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Tome quatorzième.
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formée*. Elles diffèrent de celles de Mesué,en ce qu'on en a retranché l’épithyme , lespicanard, la cannelle, le gingembre , lebdellium Sc l’euphorbe , & qu il a employéle sirop de pomme composé du roi Sapor ouSabor, à la place du suc de poireau.

Les pilules fétides majeures de la pharma-copée de Paris, diffèrent de celles de Meíué,en ce qu’on en a retranché l'euphorbe, Scqu’on y a ajouté la myrrhe Sc l'affa feetida ,& qu’on a substitué avec Lemery le sirop depomme au site de poireau.

Ces pilules font hydragogues , fondantes,hystériques, emménagogues : elles ont étérecommandées par les anciens médecins,quiosoient employer des remedes héroïques,beaucoup célébrés, contre les obstructions,les suppressions de réglés Sc les vuidanges,les vapeurs hystériques, la goutte, l’hydro-pisie , le rhumatisme , certaines coliques,&c. Mais la médecine moderne proscrit,sans doute trop généralement, les remedesde cette clasté. F. Héroïque (traitement.)

Les pilules fétides mineures font absolu-ment hors d’usage parmi nous. La facultéde médecine de Paris ne les a pas fait en-trer dans ía pharmacopée, (b)

Fétide, ( Chymie .) On donne ce nom àquelques huiles tirées des végétaux Sc des ani-maux par la violence du feu. V. Huile, (b)FETMENT, f. m. (Commerce.) mon-îioie d’Allemagne ; c’est la moitié du pétri-ment, ou le demi-albs ou fou, ou la vingt-quatrieme partie du kopffîuck, ou six soushuit deniers de France.

FÉTU, f. m. (Hifl. nat. bot.') en latin ,fejlua avenaccaJlerilis elatior. C. B. forte d’a-voine sauvage , qui dans le système de Lin-naius , constitue un genre distinctif déplan-té. Voici ses caractères. Le calice est un, tuyau bivalve, droit, portant des fleursrangées ensemble siir un frêle épi. La fleurest à deux levres, dont l’inférieure a la for-me du calice , Sc est en quelque maniérécylindrique , se terminant néanmoins parun barbillon pointu. Les étamines íbnt troisfilamens capillaires, plus courts que la fleur.Cette fleur entoure étroitement la graine quiest unique, oblongue, même très-aiguë auxdeux extrémités, convexe d’un côté, Se sillon-née de l’autre. (M. lech. D B J au court.)Fétu , ( Géogr. ) petit royaume d’Asii-

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que , fur Ta côte d’or de Guinée, d’environquatre lieues de long , fur quatre de large ;il abonde en fruits , bétail, huile , & pal-miers qui fourniflènt du vin. Les Hollan-dois y ont eu un fort. (D. J.)

Fétu en cul , f. m. (Hìfi. nat. Ornithol.)oiseau ainsi nommé , parce qu’il a dans laqueue deux plumes longues d’un pié Sc plus,qui font si bien jointes l’une à l’autre, qu’el-les paroiflent n’en faire qu’une ; on l'appelleaussi l ’oiseau du tropique , parce qu’il ne íètrouve qu’entre les deux tropiques. Le P. duTertre croit que c’est un oiseau de paradis ;on ne le voit presque jamais à terre , quepour couver Sc nourrir íes petits. Il a lecorps gros comme un pigeonneau, la têtepetite , le bec gros & long comme le petitdoigt, pointu Sc rouge comme du corail ;les pies íont de la même couleur ; celle desplumes est blanche comme la neige. Cetoiseau vole très-haut Sc sort loin des terres »il a un cri perçant. Les Sauvages font grandcas des deux longues plumes de la queue ,ils les mettent dans leurs cheveux , Sc lespastent dans l’entre-deux de leurs narines enguise de moustaches. Hijl. nat. des Antilles ,tome II, pan. %j6. (I)

FEU , íf m. ( Phyjìq.) Le caractère leplus essentiel du feu , celui que tout le mon-de lui reconnoît, est de donner de la cha-leur. Ainsi on peut définir en général le feu ,la matière qui par son action produit immé-diatement la chaleur en nous. Maïs le feuest-il une matière particulière ; ou n’est-ceque la matière des corps mise en mouve-ment ; c’est sur quoi les philosophes fontpartagés. Les scholastiques regardent le feucomme un des quatre élémens ou principesdes corps, en quoi ils ne íbnt pas fort éloi-gnés des principes de la chymie moderne.Voye^ plus bas Feu , (.Chymie.)

Le feu, selon Aristote , raslèmbleíes par-ties homogènes , Sc íepare les hétérogènes ,ce qui n’est pas vrai, du moins en général ;puiique si l’on fait fondre dans un mêmevaíè , du suif, de la cire , de la poix , de larésine, le tout s’incorpore ensemble.

Selon les cartésiens, 1 e feu n’est autre cho-se que le mouvement excité dans les particu-les des corps par la matière du premier élé-ment dans laquelle ils nagent. Voye ^ Car-tésianisme & Matière subtile. Selon