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& les jours vuìdes pouvoient juger quelque-fois. C’est-là encore une observation que j'aifaite plus haut, & que je devois à la bonnefoi des anciens. Je n’en connois point quiaient dit formellement que les crises nepouvoient se faire que les jours qu ils ontdésignés , pour me servir de l'expreíïion deM. Aymen ( p. FL. ) c’est-à-dire , les joursvraiment critiques. 11 s’agit de savoir s’iln’ya pas des jours qui jugent plus parfaitement,plus heureusement & plus communémentque d’autres.Za nature a plutôt choisi le sep-tième qu’un autre nombre ( dit Dulaurens ,trad. de Gelée ) pour ce que Dieu le pere Úcréateur de toutes choses , lui a imposé cetteloi ; car il a sanctifié ïe septiemejour ; il Varecommandé aux enfans d’Israël, comme leplus célébré de tous,fi s’efì voulu reposer eniceluideses œuvres , après avoir parachevéla création : & partant la nature particu-lière , comme chambrière & imitatrice deV universelle , fait en chaque septième jourdes crises parfaites ..... ses crises se fontaussi quelquefois aux jours intercalaires.
2°. M. Aymen dit lui-même qu ’Hippo-crate observa le premier les crises eu le chan-gement subit de la maladiequi suit V éva-cuation ( ce qui est fort douteux , pour ledire en pastant, comme on peut s’en con-vaincre dans le commentaire d’Hecquet furles aphorismes.) M. Aymen ajoute qu ’lsip-pocrate vit que ce changement arrivoit plussouvent certains jours que d’autres', qu’ilnomma ces jours critiques ou décrétoires ,-(p. 24. ) que les crises arrivent plutôt cer-tains jours que d’autres. II convient [p. z8.)que les maladie finissent le plus souvent lesjours qui ont été remarqués y que quelquesasséchons ont leur temps limité :( p. 4 t.)que dans notre partie du monde les mala-dies aiguës finissent le plus souventles joursque les médecins ont notés (p. 108.) queplusieurs maladies font terminées le mêmejour , c’efl-à-dire dans un espace réglé ; queles maladies font terminées d’une ou d’au-tre façon , plus souvent certains jours qued.’autres. II y a donc des jours critiques mar-qués : tous les jours ne font donc pas criti-ques indifféremment ; ils n’ont pas la mêmeforce ,\a même vertu ; ou s’il font critiques,ce n'est que par accident comme disoientîcs anciens. Inobservation des jours n’est
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donc point une observation inutile £? supers-titieuse , diroient les amateurs de la vieillemédecine.
3 0 . Ils pourroient encore dire , en lisantl’ouvrage de M. Aymen , que puisqu’il don-ne un moyen certain de déterminer le jourcritique , qui efi de faire attention auxjours indicatifs , & qu’il soutient sur laparole de Solano qu’il cite , que tous lesjours , quels qu’ils soient pour le quantiè-me , dans lesquels on apperpoit les figuesindicatifs d’une crise décisive , doiventêtre tenus comme le quatrième jour avantla crise à venir : les partisans des anciens,pourroient, dis-je, avancer qu’il faut qu’il yait quelque différence entre le jour indicatif& l’indiqué ou le. critique , & plus encoreentre ces deux jours & les intermédiaires,que Galien auroit appellés vuides. Or fíplusieurs observations ont démontré quele quatrième jour , par exemple , est sou-vent indicatif du septieme, & le onziè-me du quatorzième , &c. ( ce que lesanciens prétendent, ainsi que Solano , queM. Aymen ne peut pas récuser ), il estessentiel de se le tenir pour dit dans letraitement des maladies ; d’où il fuit qu’ily a une différence marquée entre les jours.C’est fur ces différences que font fondéesles réglés d’Hippocrate & de Galien. II estbon de remarquer que M. Aymen estbeaucoup plus opposé à ces réglés , parexemple , que Chirac , comme on peut levoir dans ce que nous avons rapporté ci-deííus de ce dernier ; ainsi Chirac qui dé-chire les anciens par ses épigrammes , estplus conforme au fond à leur maniéré depenser , que M. Aymen qui ne cesse d’enfaire l’éloge.
4 0 . Quant à la maniéré dont M. Aymenprétend prouver son opinion , on ne peuts’empêcher d’être surpris qu’après avoiravancé(p. 107.). que les crises font indiquéesquatre jours avant qu 1 elles arrivent, & queles signes de cochon précédent toujours lejugement ; il s’efforce d’établir par desfaits pris dans les différons auteurs, quele premier jour, le deux , & le trois fontdécrétoires ; car enfin ou ces jours ne fontpas décrétoires, ou la crise ii’est pas indi-quée quatre jours avant qu’elle arrive , oubien les signes de coction ne précédent pas