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Tome neuvième.
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„ fievre, par laquelle la cause de la maladie„ est incorporée dans l’humeur purulente ,„ & chassée avec celle-ci hors des voies de„ la circulation par les excrétoires du„ corps.» C’est - là le juge-

ment porté par sauteur du journal des sa-vans ( Juill. 2745), fur ce que M. Ques-nay avance au sujet des crises.

L’académie de Dijon avoit proposé pourle prix de l’année 17^1 , d ’examiner fi lesjours critiques font les mêmes en nos cli-mats , qu’ils étoient dans ceux où Hippo-crate les a observés , fi? quels égards on doity avoir dans la pratique. L’académie a cou-ronné la dissertation de M. Aymen, doc-teur en médecine. Cette dissertation vientd’être rendue publique. Je de saurois m’em-pêcher á’en dire ici quelque chose', & je nemanquerai pas de parler de celle de M.Normand , médecin de Dole , qui avoit étéadressée à la même académie, & qui a vu lejour par hasard,

M. Aymen prétend que dans nos climatsles jours critiques font les mêmes que dansceux où Hippocrate les a observés y que tousles jours de la maladie font décrétoires oucritiques ; que ces jours critiques exijlentréellement , mais qu’ils ne font pas bornésau nombre septénaire ou quartenaire; qu’ilsarrivent aujji les autres jours y que la com-binaison , le rang des jours décrétoiresprouvent lasuperjîition des anciens , fi? quecette doctrine ejl fondée fur les observationsd’Hippocrate.

J’emploie les propres expressions de M.Aymen. Telle est son opinion sur la pre-mière partie de la question proposée , quiest celle sur laquelle il s’est le plus étendu.II établit son sentiment, en faisant Pénu-mération d’une grande quantité d’observa-tions répandues dans les différens auteurs. IIcommence par le premier jour , il finit parle vingtième ; & il prouve par des faits qu’ily a eu des crises dans tous ces jours , le pre-mier , le second , le troisième , le quatriè-me , le cinquième, fisc. jusqu’au vingtième( & non le 21 ) ; d’où M. Aymen conclutque les crises arrivent dans tous les joursd’une maladie indifféremment. Cette con-clusion paroît d’abord nécessaire & éviden-te ; elle peut pourtant donner lieu à quel-ques considérations particulières, qui me

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paroissent mériter Pattention de sauteur.

i°. Les partisans de Pantiquité ne convien-dront pas avec M. Aymen qu’Hippocrateait cru que les crises _ se font dans tous lesjours d’une maladie indifféremment. Cettedoctrine , dit-il, ejl la même que celle ducélébré auteur des Coaques. Comment celaseroit-il possible , puisqu’Hippocrate paroîtavoir établi dans les Aphor. 2.3 fi? 2.4 de laseconde section ; Aphor. 36* fi? 3z.secl.tj.jib.I, des Épid.fect. 3. Coac. prcenot. prcesag.liv. 3 & ailleurs, qu'd y a des jours qui fontles uns plus remarquables & plus heureuxque les autres ? D’ailleurs tous les commen-tateurs , les Grecs & les Arabes qui ont tra-vaillé après lui, se font appuyés de fa déci-sion là-destiisy il est regardé comme le créa-teur des quartenaires & des septénaires, ainsique de toute la doctrine que j’ai exposée ci-destùs : Septenorum quartus est index , al-teriusseptimanœ , octavus principium ' estautem fi? undecimus contemplabilis ; ipseenim quartus ejl alteriusseptimance , rur-sùs vcro fi? decimus-septimus contemplatiflis , ipse fiquidem quartus ejl à quarto-deci-mo septimus vcro ab undecimo , dit Hip-pocrate , Aphor. z/j. ,sect. z. Voilà les sep-ténaires , les quartenaires, les indices, lesjours vuides & les critiques établis dans uraseul aphorisme.

On est donc très-formellement opposé àHippocrate , lorsqu’on soutient que tous lesjours font indifférons pour les crises. II estbien vrai qu’on peut prouver par les obser-vations répandues dans les différens écritsd’Hippocrate, qu’il est en contradiction aveclui-même , comme je Pai remarqué au com-mencement de cet article ; mais Galion ,Dulaurens & tous les autres tâchent de con-cilier ces contradictions, comme je Pai aussiobservé. Les adversaires d’Hippocrate s’enfont servi pour détruire son opinion. M.Aymen auroit donc pu raisonner ainsi : Jeprouve par les observations d’Hippocratemême , qu’il se fait des crises dans d’autresjours que les jours appelles critiques ; je nefuis donc pas du sentiment d’Hippocrate.C’est , encore une fois , le raisonnementqu’ont fait les antagonistes de ce médecingrec. D’ailleurs tous les partisans des crises t& notamment Galien , de dieb. decret. cap .ij. lib. /, ont avoué que les jours indicesD d d d d d 2