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Tome neuvième.
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qu’on en puisse attendre , c’est que parle hasard de sa vétusté il ne produiseaucun mauvais effet : la. pratique, de laMédecine court assez d’autres hasardstans celui-là. Par M. le Chevalier DEJaucourt.

Couleuvre, machine singulière dontles Caraïbes se servent pour exprimer &séparer le suc du magnoc. C’est une especede panier à-peu-près de la forme d’unechausse ou gros boyau, long de cinq à sixpies fur trois pouces & plus de diamètre ;il est tissu de façon qu’il prête & s’élargità proportion de la quantité de substancequ’on y met, sans pour cela que les aiguil-lettes d’écorce dont il est construit, s’é-cartent les unes des autres ' y il ne peutcependant s’étendre en largeur , qu’il nediminue considérablement en longueur.A la partie supérieure , qui est toujoursouverte , est une espece d’anse. très-forte ,servant à le suspendre à quelque chose desolide au haut de la case ; l’extrêmitéinférieure est fermée , se terminant enpointe , au bout de laquelle est une forteboucle de la même matière que tout lereste de cette sorte de panier. Voye\

Magnoc.

Usage de la couleuvre. On la remplitde rapure de magnoc , qu’un Sauvage pres-se & refoule de sa main autant qu’il lepeut. On conçoit par ce qui a été dit, quedans cette action du. Sauvage la couleuvredoit s’élargir , & par conséquent diminuerde longueur., Lorsqu’elle est totalementremplie ,1e Sauvage la suspend par Panseau milieu de. la case : cela fait , il met unbâton dans la boucle inférieure ; & lepasiant entre ses jambes par dessous sesfesses , il s’abandonne dessus ,. pour faireporter à la couleuvre tout le poids de soncorps , de façon qu’elle est contrainte des’alonger en diminuant de diamètre ; & larapure de magnoc qu’elle contient, se trou-ve pour lors tellement resserrée & compri-mée , que le suc s’en échappe & tombeà terre. Lorsque le Sauvage s’apperçoitqu’il ne découle plus rien , il décrochek couleuvre , & en retire la rapure qu’ilfait. cuire fur une platine , pour en for-mer la cassave dont il se nourrit.

La tradition n’a point transmis chez

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les Caraïbes lq nom de Pinventeur de lacouleuvre ; cela n’a rien o’étonnaut, puis-que nous ignorons aujourd’hui Pauteurde ces utiles machines qui préparent legrain dont nous faisons l’eísentiel de notresubsistance. Art. de M. LE ROMAIN.

COULEUVRÉE , s. f. bruyonia ,( Hist. nat. bot. ) genre de plante àfleur monopétale , faite en forme de clo-che ouverte & découpée ; le calice l’en-veloppe ordinairement de façon qu’on nepeut pas l’en séparer. II y a des fleursstériles qui n’ont point d’embryon , & desfleurs fécondes portées par un embryonqui devient dans la fuite une baye rondeou ovoïde , dans laquelle il y a des se-mences arrondies- Ajoutez au caractèrede ce genre , qu’il y a des vrilles par les-quelles la couleuvrée s’attache comme avecdes mains. Tournefort , inji. rei herb.-Voye\ Plante. (/)

COULIERES , terme de Riviere ,*pieces de bois placées fur un train , &servant à tenir sa branche en état.

COULIS , s. m. en Bâtiment, est du plâ-tre gâché clair , pour remplir les jointsdes pierres, & pour les ficher. (P)

Coulis , ( Cuisine ) est une espece depurée ou jus tiré par expression à traversun vaisseau percé de trous , ou quelquelinge , qu’on répand ou fur la soupe ,ou sur un ragoût, ou sur une piece derôtie., &c. II y a des coulis gras & mai-gres , des coulis de légumes, ùc.

* COULISSE , f. f. ( Arc méch. &Gramm. ) c’est en général une rainure ouprofondeur étroite, pratiquée longitudinalîement dans un corps, pour contenir,aider ,.& diriger le mouvement d’un au-tre dont une partie saillante se placedans cette, profondeur.

COULISSE { mouvementde) , Anatomie. Comme il y a dans les Arts centchoses qu’on nomme. coulisses , parce qu’é-tant appliquées l’une fur l’autre , ou l’unecontre l’autre , on peut les faire couler &tmouvoir , en les tirant ,, les alongeant,les haussant, les baissant, ainsi qu’on enpeut voir quelques exemples dans lesarticles suivants ; on appelle en Anato-mie dans notre langue le mouvement decoulis)"e , celui qui se fait lorsqu’un os glisté-