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Tome neuvième.
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C R E

tìon. Vbye\ Crêpe & Crépon , voye\

ÉTAMINE.

CRÊPÉE , voye\ Varticle précédent.

CREPI, ( Géog. mod.) ville de France ,dans Pille de France , capitale du Valois.Lone. s.0 , z 8 ; lat. Ac ,, iz.

* CRËPIDES , subst. £ pi. {Hist. anc.)especede chaussure. Voye\ Fart. CHAUS-SURE. C’étoit chez les Grecs celle des phi-losophes , & chez les Romains celle du pe-tit peuple. On ferroit les crépides , & ellesse nommoit alors crepidœ œratce. Elles neceuvroient pas tout le pié. Les femmes lesportoient dans la ville.

CRÉPINE, f. f. ( Boutonnier .) est un ou-vrage travaillé à jour par le haut, & pen-dant en grands filets ou franges par en-bas,qui se fait avec f aiguille, le crochet, les pin-ces & le fuseau à lisser.

Les crépines servent à enrichir les orne-mens d’église , les meubles, les carrosses ,tic.

Les matières qu’on y emploie le plus or-dinairement font for, l’argent , la foie , lefil, &c.

On les cloue ou bien on les coud fur lesétoffes, de maniéré que les franges tombentperpendiculairement en-bas.

Les maîtres passementiers - boutonniersont droit par l’ art. 2.4 de leurs statuts dei 6 <j 3 , de fabriquer toutes fortes de crépi-nes fans aucune exception. Mais comme lescrépines font de véritables franges, les fran-giers ont aussi le droit d’en fabriquer.

CREPINE, ( Rôtisseur Fl Boucher.') c’estla toile de graisse qui couvre la panse de fa-gneau & qu’on étend fur les rognons quandil est habillé. Voye\ le Dicl. de T ré f.

CREPIR , v. act. en Bâtiment , est em-ployer le plâtre ou le mortier avec un balai,fans la truelle par-dessus. Lat. arenatumopus, selon Vitruve. (P)

CREPIR le crin (Cordier.) c’est fairebouillir le crin dans i’eau après savoir cor-dé , pour le friser & le rendre propre auxselliers , tapissiers & autres artisans.

Suivant les réglemens rendus en saveurdes maîtres cordiers de Paris, il n’est paspermis qu’à eux seuls de faire crin , le crépir& ie houdlir.

Crépir les cuirs , terme de Corroyeurqui signifie la même chose que tirer à lapommelle. PssiyqPoMMELLE.

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Cette façon fe donne aux cuirs de vacheavant que de les passer en suif : elle fait sor-tir le grain du côté de la fleur. Voyez COR-ROYER.

CRÉPITATION , sub. f. ( Chirurg. )bruits que les bouts ou pieces d’os font enfe froistant ensemble , lorsque le chirurgienremue le membre pour s’assiirer de l’existen-ce d’une fracture par l’organe de fouie.

Une des signes sensibles des fractures, estcelui de la crépitation. Pour faire avec lemoins de douleur cette épreuve , presquetoujours nécessaire , on tient ou plutôt onfait tenir fixement la partie supérieure dumembre caste , tandis qu’on remue légère-ment la partie inférieure. Ce mouvementqu’on doit exécuter le plus doucement qu’ilest possible , fait frotter les extrémités desos les unes contre les autres, & par consé-quent occasionne la crépitation. II arrivequelquefois qu’on ne f entend point, maisalors la main supplée àl’oreille ; car ce mou-vement produit dans la main une sensation,qu’il ne produiroit pas s’il n’y avoit pointde fracture.

11 faut prendre garde de confondre la cré-pitation dont il s’agit, avec l’efpece de cra-quement qu’on sent en prestant les tumeursemphysémateuses , & fur-tout avec le cli-quetis des articulations : ce dernier cliquetisqui peut être plus ou moins sensible , se ren-contre assez ordinairement quand les jointu-res ont souffert ; & il dépend de ce que lesligamens en se gonflant se raccourcissent ,serrent les os de plus près & chassent d’en-tr’eux la synovie.

Nous avons en françois les trois termescraquement , cliquetis , crépitation qui ex-priment très-bien le bruit que font les ospar leur choc , leur froissement ou leur ti-raillement dans diverses maladies ; mais ilsne caractérisent pas ces maladies ; il faut lathéorie & la connoistance de fart pour évi-ter de les confondre. C’est ce qui constituela différence du chirurgien au bailleul, c’est-à-dire , de f homme éclairé dans fa profes-sion à un ignorant téméraire., qui ose enusurper la pratique. Voye\ EractuRE.Art. de M. le Chevalier DE JaUCOURT.

* CREPON , sub. m. ( Manufacl. enlaine. ì étoffe non croisée dont la chaîne estfilée plus torse que la trame. Elle se sabré-