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Tome neuvième.
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préparées comme il a été exposé au motCENDRÉE * Schlutter veut qu’on pren-ne, pour les coupelles communes troisparties de cendres de bois & une partiede cendres d’os. Si on veut les faire meil-leures , dit-il , il íaut deux parties despremieres & une partie des autres ; onles mêle bien ensemble , en les humec-tant avec autant d’eau claire qu’il enfaut pour qu’elles puiíîent le peloter fanss’att.cher aux mains ; alors on en fait descoupelles de telle grandeur qu’on veut.11 faut pour cela prendre la partie infé-rieure du moule , la remplir de cendresque l’on presse avec la main ; on retran-che avec un couteau les cendres qui ex-cèdent le moule , puis on pose la partiesupérieure du moule sur son inférieure,& l’on frappe dellus d’abord à petitscoups , jufqu’à ce qu’on soit sûr qu’ellesse rencontrent exactement ensuite onfrappe trois coups forts avec le mari eauou maillet de bois , qui, selon quelques-uns , doit être du même poids que lesdeux moules ensemble. II faut que lemoule inférieur soit posé sur un gros bil-lot fort stable , & qui n’ait point de res-sort , sans quoi les coupelles seroient su-jettes à se refendre horisontalement. Cemoule inférieur qui reçoit les cendres senomme en Allemagne la nonne : le supé-rieur qui forme le creux arrondi de lacoupelle s’appelle le moine. Après qu’ona retiré ce moule supérieur , on met surla coupelle une couche très-mince de clai-re ( voye\' CLAIRE ) , en la saupoudrantà traversun petit tamis de foie ; on l’y étenduniment avec le petit doigt , ensuite ony replace le moine qu’on a bien esiùyé ,& l’on frappe deíïùs deux ou trois petitscoups : cela étant fait , on preste le fondde la coupelle qui est encore dans le moulefur un morceau de drap attaché exprèsfur le billot , où l’on travaille ce qui ladétache ; on la renverse sur la main gau-che pour la poser sur la planche ou surl’ardoise où elle doit sécher : on continueainsi jusqu’à ce qu’on en ait fait la quanti-té que l’on souhaite. II est bon de faireobserver qu’avant de les mettre sous lamoufle , il faut qu’elles ayent été léchées.exactement à 1 air.

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On fait aisément avec les cendres debois seules, ou avec les mélanges précé-dents , des coupelles aíï'c-z grandes pourpalier jusqu’à deux onces de plomb : maislì on les vouloir beaucoup plus grandes,il fàudroit avoir des cercles de fer de dif-férents diamètres , & de hauteur propor-tionnée à la" quantité de cendres dont ona besoin pour palier depuis trois oncesjusqu’à un marc de plomb. On les rem-plit exactement de cendres de bois feu-les , ou d’un mélange de parties égalesde ces cendres & ce chaux d’os exacte-ment mêlées Lc humectées , jusqu’à cequ’elles le pelotent en les pi estant fanss’attacher aux doigts : on pose le cerclede fer sur une pierre plate , unie , &cui soit tres-stabîe ; on frappe les cendresavec un moule en denii-fphere , st lecercle de fer n’aque trois ou q mitre pou-ces de diamètre ; mais s’il est plus grand ,on les bat verticalement avec un pilonde fer arrondi , jusqu’à ce qu’elles ayentacquis allez de fermeté pour que le doigtn’y faste aucune impression ; ensuite aveeun couteau Courbé on y forme un creuxen section de fphere , & on le perfection-ne avec une boule d’ivoire. On ne retirepoint les cendres de ce cercle de fer com-me des moules *de cuivre précédents :mais après qu’elles font exactement feches,on le met fous la moufle avec les cendresqu’il contient.

Quand on fait des coupelles de cendresde bois feules, il faut y joindre quelquechose de glutineux , fans quoi elles con-servent fort difficilement la forme que lemoule leur a donnée. Les uns y mêlentde Peau gommée , d’autres du blanc d’œufbattu dans beaucoup d’eau , d’autres unpeu de terre glaise ; mais ce qui m’a pa-ru réussir le mieux , c’est d’humecter lescendres avec de la biere , jusqu’à ce qu’enles pressant elles fe pelotent fans s’atta-cher aux doigts. D’autres y ajoutent unpeu de terre glaise purifiée par le lava-ge, Sc féchée. Quant à moi, après avoirestàyé tous les mélanges décrits par lesauteurs , je m’en fuis tenu à faire mescoupelles de cendres d’os de veau & d’osde mouton lavées & calcinées deux fois ,puis porphyrifées à sec en poudre impair-