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que sur le métier à deux marches, ainsi queles étamines. II y én a un grand nombred’efpeces qui portent différens noms selonles lieux où elles ont été fabriquées : les unesfont entièrement laine, les autres foie &laine, & même d'emiérementf'oie : ces der-nieres fefabriquent à Naples, où on les ap-pelle ri torti.
CREPUSCULAIRE , adj. ( Aflr. ) Onappelle cercle crépusculaire un cercle paral-lel. à l’horifon, & abaissé au-dessous de Pho-riíon de r 8 degrés ; c’est le cercle termi-nateur des crépuscules. Voye\ à U article sui-vant Crépuscule.
CREPUSCULE , f. m. en Astronomie ,est le temps qui s’écoule depuis la premierepointe du jour jufqu’au lever du soleil, &depuis le coucher du soleil jusqu’à la nuitfermée. V. JOUR , LEVER , bc.
On suppose ordinairement que le crépus-cule commence & finit , quand le soleil està dix-huit degrés au-deíïòus de l’horifon.II dure plus long-temps dans les solsticesque dans les équinoxes , & dans la sphereoblique que dans , 1 a sphere droite. On enpeut voir la raison dans les infi. aflronom.de M. le Monnier , page 4° S bsuiv.
Les crépuscules font causés par la réfrac-tion que souffrent les rayons du soleil enpaíïant par l’atmosphere , qui réfléchit en-suite ces rayons jusqu’à nos yeux. En effetsupposons un observateur en O ( PI. astro-nomique yfig. 4 z. ) , dont l’horison sensi-ble soit A B , & que Je íbleil sont au-des-sous de Phorison ; le rayon E T du soleilentre d’abord dans Patmosphere en E , &devroit naturellement continuer sa routesuivant E T, en s’éloignant de la terre. Or,comme les couches de Patmosphere sontd’autant plus denses qu’elles font plus pro-ches de la terre, les rayons du soleil passentcontinuellement d’un milieu plus rare dansun plus dense ; ils doivent donc se rompre( voye\ Réfraction ) en s’approchanttoujours de la perpendiculaire , c’est-à-diredu demi-diametre C E. Par conséquent cesrayons n’iront point en T , mais viendronttoucher la terre en D pour tomber ensuitefur A en un point de Phorison sensible , &de tous les rayons qui font rompus en E ,aucun ne peut arriver en A que le rayon AD. Or 3 comme les particules de l’atmos-
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phere réfléchissent les rayons du soleilj voyei Réflexion ) & que l’angle D AC est égal à C A O , les rayons réfléchis enA viendront en O , lieu du spectateur jainsi le spectateur recevra quelques rayons,& par conséquent commencera à apperce-voir la pointe du jour.
On peut expliquer de la même maniéréle crépuscule du soir par la réfraction & laréflexion des rayons du soleil.
L’abaissement du soleil sous Phorison , aucorhïfiencement du crépuscule du matin ,ou à la fin du crépuscule du soir , se déter-mine aisément ,• savoir, en observant le mo-ment où le jour commence à paraître lematin , ou bien celui où il finit le soir ; &trouvant ensuite le lieu du soleil pour cemoment , & par conséquent la quantitédont il est abaissé au-dessous de Phori-son.
Alhazen la trouve de dix-neuf degrés ,Tycho de dix-sept, Stevin de dix-huit ,Caílini de quinze ; Riccioli le matin dansles équinoxes de , le loir de 2cri oys , lematin au solstice d’été de 2i d if , & lematin au solstice d’hyver de 1 ij'. Wolf,élémens d’astronomie.
On ne sera point étonné de la différencequi se trouve entre les calculs de tous cesastronomes , si on remarque que la causedu crépuscule est sujette aux changemens*En effet, si les exhalaisons répandues dansPatmosphere sont plus abondantes ou plushautes qu’à Pordinaite , le crépuscule dumatin commencera plutôt, & celui du soirfinira plus tard que de coutume ; car plusles exhalaisons seront abondantes , plus il yaura de rayons réfléchis ; par conséquentplus la lumière fera grande , & plus les ex-halaisons seront hautes , plus elles serontéclairées de bonne heure par le soleil. Aquoi on peut ajouter que quand Pair est plusdense , la réfraction est plus grande ; & quenon-seulement la densité de Patmosphereest variable , mais auílì fa hauteur par rap-port à la terre. Cependant il paraît qu’au-jourd’hui les astronomes conviennent assezgénéralement de prendre 18 degrés pour laquantité du moins moyenne de Pabaissementdu soleil , à la fin ou au commencement ducrépuscule.
De ce que nous venons de dire , il s’en-