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hasard il a quelque teinture de physique ex-périmentale , il pourra bien imaginer, sur lechamp des mesures exactes , différens ther-momètres Sc pyrometres bien gradués , biensûrs ; mais ces moyens lui paroîtront aussiinutiles qu'impraticabks , dès qu’il aura ap-pris par fa propre expérience combien il estfacile j fur ce point important de manuelchymique , comme fur tant d’autres de lamême classe , d’acquérir par l’exercice lecoup d’œil ou l'instinct d'ouvrier ; combienl’aptitude que ce coup d’œil dorure est supé-rieure , même pour la précision , à l’emploides moyens physiques, Sc enfin combien lalenteur &c la minutie de ces derniers moyensles rendent peu propres à diriger l’emploijournalier du principal instrument d’un art.Je renvoie encore fur ce point à l’expérience ;car vraisemblablement on ne persuaderajamais par raisons à un savant, tel que jesuppose notre éleve , que les moyens dedéterminer rigoureusement les variationsd’un agent physique , mis en œuvre dansun art quelconque , puissent être de trop ,& que les descriptions exactes , Sc pour ainsidire notées, des opérations de cet art qu’onpourrait se procurer par là , soient uiv bienabsolument illusoire. Voye £ Vart. Chymie.
Ce que nous venons de aire de l’inutilitépratique des mesures physiques de la cha-leur , n’empêche point qu’on ne fut tres-sage d’y avoir recours, si dans un procédénouveau Sc extrêmement délicat, la néces-sité d’avoir des degrés de feu déterminésrigoureusement , constans , invariables ,l’emportoit fur l’incommodité de ces mesu-res. Les bains bouiilans d’huile , de lessiveplus ou moins chargée , de mercure, Scmême de diverses substances métalliquestenues en fusion par l’application de la plusgrande chaleur dont elles seroient suscepti-bles ; ces bains , dis-je , fourniroient ungrand nombre de divers degrés fixes & cons-tans , Sc qu’on pourroit varier avec la plusgrande précision : mais les cas où il seroirnécessaire de recourir à ces expédieras fontttès-rares, si même ils ne font pas de purelpécularion , Sc par conséquent ils ne cons-tituent pas le fond de l’art , r ara nók suntartis.
Gouvernement du feu. Le gouvernementou le régime du feu , qui skie le grand art
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du chymiste praticien , porte fur deux pointsgénéraux : savoir le choix du degré ou desdiverses variations méthodiques des degréspropres à chaque opération , Sc au traite-ment de chaque substance particulière ; Sc laconnoiíîince des moyens de produire cesdivers degrés.
Nous avons répandu dans divers articleschymiques de ce dictionnaire , les comtoisfances de détail que l’expérience a fourniesfur le premier point. On trouvera, par exem-ple , aumot Menstrue , & dans tous lesarticles où il fera question de faction dequelque menstrue particulier , par quel de-gré de chaleur il faut favoriser son action >au mot Digestion , Circulation , Cé-mentation , ùc. quelle chaleur est propreà ces diverses opérations ; aux articles Vin,Végétal , Lait , Huile essentielle ,Muqueux, Ether ,Substance métal-lique , Verre métallique , Nitre ,Sel marin , Vitriol , ùc. ùc. ùc. à queldegré de feu il faut exposer chacune de cessubstances , ou celles dont elles sont retirées,pour les altérer diversement.
D’aillcurs il n’existe dans l’art que peu depréceptes généraux fur cette matière : celuiqui prescrit, par exemple , de commencertoujours par le degré le plus foible, d’éleverle feu insensiblement, de le soutenir pen-dant un certain temps à un degré uniforme,Sc de le laiíler ensuite tomber peu à peu jcelui-là, dis-je, souffre un grand nombred’exceptions , quoiqu’il soit établi dans laplupart des livres de chymie comme la pre-mière loi de manuel, Sc qu’il soit en esternécessaire de l’oblerver dans les cas les plusordinaires , & sur-tout dans toute analyse ,par la chaleur seule des substances végétalesou animales. Voye £ Substances anima-les , ù Végétal , (Chymie) , Sc qu’il faillemême y avoir toujours égard juíqu’à un cer-tain point , ne fût-ce que pour ménager desvaisseaux fragiles : mais un feu trop foible ouélevé trop lentement, est aussi nuisible danscertains cas à la perfection & même au suc-cès de quelques opérations, que le feu tropfort ou poussé trop brusquement, l’est dansle plus grand nombre. Un feu trop foiblelong-temps soutenu rend toit impossible lavitrification de certaines substances métalli-ques (voye{ Verre métallique), Sc