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Tome neuvième.
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Course , Faire la course , Aller

En COURSE , ( Marine. ) se dit d’un vais-seau armé en temps de guerre pour allerfaire des prises fur l’ennemi. On ne peut alleren course fans avoir une commifïion de I’a-miral ; & un vaistèau qui en temps de guerreferoit la course fans avoir de commission par-ticulière , feroit traité comme forban.

Course se dit quelquefois du temps qu’unvaisseau met à aller d’un lieu à un autre ,fur-tout quand ce font des voyages de longscours. On dit : ce vaisseau a été deux an-nées à faire fa course. (Z)

Course ambitieuse ,, ( Jurisprud. )fe dit en matière bénéíiciale, pour la réten-tion des dates qui est faite en cour de Romedu vivant du titulaire ; celui qui retient ainsiprématurément des dates, est indigne dubénéfice , suivant la réglé de non impetran-do bénéficia viventium. On peut justifier larétention des dates & la course ambitieuse ,en compulsant le registre du banquier. Quel-que diligence extraordinaire que le Courierait faite pour arriver à Rome, ce n’est pas cequi rend la course ambitieuse : car s’il n’estparti que depuis le décès du titulaire, la cour-se est bonne; mais si l’on a envoyé àRome duvivant du titulaire, la course est toujours ré-putée ambitieuse , quand méme le Courierne feroit arrivé & que la date n’auroit étéretenue que depuis la mort du titulaire. Telest le sentiment de Castel & de Drapier con-tre Dumolin, sur I’édit des petites dates. V.Drapier , traité des bénéfices , tome I , pag.r 8g , & tome II. page 8.

Les avocats au conseil appellent aussicourse ambitieuse , les démarches que quel-qu’un d’entr’eux pourrait faire pour enleverà son confrère une affaire dont il est chargé.Ces sortes de courses font expressément dé-fendues par leurs réglemens. (A)

COURSE , ( Manege. ) On appelle ainsiun défi de plusieurs hommes à cheval, à quiarrivera le premier en courant de toute lavîteíïe du cheval, à un but fixé. Les Angloisfont fréquemment de ces courses. Le vain-queur gagne un prix ou une somme d’argentqu’on appelle une vai selle. On dit une coursede bague , de tête , de Méduse. On dit aussipoursuivre un homme à course de cheval.V. Charniers. {V)

Course , terme d’EmaiUeur. On dit

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tirer Vémail à la course , lorsque le fil en estsi long , que le compagnon est obligé de lesoutenir d’un bout, tandis que le maître leprésente de P autre au feu de lampe.

Course de rames, (Ruban.) s’entendtoujours ( dans un ouvrage supposé de six re-tours) de cinquante - quatre rames passéesdans les hautes lisses, suivant Perdre indi-qué par le patron. Si ce patron est sans gla-cis , ces cinquante-quatre rames seront tou-tes de figure , sinon il y en aura trente-sixde figure , & dix-huit de glacis, ainsi qu’iîf ra dit à Particle passage des rames. Lesneuf premieres de ces cinquante-quatre ontété prises fur le premier retour , & passéesde fuite : après quoi on en a pris neuf autresfur le second retour , & toujours de mémejufqu’au dernier ; & c’est de ce passage descinquante-quatre rames ( où il faut recom-mencer à en prendre neuf du premier re-tour) que se dit le mot course de rames.

COURSE, ( Serrur. ) c’est la quantitédont un pêle peut avancer ou reculer. II sedit aussi du mouvement même de cette par-tie de la serrure.

COURSIER, s. f. ( Marine. ) est unespace ou chemin pratiqué dans le milieu del'a galere , large d’environ un pié & demi,fur lequel on va d’un bout à Pautre. (Z)Coursier (Marine.) On nomme ainsi lapiece de canon qui est placée à Pavant d’unegalere. V. PI. IIZ. de Marine ,fig. L. la si-tuation de cette piece de canon cottée 19.

Boursier , (Manege.) On appelle ainsiun cheval propre à la course. Les bons cour-siers viennent de Naples. Ce mot n’est plusguere d’ufage qu’en poésie où il est fort no-ble. (V)

COURSIER , ( Hydraul. ) est un cheminentre deux rangs de pilotis que l’on donne âPeau pour arriver aux aubes de la roue d’unmoulin & qu’on ferme qu^nd on veut enbaiííànt la vanne qui est au-devant de la roue.

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COURSIERE , f f. ( Marine. ) pontmobile dont on fe sert dans une action furmer , pour la prompte communication d’u-ne partie du vaisseau à une autre.

COURSON , f. m. ( (Econom. rujìiq.branche de vigne taillée & raccourciequatre ou cinq y eus au plus, qu’on doit tou-jours