cou
il éleve celles de derrière , eh les avançanttoujours également en devant ; de forte queses quatre pics font en l’air ->u même temps,& en les posant il n’en marque que deuxfois. Voy. Air.
Les chevaux qui ont trop de feu, & ceuxqui n’en ont pas assez , ne valent rien pourles courbettes , ce faut étant le plus difficile,& demandant beaucoup de jugement dansle cavalier , & de patience dans le cheval.Chambers.
On dit mettre un cheval à Vair des cour-bettes , cheval qui fait des courbettes , quimanie à courbettes , qui se présente de lui-même à courbette. Un cheval bat la pou-dre à courbettes , quand il les hâte trop ,& qu’elles font basses. 11 est dangereux quele jardon ne vienne aux chevaux qu’onfait manier à courbettes avec excès. Leséparvins les font charper & lever les jam-bes , & le cheval en rabat les courbettesplus haut.
Rabattre la courbette , c’est poser à terreles deux piés de derriere à la fois.
Terminer la courbette , c’est la mêmechose.
La demi-courbette est une petite cour-bette dans laquelle le cheval ne s’éleve pasjant qu’à la courbette.
Faire la croix d courbettes , c’est fairecette efpece d’air ou de faut tout d’une ha-leine en avant, en arriéré, aux côtés , com-me une figure de croix. ( F )
COURBETTER, ( Manege ) c’est faireáes courbettes. Cheval qui ne fait quecourbette r.
COURBURE , f f. ( Ge'om. ) On ap-pelle ainsi la quantité dont un arc infini-ment petit d’une courbe quelconque , s’é-carte de la ligne droite : or un arc infini-ment petit d’une courbe peut être consi-déré comme un arc de cercle ( voye\ DÉ-VELOPPÉE ) ; par conséquent on déter-mine la coui bure d’une courbe par celle d’unarc de cercle infiniment petit. Imaginonsdonc fur une corde infiniment petite , deuxarcs de cercle qui aient différens rayons ; leplus petit fera plus écarté de fa corde quele plus grand , & on démontre en géomè-tre que les écarts seront en raison inversides rayons des cercles : donc en général Lcourbure d’un cercle est ea raison inverse
de son rayon , & la courbure d’une courbeen chaque point est en raison inverse de sonrayon oscillateur. Au reste il y a de l’arbi-traire dans cette définition ; car si d’uncôté on peut dire qu’un arc de petit cercle .est plus courbe qu’un arc de grand cerclerapporté à la même corde , on peut dired’un autre côté que ces arcs font égalementcourbes, rapportés à des cordes différentes& proportionnelles á leurs rayons ; & cettefaçon de parler pourroit être admise aussi ,d’autant que les cercles font des courbessemblables. En nous conformant à la pre-mière définition , il est clair que la cour-bure d’une courbe en un point quelcon-que est finie , si le rayon oscillateur ence point est fini ; que la courbure estnulle , si le rayon oscillateur est infini ; &que la courbure est infinie, si le rayon oscil-lateur est ~ o. Voyez le Scholie fur lelemme XI. des princ. math. de Newton ,
I. 1. M. Cramer , chap. xi j. & M. Eulcr , l.
II. ch. xiv. II y a cependant sur ce dernierchapitre quelques observations à faire.Voye\ ReBROUSSEMENT. ( O )
Courbes à double courbure , Voy.Courbe.
Courbure , en bâtiment , est l’incli-naison d’une ligne en arc rampant , d’undôme , Ùc. on le revers d’une feuille dechapiteau. ( P )
COURCAILLET , f. m. ( Chasse. )C’est le cri que font les cailles ; c’est aussi unpetit sifflet qui imite le cri des cailles , &qui sert d’appeau pour les attirer : il est faitd’un morceau de cuir ou de peau qui formeun petit sachet rond ; fermé par un desbouts , qu’on remplit de crin , qui se plisse,s’étend , se resserre , & fait résonner lesifflet qui est à l’autre bout.
COURCE , s. m. ( (Econ. ruftiq. ) estle bois qu’on laisse à la taille de la vigne.
COURCIVE , f. f. ( Marine. ) C’est undemi-pont que l’on fait de savant à l’arrierede chaque côté , à certains petits bâtimensqui ne font pas pontés. Dans d’autres lezcourcives font des serre-gouttïeres ou pie—ces de bois qui font le tour du vaiíîeau en»dedans & qui lui servent de liaison. Voye jCouloirs. (Z)
COURÇON, en terme de Fondeur , estune piece de fer longue qui se couche tourF f f f f r