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plaidoyerîes en la premiere chambre , enl’absence du premier & du second préjident.
Louis XIIÍ , par son édit du mois deDe'cembre 1635 , qui établit la troisièmechambre , créa deux offices de présidonspour cette chambre.
Louis XIV, par un édit du mois deMars 1671 , en augmenta le nombre dedeux ; & par édit du mois de Novembre1704 , il en créa encore deux autres, demaniéré qu’il y a présentement dix officesde présidons; savoir , celui de premierpréfident qui préside à la premiere , &Jes neuf autres présidais font distribuésau nombre de trois dans chacune des troischambres , savoir les plus anciens à lapremiere , & les autres dans les deux au-tres chambres : ces derniers montent parordre d’ancienneté à la premiere chambre.
Conseillers d’honneur. L’établistémentdes conseillers d'honneur n’est pas fortancien à la cour des aides. Le premierqui ait été décoré de ce titre est Françoisle Haguais , qui fut reçu le 2 Décembre1700, après s’être démis de fa charge d’avo-cat général en la cour des aides , en faveurde Guillaume Joly de Fleuri,depuis avocatgénéral & ensuite procureur général au par-lement de Paris. C’est un titre d’honneurque le Roi accorde en la cour des aides àl’instar des conseillers d’honneur du parle-ment. Leurs provisions portent qu’ils serontreçus au titre de conseillers d’honneur ; au-ront entrée & voix délibérative aux audien-ces, chambre du conseil, & aux assembléesgénérales de la cour ; auront rang & séan-ce du côté & au dessus du doyen desconseillers , & jouiront des mêmes privi-lèges dont jouissent les conseillers hono-raires en cette cour. Celles de ChrétienGuillaume de Lamoignon de Malesherbesajoutent , qu’il jouira des mêmes privilè-ges & prérogatives dont jouissent lesconseillers d’honneur des autres cours.Leur réception se fait ainsi que celle desautres officiers de la cour ; leur nombren’est point fixe.
En *6)9 , quoiqu’il n’y eût point alorsde place de conseillers d’honneur établieen la cour des aides , M. Pingré con-seiller honoraire en cette cour , ayantété nom né évêque de Toulon , en eutJes prérogatives, & vint siéger à l’audien-
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ce en rochet & en camail âu dessus dudoyen , ainsi qu’il se pratique au parle-ment , où les membres de cette com-pagnie , qui font promus à 1 évêché, ontle rang de conseillers d’honneur.
Conseillers. Les généraux conseillersfurent d’abord fans aucune distinction en-tre eux jusqu’en 1398 , que Gérardd’Athies archevêque de Besançon , eutle premier le titre de président. On avu ci-dessus qu’il y en eut ensuite d’éta-blis les uns pour la finance , 6 c les autrespour la justice ; que les premiers avoientconcurremment avec les autres l’admi-nistration de la justice , & que cette dis-tinction s’abolit vers 1417 , depuis lequeltemps il n’est plus fait mention de géné-raux conseillers fur la finance. CharlesVI, en 1390 , leur joignit trois conseil-lers pour pourvoir â Vexpédition descauses ; & enfin le nombre des officiersde la chambre de la justice des aides futfixé à un préfident , quatre générauxconseillers , & trois conseillers : ces der-niers formoient un ordre à part, différentdrr préfident & des généraux.
Au mois de Juillet 1543 , François Icréa deux offices , l’un de général , &l’autre de conseiller. Par un autre éditde Novembre de la même année , il créaun autre office de conseiller : 6 c enfin parédit du mois de Décembre suivant , ilcréa deux autres offices de généraux.
Henri II, par un édit du mois d’Août1530, voulut qu’il n’y eût plus de différen-ce entre les généraux & les conseillers,& qu’ils enflent tous le titre de générauxconseillers.
Ce même roi , par un édit du mois deMars 1331 , portant établiflement de laseconde chambre de la cour des aides ,créa huit offices de généraux conseillers ,auxquels , par un autre édit du mois deMai 1557 , il en ajouta six autres , quifurent réduits à un seul par un autre éditdu mois de Février suivant.
Charles IX, par un édit du mois de Sep-tembre 1370, créa encore un autre office.
Henri IV en créa depuis six , par éditdu mois de Mars 1592, qui furent réduitsà trois par une déclaration du 13 Décem-bre 1393 i d* P?u de temps après il en c:eaun autre par édit du mors de Mai 15 Ç 4 -
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