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COURONNÉ , adj. {Jardin.) en faitd’arbres veut dire mort à defie c hé ; ce quine se dit ordinairement que de la cime d’unarbre ; ces chênes font couronnés.
Une fleur peut être couronnée , quandelle est chargée à son sommet d’une cou-ronne : tel est le martagon , la couronneimpériale, &c. {K)
Couronné , adj. {Maréchall.) on ap-pelle cheval couronné , celui qui 5'est em-porté la peau des genoux en tombant demaniéré que la marque y reste.
Les chevaux couronnés ne font pas devente ^ parce qu’on les soupçonne d’êtresujets a tomber fur les genoux. {V)f COURONNÉ , en termes de Blason , sedit des lions , des casques , & des autreschoses qui ont une couronne. Voye\ le P.Menet. & le Dict. de Trév.
Bournonville en Flandre, de fable aulion d’argent, couronné d’or , armé & lam-pastê de même, la queue fourchue & passéecn sautoir. {V)
* Couronnées, {fiances.)Belles-Let-tres ; une stance est couronnée , lorsque lesmots qui forment la derniere ou les deuxdernieres syllabes de chaque vers , fontexactement la derniere ou les deux dernie-res syllabes des mots qui les précédent.Exemple : La blanche colombelle } belle ,&c.
COURONNEMENT , f. m. (Hifi.mod.) cérémonie dans laquelle on place lacouronne fur les têtes des souverains.
Couronnement , terme d’Architec-ture , ouvrage de sculpture & d’architec-ture, servant à rehausser quelqu’avant corpsqui doit prééminer dans l’ordonnance d’unbâtiment, connu fous le nom & amortisse-ment. V. Amortissement. Plusieurs au-teurs anciens ont appellé l’entablement cou-ronnement , parce que cette partie dansl’architecture est considérée comme le cou-ronnement de Tordre, quoiqu’il soit lui—même le plus souvent surmonté d’une balus-trade ou d’un attique. ÇP)
COURONNEMENT DU CHEMIN COU-VERT , Art milit. est dans Pattaque desplaces, le logement qu’on fait fur le haut desglacis, qui enferme ou couronne toutes lesbranches du chemin couvert du front de1 attaque. CQ )
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Couronnement , {Marine.) c’est 1*partie du haut de la poupe qui est un orne-ment de menuiserie Lc de sculpture pourl’embelliíïement de l’arriere. V. Mar. PI,III. fig. le destein de la poupe d’un vais-seau , où le couronnement est cotté N : cequi suffit pour faire connoître cette partie.(-)
* Couronnement , {Chirurgie.) IIn’y a point de partie du corps humain quis’appelle ainsi ; c’est une position de Pen-sant lorsqu’il est sur le point de venir aumonde , dans laquelle l’orifice de la matricelui embrasse la tête.
COUROU , f. m. {Comm.) monnoie decompte en Perse. Le courou de roupies vautcent mille laixs de roupies, & le laix centmille roupies.
COUROUK, f. m. {Hifi. mod.) en Persese dit d’une défense que le roi ou le sophifait à différens égards. On l’entend princi-palement de celle que le prince fait à sessujets , de se trouver sur le chemin par oùil doit palier avec ses femmes. Ce qui estbeaucoup plus rigoureux que le chelvet duferrai 1 : car alors il faut que tous les hom-mes abandonnent leurs maisons , & fuyentdans un quartier éloigné ou à la campagne ;parce qu’il y a peine irrémissible de mortcontre quiconque oseroit seulement regar-der les concubines du roi. Ces courouksfont très-fréquens, & extrêmement fâcheuxà Ifpahan. II y en a d’une autre espece quine le font guere moins : c’est quand le roimet un courouk fur la volaille , le poiston ,ou autres denrées qui font de son goût ; onn’oseroit alors en vendre à personne , si cen’est pour le sophi. Thevenot, voyage duLevant. ÇG)
COUROU-MOELLI, (Hifi. nat. bot.)arbrifîèau qui s’éleve à la hauteur de quatreà cinq piés , qui croît aux environs de Bay-pin & autres contrées sabloneuses , voisi-nes de Cochin aux Indes orientales, & quiporte une baie acide , succulente, & agréa-ble au goût. Description si incomplette,qu’elle nous dispense de parler des pro-priétés médicinales. Voyez - les dans Rai.
COURPIERES , (Géog. mod.) petiteville de France en Auvergne.
COURRE , v. act. ÇGramm.) c’est lamême chose que courir ; mais l’uíage est de