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Tome neuvième.
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cou

dire courre, sa lieu de courir, dans les occa-sions suivantes. On dit, à l’égard de la chas-se , courre le cerf , le sanglier on dit aussicourre la pofie.

Courre en guides, V. GUIDES. On cou-jroit autrefois le faquin ou la quintaine. V.Faquin & Quintaine.

Courre ia bouline , Faire cour-re LA BOULINE. {Marine.) c’est lorsqu’onpaílè du bout du pont à l’autre , ou qu’on ytait passer quelqu’un devant l’e'quipage rangédes deux côtés , qui frappe avec des boutsde cordes celui qui paííe. C’est un châti-ment qu’on emploie fur mer, & qui répondâ celui de passer par les baguettes fur terre.

La sentinelle de la dunette qui aura man-qué d’avertir l’officier, lorsque quelque cha-loupe ou bateau aura abordé ou débordé duvaiííèau , courra une fois la bouline. (Z)

Courre , s. m. ou f. (Venerie.) l’en-droit où l’on place les lévriers lorfqu’onchasse le loup , le sanglier , ou le renard ,avec ces chiens.

COURROI ou COUROI, V. Cou-

RÉE.

COURROIES, f.s. (Bourrelier.) cefont des bandes de cuir plus ou moins lon-gues ou larges, dont les selliers & les bour-reliers se servent pour attacher quelquechose à leurs ouvrages.

Les anciens François se servoient autre-fois de courroies ou lanières de cuir enri-chies de plusieurs ornemens d’or, d’argent,&c. pour se faire des ceintures : mais cetusage s’est perdu lorsqu’on a quitté les robes&habillemens longs,pour prendre les habitscourts.

COUROUÇA, f. m. Çffift. nat. bot.farbre qui croît dans nos îles de l’Amcrique.II est gros , haut & droit ; il a Pécorce noi-re , P aubier rouge , & le cœur d’un violet sibrun , qu’il tire fur le noir de Féberse. Sonfruit est en grappe : ce font des goustès ron-des qui renferment un fruit de la mémefigurç , moitié rouge & moitié noir , de lagroíîeur d’une petite prune. Les perroquetsen font friands , quand il est vert ; quand ilest sec, il est trop dur.

COURROUX, COLERE , EMPOR-TEMENT , V. COLERE. Le courroux estune colere qu’on marque au-dehors ; l’em-portement est P excès du courroux, ÇOJ

COU 7 Si)

COURROYER, voy. Corroyer.COURROYEUR, V. Corroyeur.

COURS , f. m. ÇGramm.) fe dit deséíémens & des principes d’une science , ourédigés par écrit dans un livre , ou démon-trés en public par des expériences.

C’est en ce dernier sens qu’on dit, uncours d’anatomie , de cbi mie , de mathé-matiques , &e. Le mot de cours vient appa-remment de ce qu’on y parcourt toutes lesmatières qui appartiennent à la science quien estl’objet.

Le cours d’une science doit contenir non-seulemcnt toutes les parties de cette science& leurs principes , mais les détails les plusimportuns. Au reste , comme les principesde chaque science ne font pas en fort grandnombre , sur-tout pour un esprit philoso-phique , il ne seroit peut-être pas impossiblede faire un cours général des sciences, danslequel chaque science seroit réduite à sesprincipes essentiels : un tel ouvrage, s’ilétoit bien fait,dispenseroit un génie inven-teur de bien des lectures inutiles ; il sauroitjusqu’où les hommes ont été,& ce qu’il peutavoir à y ajouter. Voici quel pourroit êtrele plan d’un tel ouvrage. On poseroit cha-que principe , on le démontrerait , & onindiquerait ensuite en peu de mots tous lesusages & toutes les applications qu’on auraitfait de ce principe , en se contentant d’in-diquer les auteurs qui en auraient le mieuxtraité ; peu-à-peu cet ouvrage pourroit en.produire un plus grand , où presque toutesles connoissances humaines seroien trenfer-mées. Je doute qu’il y ait aucune science surlaquelle il ne soit possible d’exécuter ce pro-jet : il me le paraît du moins fur le petitnombre de celles que j’ai étudiées , entreautres fur les différentes parties des mathé-matiques ; & je pourrais tenter de P exécu-ter un jour fur ces différentes parties. Je nedoute point, par exemple, que des élémensde géométrie & de méchanique faits dans ce: goût ou fur ce plan , ne fussent un ouvrage; très-utile : mais il y a beaucoup d’apparencequ’un tel ouvrage ne ressemblerait guereaux élémens ordinaires qu’on donne de cessciences. V. Élémens. (O)

Cours , est aussi le temps qu’on em-: ploie à étudier & à apprendre les principesd’une science : en ce sens, on tht, qu’w*