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Tome quatorzième.
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FET

íìnsi le public n’y étoic pas regulierementobligé ; dans la plupart, on ne s abstenoitni de travailler ni de rendre la justice dansles tribunaux ; 8c Jules Capitolinremarqueque l'empereur Antonin régla qu'il y auroittrois cens trente jours dans l'année où l'onpourroit vaquer librement à ses affaires :en forte qu’il n’en restoit plus que trente-cinq qui fussent universellement fêtés.

II y a volt outre cela des fêtes qui ne re-venoient qu’après un certain nombre d’an-nées révolues, comme les jeux capitolinsqui ne íe célébroient que tous les cinq ans,les jeux séculaires qu’on ne renouvellentqu’au bout de cent ans, 8c d’autres fêtesqui recommer.çoient tous les dix, vingt,ou trente ans , 8c qui étoient généralementobservées. C G)

Fêtes des Mahométans. Laf&edesma-hométans par chaque semaine est le vendre-di : ce jour est pour eux ce qu’est pour nousle dimanche, 8c ce qu etoit pour les juifs lesabbat , c'est-à-dire le jour de la priere pu-blique. Ilsont outre cela deux/èreífolemnel-ies : la premiere appellée la fête des viclimes ,qui se fait le dixieme jour du dernier moisde leur année ; la seconde est celle du baì-rnm , qui termine le ramadhan ou carême,Voy . Batram O Ramadhan.

Fêtes des Chinois. Ces peuples célèbrentdeux fêtes solemnelles dans l’année , en mé-moire de Confucius, ôc d'autres moins so-lemnelles en d'autres jours de l’année. Ils of-frent auífi deux fois l’an des sacrifices solem-nels aux esprits de leurs ancêtres défunts, &d’autres moins solemnels chaque mois dansla nouvelle Sc dans la pleine lune , le pre-mier jour de l’an , & dans les solstices. Lequinzième jour de la premiere lune de leurannée , ils allument , en ligne de fête , ungrand nombre de feux 8c de lanternes. Lecinquième jour de la cinquième lune , <3c lequinzième jour de la huitième , font encorepour eux des jours de fêtes. Voye-^ Chinois.Les Indiens orientaux font auilides íblem-nités, tant en automne que dans les autresfaisons , en l’honneur de leurs idoles. Lessauvages d’Amérique ont auíïi les leurs.Voyc{ Fêtes des Morts. Enfin il n’est pointde peuple qui n ait eu ses fêtes , pour peuqu’il ait professé quelque religion. (G)

Fêtes des Chrétiens , ( HiJÌ. eccléf. jTome Xir,

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Les fêtes prises en général & dans leur insti-tution , font proprement des jours de ré-jouissance établis dans les premiers tempspour honorer les princes & les héros, oupour remercier les dieux de quelque événe-ment favorable. Telles étoient les fêtes chezles peuples policés du paganisme , & telle està peu près l’origine des fêtes parmi les chré-tiens; avec cette différence néanmoins, que,dans l’institimon de nos fêtes , les pasteursont eu principalement en vue le bien de lareligion & le maintien de la piété.

En révérant par des fêtes des hommesqu’une vie sainte & mortifiée a rendus re-commandai, les, ils ont voulu nous proposerleur exemple, 8c nous rappeller le souvenirde leurs vertus ; mais fur-tout en instituantleurs fêtes , ils ont voulu consacrer les grandsévénemens de la religion ; événemens parlesquels Dieu nous a manifesté íes desseins,fa bonté , fa puissance. Telles font dans lechristianisme la naissance du Sauveur, & sarésurrection ; telles font encore l’ascenfion ,la descente du 8. Esprit, &c.

Les fêtes , qui n'étoient pas d’abord engrand nombre , se multiplièrent dans la fuiteà l’excès ; à la fin tout le monde en a sentil'abus. Ce fut l'un des premiers objets de ré-forme parmi les protestans. On a de mêmesupprimé bien des fêtes parmi les catholi-ques ; 8c il semble que l’usage soit aujour-d’hui de les retrancher presque partout. Ceschangemens au reste se font tous les jours parles évêques, fans que l’égliíe ni le gouverne*ment aient rien déterminé là-dessus ; ce quiseroit néanmoins beaucoup plus convenable,pour établir l’uniformité du culte dans lesdifférens diocèses.

Quand l’esprit de piété n’anime point lesfideles dans la célébration des fêtes , ce quin’est que trop ordinaire aujourd hui parminous , il est certain qu’elles nuisent sensible-ment à la religion ; c'est une vérité que Dieua pris foin d’annoncer lui-même par la bou-che d’Isaïe, & que M. Thiers , enrr’autresmodernes, a bien développée de nos jours. :

On n’a pas démontré de même , quant àl’intérêt national, à quel point le public étoitlésé dans la cessation des travaux , prescritéaux jours de fêtes. C’est là néanmoins unédiscussion des plus intéressantes; 8c c’est àquoi cet article est principalement destiné.

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