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Tome quatorzième.
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semblée au foyer est encore 1000 fois moinsdense que la lumière directe du soleil. Faut-ils’étonner qu’elle ne produise aucune chaleur?

On rassemble le feu dans les corps en leslaissant pourrir Le fermenter en plein air ; onle voir par les cadavres des animaux, quidéchaussent & se corrompent. Le foin hu-mide que l’on entasse s’éc’nausse auííî 6c mêmes’enflamme, &c. les raisons physiques de cesfaits font inconnues. Enfin on peut exciter1 1 feu par le mélange de différais fluides,par exemple, de l’esprit de nitre avec le seldes plantes. Voyez Effervescence & Fer-mentation ; 6c fur les raisons bonnes oumauvaises qu’on a données de ce phénomè-ne, voye^ Attraction.

On a vu au mot Digesteur l’effet queproduit fur les corps durs, tels que les os desanimaux, la vapeur de l’eau élevée par le feu ;on a vu ausii au mot Eolypiie, l’effet dufeu fur l’eau renfermée dans cet instrument.

Nous ajouterons à ce qui a été dit danscet article, que si on met l’éolypile fur descharhons*ardens, comme il est représentédans la fig. z8 de phyf la compression dela vapeur fur l’eau qui est contenue dans1 eolypiie, fait sortis l’eau du tuyau B C,sous la forme d’une fontaine, jusqu’à lahauteur de vingt pies : au contraire, si onretourne l’éolypile (toujours rempli d’eau&placé fur le feu ), en forte que la partie Aíòit deflotis, 6c par conséquent dans une si-tuation opposée à celle qui est représentéedans la figure, alors il ne fort plus d’eaueu forme de jet, mais la vapeur fort,comme nous l’avons dit, avec bruit, &c enformant un vent violent.

Enfin nous avons parlé dans \article Eaudes effets du feu dans les machines hydrau-liques pour élever l’eau. Voye[ aussi Pom-pe , Machine hydraulique, Ùà Vart.suivant , Vexplication de la pompe à. feu.

Je me contenterai d’exposcr ici l’effet dufeu pour élever de l’eau dans une machineassez iimple, dont M. Muflchenbroek faitla description dans son Essai de phyfiq . p a -ragr. Ûyz. A, fig. zz pneumat. est un vaseposé sur un fourneau D E , dont les ouver-tures /, /, f, font pour laisser échapper lafumée : ce vase est rempli d’eau jusqu’au ro-binet B ; en sorte que depuis B jusqu’à Ail est Yuide : le feu étant allumé, la vapeur

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de l’eau monte par le tuyau GG, 6 c de-làdans le vase H, en supposant que l’on tournele robinet Y, qui forme ou ferme la com-munication entre G G 6 c H, cette vapeurchasse l’air de tout l’espace HIM K O O :fermons ensuite le robinet Y , alors la sou-pape qui est en N, 6 c qui s’ouvre de bas enhaut, n’est plus pressée par l’air supérieurquele tuyau O O contenoit aupara vaut; 6 c l’airextérieur pesant sur la surface de l’eau R , lefait monter par le tuyau R N; elle ouvre la sou-pape N, &c remplit l’espace A' K MI H; qu’onouvre alors une seconde fois le rob net Y, unenouvelle, vapeur rentrera dans H, preflèral’eau, 6 c la fera monter par la soupape M( qui s’ouvre aussi de bas en haut ) , dansle tuyau O O, elle remplira le bacquet F,d’où elle retombera par le tuyau TR. Roy.un plus grand détail dans t endroit cité de M,Mufflhenbroek.

Au reste, en renvoyant a l’article suivant ,St a Machines hydrauliques, pour ledétail 6 c l’explicatíon de la pompe à feu,nous ne pouvons trop nous prestèr d’observerque cette idée appartient primitivement aineFrançois. En 169s , M. Lapin proposa dansun petit ouvrage qu’il publia, la construc-tion d’une nouvelle pompe, dont les pistonsseroient mis en mouvement par la vapeur del’eau bouillante, alternativement condensée6 c raréfiée. Cette idée fut exécutée en 170 ypar M. Dalesme, de l’académie des scien-ces. Voyc{ l’hifoire de cette année-lâ , p. 2 37 ;enfin les Angloisl’exécuterent en grand. C’estpar le moyen de cette machine qu’on dessé-cha les mines de Coudé en Flandres; lesAnglois s’en servent aussi dans leurs minesde charbon; mais ils ne s’en servent pluspour élever les eaux de la Tamise, & celapar deux raisons, parce quelle consume tropde matière, & qu’elle enfume toute la ville.

De l’aliment du feu. On appelle ainsi le$corps qui fervent à augmenter ou à entre-tenir le feu , Sc qui diminuant par son actions’évaporent insensiblement, comme les hui-les que l’on tire ou de la terre, ou des vé-gétaux , ou des animaux, ou de certainsfluides. Yoyei Huile, Phosphore , 6 c sur-tout ce dernier article, où l’on trouvera lespropriétés des corps qu’on appelle de ce nom6 c qui contiennent en plus grande abondanceque les autres la matière du feu.