peuvent pas être regardéescomme de simples modifications acciden-telles de ces rayons, mais comme despropriétés qui leur font nécestàirementattachées , & qui consistent , suivanttoutes les apparences, dans la vitesse &la grandeur de leurs parties ; elles doiventdonc être immuables & inséparables deces rayons, c’est-à-dire , que ces couleursne sauroient s’alcérer par aucune réfractionou réflexion.

Or c’est ce que l’expérience confirmed'u n c maniéré sensible ; car quelque effortqu’on ait fait pour séparer par de nouvel-les réfractions un rayon coloré quelconquedonné par le prisme, on n’a pas pu y réussir.11 est vrai qu’on fait quelquefois des dé-compositions apparentes de couleurs , maisce n’eíl que des couleurs qu’on a forméesen réunifiant des rayons de différentescouleurs j & il n’est pas étonnant alorsque la réfraction faste retrouver les rayonsqu’on avoit employés pour former cettecouleur.

De là il s’ensuit que toutes les trans-mutations de couleurs qu’on produit parle mélange de couleurs de différentes ef-peces, ne font pas réelles, mais de sim-ples apparences , ou des erreurs de la vue,puisque aussi-tôt qu’on sépare les rayonsde ces couleurs , on a les mêmes couleursqu’auparavant : c’est ainsi que des poudresbleues & des poudres jaunes étant mêlées,paraissent â la vue simple former du verd ;& que fans leur donner aucune altéra-tion , on distingue facilement, à l’aided'un miferoseope, les parties bleues d’avecles jaunes.

On peut donc dire qu’il y a deux sortesde couleurs; les unes primitives } origi-naires &: simples , produites par la lu-mière homogène , ou par les rayons quiont le même dégré de réfrangibilité , &qui font composés de parties de mêmevitesse ^ & masse , telles que le rouge ,, so jaune , le verd , le bleu ,1 indigo , le violet , & leurs n fiances ;les autres secondaires ou hétérogènes , com-posées des premieres , ou du mélange desrayons de différente réfrangibilité.

On peut produire par la voie de Jacomposition, des couleurs secondaires,