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Tome neuvième.
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Cours d’une riviere, v. Rivière.

Cours, en terme d’Architecture, est unrang de pierres continu, de même hauteurdans toute la longueur d’une façade,fans êtreinterrompu par aucune ouverture.

Cours de plinthe , c’est la continuité d’u-ne plinthe de pierre ou de plâtre dans lesmurs de face, pour marquer la séparationdes étages. î 7 ". Plinthe. (P)

Cours , Courses , Chemin , Sil-lage , ( Mar. ) ces mots font synonymes,& s’emploient pour défigner la route quefait le vaisseau. Voy. COURIR , v. aujjiRoute & Sillage.

Cours , voyages de longs cours , ^ Ma-rine. ) cela fe dit des voyages éloignés, &plus particulièrement de ceux où l’on passeïa ligne.

Cours , Course , Faire la cour-se , ARMER EN COURSE , ( Marine. )c’est fe mettre en mer avec un ou plusieursvaisseaux armés en guerre , pour en tempsde guerre attaquer les ennemis & enleverles vaisseaux marchands : on dit à cet effetarmer en course. V. CORSAIRE. ( Z)

Cours , ( à laMonnoie. ) est le prix quele prince & l’hôtel des monnoies attachenttant aux efpeces répandues actuellementdans le commerce , qu’à celles qui fe reçoi-vent suivant leur titre ; conséquemment auxarrêts du conseil enrégistrés à la cour desmonnoies. V. les articles MONNOlE, ÉVA-LUATION , titre , Valeur , &c.

COURS DE PANNES , en termes de Char-pente , font toutes les pannes qui font aubout í’une de l’autre pour faire la longueurdú comble : ainsi fur un comble il peut yavoir autant de cours de pannes qu’il y a derangs de pannes.

* Cours ou Course, ( Manus, en foie ,Passement. Rubann. ) fe dit de Tordre en-tier selon lequel il faut faire mouvoir lesmarches pour exécuter l’ouvrage : ainsi lecours ou course commence à la premieremarche que l’on presse , & il finit lorsquel’óuvrier revenu à la même marche , va luifaire succéder les autres dans le même ordre;si le cours ne consistoit pas dans un certainnombre fixe & déterminé de mouvemensdés marches , quel est l’ouvrier qui pourroittravailler ?

* COURSES DU CIRQUE, {Hifi. anc.)

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ces courses faifoient la partie principale desjeux qu’on y celébroit. V. Cirque. Elles fefaifoient ou fur des chars ( v. Chars ) , oufur des chevaux, ou même à pié. La coursedes chevaux & des chariots fe commençoità la ligne blanche ; on s’avançoit vers lesbornes avec le plus de vîteste qu’il fepouvoit;c’étoit-là le moment du triomphe ou de I’é-cueil des concurrens. On faifoit sept fois defuite le tour : celui qui achevoit le premierle feptieme tour , remportoit la victoire &le prix proposé. Ces courses se faifoient parfactions : c’étoit auflì quelquefois des défisde particuliers. 11 ne falloit ni fe trop appro-cher des bornes , crainte de s’y briser nis’en éloigner assez pour que l’adverfaire putpaster entre le char & la borne. A chaquetour de course, des gens préposés mettoientun œuf fur des colonnes destinées à cet usa-ge , & autant de dauphins fur d’autres. A lafin de la course entiere , il y avoit sept dau-phins & sept œufs de placés. Les Grecs n’ontpas été si uniformes que les Romains fur lenombre de tours pour une course. Homeren’en compte qu’un ; Pindare , douze ; So-phocle , six ou sept. Quant au nombre desmissions , il y en avoit chez les Romainsjufqu’à vingt-quatre ; c’étoit comme autantde parties différentes : plus anciennement lenombre étoit de vingt-cinq. Du côté desprisons, carceres , il y avoit des balcons d’oùle signal fe donnoit d’abord en élevant unetorche allumée ; dans les temps postérieurs, 'en jetant une nappe : c’étoit la fonction desconsuls, & en leur absence , des préteurs.On immola quelquefois à Mars le meilleurcheval. Le vainqueur avoit pour prix , del’or , de l’argent , des couronnes , des vête-mens & des chevaux. Voici une difficultétrès-réelle fur les courses. Si l’on partoit dela même ligne comme tous les auteurs lesupposent, il est évident que ceux qui occu-poient une des extrémités de la ligne, avoientun chemin beaucoup plus considérable àfaire que ceux qui occupoient l’autre extré- 'mité ; & que la différence des chemins s’aug-mentoit encore par le nombre des tours.Après les courses des chevaux & des chariots,commençoient les courses à pié, où celuiqui avoit le plutôt atteint la borne, rempor-toit le prix. Domitien fit courir de jeunesfilles.