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observateur qui en étoit éloigne dedeux milles, qu# par le terrain , celan’empêcha pas, comme nous venons dele dire , Inexpérience de réuílir. Enfin lesexpériences du méme genre que fit en 1749M. Jallabert , font trop singulières pourque je ne les rapporte pas ici. M. l’abbéNolet en fait mention dans ses lettres ,page 2.02.. « J’avois établi ( c’eít M. Jalla-,, bert qui parle ) une machine électrique,, dans une galerie située fur le Rhône ,„ deux cents cinquante pies au dessous de» notre machine hydraulique : un matras„ dessiné aux expériences de la commo-,, tion, fut suspendu à une barre de fer„ électrisée immédiatement par un globet> de verre, & du culot de ce matraspendoit un fil de fer, qui plongeoir» dans le Rhône de la profondeur de„ quelques lignes : des fils de fer attachésm à la barre , & soutenus pàr des cordons,, de foie , venoient aboutir auprès de», quelques fontaines publiques. Le globe,> étant frotté , on tiroit de ces fils de,> fer , en approchant la main , des étin-„ celles qui causoient la sensation d’unet* légere piquure ; mais li quelqu’un çom-» muniquant d’une main à l’eau de quel-„ qu’une des fontaines , présentoir l’autreau fil de fer qui y aboutissoit, il éprou-„ voir une forte commotion , &c. » 11est à remarquer que les eaux qu’éleve cettemachine hydraulique , font portées dansun réservoir â plus de mille quatre centspiés de cette machine, élevé de 131piés fur le niveau du Rhône , & que de ceréservoir elles se distribuent dans les dif-férents quartiers de la ville.
Nous avons considéré dans tout cetarticle l’expérience du coup foudroyantd’après la plupart de ceux qui en ontécrit, fous un seul point de vue, c’est-à-dire , comme une expérience singulièrede l’électricité par laquelle on peut im-primer des secoustès violentes à nos corps ,secousses avec lesquelles on a déja tuéquelques petits oiseaux, & jusqu'à despoulets, si nous en croyons M. Franklin.Mais si nous l’avons fait, ce n’a été quepour nous conformer à l'usage reçu ; carperte maniéré de l’envisager est trop par-ticulière , la commotion violente qu’elle
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nous fait éprouver n’étant qu’un cas par-ticulier des effets qu’elle produit. En effet ,on voit que dans cette expérience le fluideou feu électrique étant- emporté rapide-ment du crochet de la bouteille vers sonventre , ce feu peut par-là produire beau-coup d’autres effets. C’eft ausli ce que nousa fait voir M, Franklin : cet habile physi-cien nous a montré qu’on pouvoit par sonmoyen percer des cartes, du papier , &c,enflammer de la poudre, & faire uneespecq de fusion froide des métaux. Voicicomment on s’y prend à-peu-près pourfaire ces expériences : ayez un grand car-reau de verre doré des deux côtés, avecdes marges d’un pouce ou plus , commenous l’avons dit, jusqu’où la dorure nes’étende pas : l’ayant posé horisontalemenr,on le fait communiquer par dessous avecle conducteur, en forte que ce soit sasurface inférieure qui reçoive l’électricité :ensuite on le charge bien , en mettantde temps en temps les mains fur la sur-face supérieure , pour faire communiquercette surface avec le plancher : commenous avons dit que cela étoit nécessairelorsque le carreau est bien chargé , sil’on veut percer des cartes, par exemple ,on les pose dessus, & prenant une especede C de fer dont les deux bouts font re-tournés en dehors & forment des especesd’anneaux , on le met d’un bout fur cescartes , & de l’autre on l’approche ; ontire une étincelle du conducteur , dansl’instant le fluide , par l’extrême vitesseavec laquelle il est emporté , les perce.Si l’on veut faire la fusion froide desmétaux , ayant deux lames de verre d’unecertaine épaisseur, de trois pouces de longou environ , & d’un de large ; placezentre ces lames au milieu d’un bout àl’autre, une feuille de métal quelconque,comme d’or, de cuivre , ùc. fort étroite,n’ayant guere qu’une ligne de largeur : cecifait, serrez-les fortement l’une contre l’au-tre avec du cordonnet de foie ; plus ellesseront serrées, mieux l’expérience réussira :posez-les ensuite au milieu du carreau deverre, & faites communiquer l’un desbouts de la feuille d’or ( qui pour ceteffet doit déborder par ses deux extrémi-tés ) avec la dorure du carreau , & l’autre