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doit la corbeille , plus on trouvoit que lecourant intérieur étoit fort.
Par ce principe il est aisé d’expliquer ,selon M. Halley , comment il peut se fairequ’au détroit de Gibraltar , dont la largeurn’est que d’environ vingt milles , il passecontinuellement une fi grande quantitéd’eau de la mer Atlantique dans la Méditer-ranée, par le moyen des courant , fans ce-pendant que l’eau s’éleve considérablementfur la côte de Barbarie , ni qu’elle inondeles terres qui font fort basses le long decette côte. L’auteur paroît donc supposerqu’il y a au détroit de Gibraltar un courantinférieur & intérieur contraire au courantsupérieur; mais cela est assez difficile à com-prendre. (O)
Courant d’eau , voye\ Ruisseau.
Courant de comble, en Bâtiment,est la continuité d’un comble dont la lon-gueur a plusieurs fois la largeur , commecelui d’une galerie. (P)
Courant , terme qu'on emploie assezsouvent, sur-tout dans le commerce. Ainsiargent courant, ou bon argent , est celui quipasse dans le commerce d’une personne àune autre.
Comptes courant, s \ Livre.
Monnoie courante, < Voyez > Monnoie.
Prix courant , ^ J PRIX.
Courant. On appelle le courant, desintérêts d’une somme , des arrérages d’unerente , pour signifier ceux qui courentactuellement & qui ne sont pas encoreéchus ; ce qui les distingue des anciensarrérages.
Cour ANS. On appelle, en ternies d > aul-nage de tapisserie de haute ou basse lisse , deBergame , de cuir doré, &c. l’aulne de cestapisseries mesurée & estimée dans fa lon-gueur , fans avoir égard à fa hauteur ; cequi est opposé à une aulne quarrée , qui estcelle qui doit avoir un aulnç de haut & delarge.
Courant , terme abréviatif dont seservent les négocians pour exprimer le moisdans lequel ils écrivent. J’ai eu l’honneur devous écrire ìe 6 du courant, c’est-à-dire, duprésent mois. V. ledicl, du Comm.Courait , est encore un terme qui fe
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dit du temps présent. L’année courante estTannée 1754. (G)
CoURANT, adj. s J/enerie. )chien cou-rant , voyez Varticle Chien.
Courant , en termes de Blason, se ditde tout animal qui court. Jaquemet, d’azur.à une bande d’or , acostée de deux cerfs.courant de même. ( V )
COURANTE, f. f. (Mufiq. & Danse.)ancienne efpece de danse dontl’air est lent,& fe note ordinairement en triple de blan-ches avec deux reprises. [S)
La courante est composée d’un temps,d’un pas, d’un balancement & d’un coupé.On la danse à deux.
C’est par cette danse qu’on commençoicles bals anciennement. Elle est purementfrançoife. Les menuets ont pris la placedecette danse , qu’on n’exécute presque plus.
II y a le pas de courante qu’on fait entrerdans la composition de plusieurs danses.
Dans les premiers temps qu’on trouva lacourante , on en fantoit le pas ; dans la fuiteon ne la dansa que terre-à-terre. (B)
Bas de courante. Ses mouvemens, quoi-que la courante ne soit plus en usage , sontsi essentiels , qu’ils donnent une grandefacilité pour bien exécuter les autres danses.
On nomme ce pas temps , parce qu’il estrenfermé dans un seul pas & un seul mou-vement , & qu’il tient la même valeur queTon emploie à faire un autre pas composéde plusieurs mouvemens. Voici commentce pas s’exécute.
Òn place le pié gauche devant, & lecorps est posé dessus. Le pié droit est der-rière à la quatrième position , le talon levéprêt â partir. De-là on plie en ouvrant lepié droit à côté ; & lorsque Ton est élevé& les genoux étendus , on glisse le pié droitdevant jusqu’à la quatrième position, & lecorps se porte dessus entièrement. Mais âmesure que le pié droit se glisse devant , legenou gauche se détend & le talon se leve ,ce qui renvoyé avec facilité le corps fur lepié droit, & du même temps Ton s’éleve futla pointe. On baisse ensuite le talon en ap-puyant tout le pié à terre , ce qui terminele pas , le corps étant dans son repos par lepié qui pose entièrement.
On en peut faire un autre du pié gauches. en observant les mêmes précautions.
Ccccca.