694 COU
comment , lorsque le carreau de verre aété fortement électrifé , sa surface quia reçu Pélectricité en fournit, & com-ment son opposée en pompe des corps en-vironnant qui en peuvent donner. Maisnous avons dit que dès quele verre est élec-trisé par une de ses surfaces , pendant quel’autre est en contact avec un corps élec-trifable par communication , il acquiertune tendance à produire cet effet , s’iln’en est pas empêché ; c’est ce qui demandeà être expliqué un peu plus au long. Quantau fait, voici ce qui arrive , & que l’onobservera constamment dèsqu’on commen-cera à électriser le carreau de verre.Par exemple , tout étant de même quenous Pavons supposé plus haut, on verra,si l'on retire pour un moment la main dedesiòus la surface inférieure ; on verra ,dis-je , en y présentant la pointe de fer,le point de lumière à cette pointe ; preu-ve , comme nous Pavons dit, que le flui-de fort de cette surface. Mais à mesureque le carreau de verre deviendra plusélectrique , ce point ira toujours en s’af-foibliíïant , comme on pourra s’en apper-cevoir en retirant la main de temps entemps, & présentant la pointe. Enfin lorsquece verre aura acquis le plus grand degréd’électricité que la vertu électrique duglobe pourra lui communiquer , si l’onprésente de nouveau cette pointe à la sur-face inférieure , le point de lumière paroî-tra comme insensible, ou s’évanouira tel-lement que pour peu que Pélectricité duconducteur vienne à diminuer en en tirantdes étincelles , ou par quelqu’autre cause,ce point se changera auíli-tèt en aigret-te , qui est la marque d’un fluide élec-trique sortant de cette pointe , &'tendantà entrer dans le corps auquel vous la présen-tez. Cependant la tendance de ce carreau àfournir de Pélectricité, n’apas moins lieu pen-dant tout le temps de son électrisution : maiscomme c’est avec peu de force , elle nese manifeste que dans les cas où elle peutvéritablement entrer en action , commelorfqu’on diminue tout-d’un-coup par uneforte étincelle Pélectricité du conducteur.Car si dans le même moment ayant ré-tjré la main de fa surface inférieure , onprésente à cette sufface la pointe de fer,
C-O-U
on sn verra sortir une aigrette , au lieudu point de lumière que nous avons ditprécédemment qu’on y obfervoit. Voici àpeu-près comment nous concevons que cesdifférents effets ont lieu. Lorsque vouscommencez à électriser le carreau de ver-re , la force qu’il acquiert pour fournir dufluide électrique par sa surface électrisée,est inférieure de beaucoup à celle aveclaquelle le globe tend à en fournir par leconducteur: celle-ci Pemportantdonc , Pé-lectricité qu’il fournit doit pastér au traversdu verre, & en sortir, comme on a vu quecela arrivoit , à-peu-près comme deuxcourants d’air opposés qui se rencontre-roient dans un tuyau ; celui qui auroitle plus de vitesse repoufleroit I’autre , &Pobligeroit à lui livrer pafiàge.Mais commeà mesure que le carreau de verre est électri-sé , il acquiert plus de force pour pouf-fer du fluide par la surface électrisée,la force avec laquelle Pélectricité vientdu globe l’emporte de moins en moinsfur celle avec laquelle il tend à en don-ner ; de façon que !s fluide électriquequi paste à travers le carreau va toujoursen diminuant, jusqu’à ce qu’enfin la forceque le carreau a pour en fournir , étantégale à celle que la globe a pour lui encommuniquer , il n’en peut plus passer.Ces deux forces une fois parvenues àPégalité , dès que celle avec laquelle leconducteur agit s’aífoiblit, soit que FoÀdiminue l’électricité en cn tirant des étin-celles , ou que le globe en fournisse moins,la force avec laquelle le carreau tend àfournir du fluide électrique l’emporte ;& il en donne par la surface électrisée rpendant qu’il en pompe par l’autre , ainsi’que nous Pavons dit. Au reste il paroìtque toutes les substances électriques parelles-mémes, n’ont pas la propriété duverre dont nous venons de parler : on neconnoit encore que la porcelaine & le talcqu’on lui puisse substituer dans l’expériencedu coup foudroyant. M. Dutour de Riom ,correspondant de l'académie des Sciences ?
■ st le premier que je sache qui ait parlé decette propriété du talc.
Ayant mis fous les yeux du lecteur cesdifférentes propriétés des substances élec-triques & non électriques par elles-mé-