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Tome neuvième.
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cou

La couleur pâle est le signe dé la sup-pression des réglés, de la chlorose, & deia cacochymie même dans les deux sexes.

La couleur rouge jointe à la chaleur , àla séchereste & à la rigidité de la peau ,eÉ un signe de délire , de transport dansles maladies ardentes , &c. Voye{ Peau.Charniers.

La considération de la couleur des uri-nes ne doit jamais être négligée par lemédecin , fur - tout dans les maladiesaiguës, lorsqu’il veut établir exactementson diagnostic. Voye\ URINE.

La couleur des yeux , celle de la lan-gue , celle des orgies même , fournissentquelquefois des signes très-décisifs. Voye\íEil, Langue , Ongle.

Couleur favorite , ( Jeu. ) Aumédiateur est une couleur qu’on tire auhasard dans le jeu entier , pour lui atta-cher certains privilèges, comme d’avoirla préférence à jouer à cette couleur ,quoiqu’on ne demande, si l’on ne joue ,ni médiateur, ni fans prendre , qu’aprèsun autre ; & quoiqu’on ne joue l’un de cesdeux jeux qu’après qu’on les auroit voulujouer en couleur simple. C’est la premieretirée qui est couleur favorite , fans qu’il yait aucun choix pour cela. Par exemple , sion a tiré un cœur, le cœur fera couleurfavorite pendant toute la reprise , & ainsides trois autres couleurs , si on amenoitune d’elles.

COULEVRINE & DEMI-COULE-VRINE , f. f. ( Art milit. ) est une pieced’Artillerie d’environ io piés 6 pouces.On appelloit autrefois cette forte de piecedemi-canon de France. Elle porte ordi-nairement 16 livres de baHes, & elle pefeenviron 4200 livres.

II y a des coulevrines plus longues , en-tre autres celle qui est appellée coulevrinede Nancy , parce qu’elle a été fondue danscette ville , qui a près de 22 piés de lon-gueur , & qui chasse un boulet de 18 livres.

On a prétendu que cette piece avoitplus de portée que les autres moins fongues;mais M. Belidor rapporte dans son cours deMathématique, que l’expérience a fait voirqu’on fe trompoit à cet égard , puifqu’aucontraire fa portée est plus petite. (O)COULEUVRE, s. f. coluber , (fíisi.

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nat. \oolog. ) On a donné ce nom à plu-sieurs especes de serpens qui fe trouventen différents pays. Quelques auteurs enont même fait une dénomination géné-rale & synonyme à celle de serpens,ferpula , anguis , &c. Nous appelionscommunément du nom de couleuvre , la plusgrande espece de nos serpens, c’est pour ainsidire, notre serpent domestique. II y a uneautre espece qui porte le nom de couleuvred collier. Voyez la description de l’un &de Vautre au mot SERPENT. ( I )

* Couleuvre , ( Myth. ) reptileconsacré à Esculape qui s’étoit caché plu-sieurs fois fous cette forme , & adoré àRome & dans Epidaure , où on lui élevades temples.

Couleuvre, (Bois de) f. m. Botaniq.exot. Le bois de couleuvre , ou le boiscouleuvre , en latin lignum colubrinumdes boutiques , est un bois des Indes orien-tales, ou plutôt une racine ligneuse, dure,compacte , pesante, de la grosseur du bras ,d’un goût acre & amer, fans aucuneodeur. Cette racine est couverte d’uneécorce de couleur de fer , parsemée detaches cendrées ; on nous supporte des îlesde Soloo & de Timoo : il est bon de laconnoître.

Commelin assure que la noix vomique& le bois de couleuvre prennent naistàncedu même arbre ; mais Herman prétendau contraire que cette noix tire son origined’une toute autre plante. Lequel faut-ilcroire ? Peut-être qu’ils disent vrai tousles deux , & qu’on nous apporte diversesespeces de noix vomiques plus ou moinsgrosses, qui viennent d’arbres différents.

Quelques louanges que certains auteursayent donné à ce bois contre la morsuredes serpens, les vers & la fievre quarte,le docteur Antoine de Heyde a décou-vert par ses observations , qu’il avoit unevertu somnifère, affectant les nerfs , cau-sant le tremblement & la stupeur : qua-lités très - vénéneuses dans un végétal , quidoivent en faire rejetter l’usage. En vainrépondroit-on qu’il ne faut s’en servir quelorsqu’il est vieux ; le meilleur est dene s’en point servir du tout , & de le ban-nir de la Pharmacie , comme un remededangereux , parce que le plus grand bienRrrr 2.