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Tome neuvième.
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COURANTIN, s. m. ( Artificier. ) Onappelle courant!n ou fusée de corde , entermes d.’ Artificiers } une fusée qui sert à por-ter le feu d’un lieu à un autre, & à former mê-me en l’air une efpece de combat entredes figures qui représentent des hommesou des animaux. Voici la maniéré de le faire.

Prenez deux fusées volantes appelléesmarquises ,yoye\ FUSÉE VOLANTE , fanspot néanmoins & fans garniture, & commeelles sortent du moule ; joignez-les enfem-à côté Pune de Pautre, la tête de l’une tour-née vers le bas de Pautre fusée , & faites enforte que Pétoupille qui sortira du massif dePune , entre dans la.gorge de Pautre , && colez cela par-dessus avec du papier ,pour empêcher que la violence de l’effortne les sépare ; bouchez auíli avec du papiermouillé & colé le bout du maílif de cellequi doit tirer la derniere.

Ces deux fusées étant ainsi disposées , ony attache un tuyau vuide ; on le lie avec cesfusées en trois endroits bien serrés, & puison le passe dans la corde.

La premiere fusée étant allumée , par-court la corde de Pendrait d’où elle part àPautre ; & quand elle a fini, Pautre prendfeu & revient sur ses pas, faisant le mêmechemin.

Si c’est une figure que vous désiriez faireparaître pour porter ce feu , comme , parexemple , un dragon, la figure étant faite decarton ou d’osier très-léger, couvert depapier peint, on lui passe ces deux fuséesau-travers du corps, de maniéré que Puneforte par la gueule & Pautre par le der-rière , en observant de les proportionner aupoids de la figure. Voye\ les Feux d.’arti-fice de M. Frezier. (V)

COURAP , f. m. {Médecines efpecede herpe ou gale, commune à Java & autrescontrées des Indes orientales ; elle paraîtaux aisselles, à la poitrine , aux aînés , &au visage, avec une démangeaison très-vive;les parties déchirées par les ongles rendentune humeur acre qui les irrite. Elle est sicontagieuse , qu’il y a peu de personnes quin’en soient ou qui n’en aient été attaquées.V. fur la maniéré de la guérir, Bontius , demed. Ind. & James.

. COURBARIL, fob. m. {Hifi nat. Bot.)genre de plante , dont la sieur est papilio-

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nacée. II s’éleve du fond du calice un pistilqui devient dans la fuite un fruit ou une sili-que dure, composée d’une seule capsule quirenferme des semences dures, arrondies, &environnées de farine & de fibres. Plumier,nova plant. Amer. gener. Voyez PLANTE.(/)

Le courbaril autrement courbary , est ungrand arbre des pays chauds de P Amérique,dont le bois est rouge, dur , pesant, ayantle fil mêlé , très-propre â faire d’exceílensouvrages de charpente : on Pemploie à laconstruction des arbres & des rôles qui fer-vent aux moulins à sucre ; il sert auíli à fairede grandes roulettes d’une feule piece, tantpour les chariots que pour les affûts decanon.

Le courbaril porte un fruit de forme àpeu-près ovale, long de 5 à 6 pouces, largede 2. ou 3 , épais de 15 à 18 lignes, & atta-ché à une forte queue.

L’écorce de ce fruit est ligneuse , dure ,épaisse de doux lignes, & très-difficile àrompre ; elle renferme trois ou quatre se-mences extrêmement dures, couleur de ma-ron foncé, plus groífes que des fèves demarais, & de figure ovale ; entourées d’unesubstance fibreuse , fort déliée , dont les in-terstices contiennent une poustiere grise quiremplit tout le vuide du fruit ; elle ressem-ble , tant par la couleur que par le goût, àde la poudre de réglisse un peu vieille. Onen fait peu d’usage.

Lorsque Parbre est vieux , il sort de sontronc de gros morceaux d’une parfaitementbelle résine ; d’un jaune clair, solide, trans-parente , & de bonne odeur ; elle brûlecomme le camphre ; elle n’est pas solubledans les esprits ardons , non plus que dansles huiles eíïentiíles ni dans les graíïes. Cetterésine reífemble tellement à la gomme co-pal , qu’il n’est pas aisé de les distinguer : onpeut au moyen d’un pr'ócédé particulier lesemployer également dans les vernis trans-parens. Article de M. LE Romain.

COURBATONS , f. m. pi. (Marine.)On appelle courbatons , des pieces de chai>pente fourchues ou à deux branches,presquecourbées à angle droit. On les emploie pourlier les membres , & pour servir d’arcbou-tans. II y en a au-dessus de chaque berrot „( il y en a aussi vers l’arcasse & ailleurs.