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Tome neuvième.
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tìe de sélectricité des antres ; ce qui estle cas des métaux & des autres corps élec-trisables par communication. Mais paííònsà une autre propriété des corps électri-ques par eux-mêmes, ou plus particuliè-rement du verre & de la porcelaine danslaquelle nous paroît consister tout lemystère du coup foudroyant.

Cette finguliere propriété du verre estque lorsqu’il est électrisé par communi-cation , ou méme par frottement, commenous savons découvert, pendant que la sur-face opposée à celle qu’on électrise de l’uneou sautre de ces maniérés, est en contactavec du métal ou toute autre substanceélectri.fable par communication , il ac-quiert la faculté de donner du fluide élec-trique par la surface qui est électrisée, &en donne effectivement fl rien ne sen em-pêche , & d’en pomper ou d’eti tirer parson opposée en contact avec le corps mé-tallique ; & ce qu’il fait effectivement s’ilen peut donner par la premiere surface.Eclaircissons ceci par un exemple. Suppo-sons un carreau de verre bien net & biensec, suspendu horisontaîement sur des cor-dons de foie &c recouvert d’une feuillede plomb d’une figure semblable , maisplus petite dans toutes ses dimensionsd’un pouce ou un peu plus , de façon qu’illa déborde en tout sens ; supposons encorece carreau électrisé par communication aumoyen de sélectricité que reçoit la feuilledu conducteur ; imaginons de plus qu’unepersonne touche sa surface inférieure duplat de la main , sans cependant en toucherles bords: fl après savoir électrisé de cettemaniéré pendant un certain temps , onote a la feuille de plomb fa communica-tion avec le conducteur ; on verra que cettefeuille qui auparavant recevoit sélectricité,en fournira, <k que la surface inférieure quien fournils bit, comme nous le dirons dansun moment , en recevra. Pour bien s’astù-rer de s existence de ce fait, présenter àla feuille de plomb une pointe de fer ,vous verrez à son extrémité une espece depetit point de lumière ; faites-en de mêmfeà la surface inférieure du carreau , au lieude ce point vous verrez à la pointe uneaigrette , ou fi vous ne la voyez pas, vousferez toujours en état de 1 exciter en ti-

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rant des étincelles de la feuille de plomb.Or , comme on le verra à Y art. ÉLECTRI-CITÉ , & comme nous savons montré dansle mémoire déja cité , le point de lumièreindique toujours feutrée du fluide électri-que dans le corps, & l’aigrette fa sortie ;ce qui montre que dans le premier cas il y aun fluide électrique qui fort de la feuillede plomb &: entre dans la pointe de fer , &que dans le second il y en a un qui sort decette pointe pour entrer dans la surfaceinférieure du verre.

Dans les circonstances que nous avonsdites être nécessaires à observer pour quele verre acquît la propriété dont il estici question, nous avons spécifié particu-lièrement qu’il falloir tenir le plat de lamain contre la surface opposée à cellequi recevoit sélectricité. Or quoique toutverre électrisé par une de ses surfaces,soit par frottement , soit par communi-cation , donne toujours un peu d’électri-cité par sautre , comme on peut s’enconvaincre en présentant à cette dernieresurface la pointe de fer ( car on y verrale petit point de lumière, qui est, commenous venons de le dire , la preuve qu’ilfort un fluide électrique du corps auquelvous la présentez ) il paroît cependant parun grand nombre d’expériences, que parle moyen dont nous avons parlé on obligeune plus grande quantité de fluide élec-trique à sortir de cette surface non élec-trisée. Ainfi , par exemple , fi vous élec-trisez par communication un tube deverre plein de limaille de fer ou desable , il paraîtra peu d’électricité au de-hors , pendant qu’elle passera toute andedans. De même fi vous vuidez ce tubed’air , ce qui, comme on le verra à Y ar-ticle Électricité , revient à la mêmechose que de l’emplir de limaille , vousverrez encore dans l’obícurité sélectricitépastèr au dedans , & y faire plusieurs jetsd’un feu pâle & rare , &c. enfin on obser-vera toujours qu’il fort beaucoup plus defluide électrique de la surface opposée àcelle qu’on électrise , lorsque la premiereest en contact avec quelque corps élec—tnfable par communication , que dans toutautre cas.

On a vu par ce qui a été dit plus haut ,