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Tome neuvième.
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pable ; par-là je ne suis point oblige' d’ymettre de claire pour en boucher lespores : quoiqu’elles parodient à la vuetrès-compactes, sellai y paslè auffi vîte quedans les coupelles faites de cendres d’ossimplement passées au tamis de foie :elles boivent beaucoup moins de fin queces dernieres. M. Cramer préféré lescoupelles de chaux d’os à celles de cen-dres de bois ; fessai , dit-il , dure pluslong-teinps , mais il fe fait avec plusd’exactjtude. Le plomb vitrifié avec fal-liage, pénétré lentement la matière com-pacte des cendres d’os. Mais de ce légerinconvénient il résulte un avantage ; c’estqu’il n’est point à craindre que la coupelles’amollisie au feu , & y devienne rare &spongieuse , ni qu elle boive autant de finque les coupelles de cendres des végétaux.II est vrai qu’il faut gouverner le feu dufourneau autrement qu’avec ces dernieres.De plus , les coupelles d’os , ainíi quecelles qui font faites avec un spath biençhoifi , n’ont presque pas besoin d’êtrerecuites fous la moufle ; & comme onn’enjploie que de seau pour les humecter ,on n’a pas à craindre , comme dans cellesqui font faites de cendres humectées debiere ou de blanc d’œuf , un phlo-gistique'ressuscitant la litarge en plombâ mesure qu’elle entre dans le corps dela coupelle.

II y a plusieurs efpeces de spath quifont très-propres à faire d’excellentescoupelles , & ipêmes meilleures que cel-les dont nous venons de parler ; maisparce que tout spath n’est pas propre à cedestein , il faut, selon M, Cramer , avantque de le préparer , estàyer fi celui donton va fe servir , est de la bonne efpece ,ou non : pour cela on en fait calcinerune petite quantité dans un vaisseau fer-mé , à un feu médiocre : il fe fait unelégere décrépitation qui, lorfqu’elle cesse,annonce que la calcination est achevée :on retire le creuset du feu , & on trou-ve le spath raréfié , & devenu fl friable ,qu’il peut très-facilement être réduit enune poudre très-fubtile. On formera aveccette poudre humectée d’une dissolutionde vitriol , une coupelle dont on fe ser-vira pour faire un essai , par lequel on

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s’assurera que le spath dont on s’est ser-vi , est de la bonne efpece ; & pour lorson pourra en préparer une quantité suffi-sante pour faire des coupelles de toutessortes de grandeurs , qui auront les mê-mes avantages que celles qui font faitesd’os , & qui même , selon M. Cramer ,leur font préférables.

M. Stahl dit avoir estayé de faire descoupelles avec l’ardoife ordinaire donton couvre les maisons , avec la craie,avec le gy^ps ; & il ajoute qu’il a observédivers phénomènes qu’il ne détaille pas,& qu’il abandonne aux curieux. Voye çStahl. opuscul. pag. 824. ( h )

COUPÊLLER , v. act. ( Chymie ,Docimafie. ) c’est paster de for , de f ar-gent , la coupelle. Voye\ Cou-

PELLE.

CO ÛPE-P AILLE , ( Mare'challerie. )Le coupe - paille sert à couper la paillepar petits fétus, pour que le cheval puistèla manger en guise d’avoine , après ce-pendant qu’on l’a mêlée avec la moitié dece grain. Je crois que cette machine a étéinventée en Allemagne : les Allemandsen font beaucoup d’usage. C’^st une eí-pece de canal de bois de grandeur propreà recevoir une botte de paille , il estterminé en devant par une arcade de fer ;un morceau de planche , plat en dessous,& traversé par une barre de fer dont lesdeux bouts passent de chaque côté parune petite fenêtre ferrée , communiquepar le moyen de courroies à un marche-pié , fur lequel f homme qui coupe la pail-le , met le pié pour serrer la botte depaille , qu’il avance à chaque coup de cou-teau qu’il donne , afin d’en couper f extré-mité par le moyen d’un rateau de fer ,qu’il enfonce dans la botte. Quand la pail-le excede la longueur d’un grain d’avoine ,il la tranche en faisant couler un couteautout le long de l’arcade de fer ; plus elleest coupée courte , & mieux les chevauxla mangent : il est bon de la mouiller enla mêlant ayee l’avoine , soit que le che-val soit sain ou malade. (V)

COUPE-PASTE, che\ les Boulangers,est le nom qu’ils donnent à un instru-ment de fer large & presque quarré fayant pour manche ou poignée un bord

roulé