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le biume de soufre, &c. peuvent produire,lorsque leur action est excitée dans des vais-seaux fermés , la plupart même en plein air,peuvent produire , dis-je , dans l’air qui lesenvironne, une commotion donc les redou-tables effets ne font connus que par tropd’exemples. Foyep Poudre a canon ,Fulmination , Ether nitreux , Sou-fre : l’eau mise soudainement en expansionpar un corps très-chaud qui l’entoure exac-tement , tel que l’huile bouillante ou le cui-vre en fusion , lance avec' force ces corpsbrûlans de toute part ; elle fait éclater avecplus de violence que l’air le plus condense,un vaisseau exactement fermé, dans lequelon l’a faitbouiilir. On trouvera un plus granddérail fur ces matières dans les articles parti-culiers. Fove^fur-tout à l’article Soufre ,l’histoire abrégée de l’accident rapporté parFr. Hoffmann, Obs phys. chymic. felecl,lib. 3°. obs. 15. Au reste , on se rend si fa-milières par l’usage les précautions à pren-dre courre ces divers accidens , qu’on nepeut les ranger raisonnablement qu avec lesévénemens les plus fortuits, 8c dont on doit 1le moins s’alarmer. (b)
Feu central & Feux souterreins.( Pkyfiq. ) Quelques physiciens avoient pla-cé au centre de la terre un feu perpétuel , :nommé central , à cause de sa situation pré-tendue ; ils le regardoient comme la causeefficiente des végétaux, des minéraux & desanimaux. Etienne de Clave emploie les pre-miers chapitres du XI livre de ses traités phi-losophiques , à établir l’existence de ce feu.René Bary en parle au long dans fa physi-que, & s’en sert à expliquerentr’autre chose,la maniéré dont l’hiver dépouille les arbresde leur verdure. Comme la chaleur du soleilne pénétré jamais plus de 10 piés en avantdans terre , ils attribuoient à ce feu toutes lesfermentations & productions qui font horsde la portée de faction de cet astre. Le feucentral qu’ils appelloient le soleil ù la terre,concouroit dans leur système avec le soleildu ciel, à la formation des végétaux. M.Gassendi a chassé ce feu du poste qu’on luiavoir aíïxgué, en faisant voir qu’on savoirplacé sans raison dans un lieu où l’air Sc l’a-liment lui manquoient ; & que tout ce qu’onpouvoir conclure des feux qui fe manifestentpar diverses éruptions 8c autres signes, c’estTut ne XI F,
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qull y a effectivement des feux souterreinsrenfermas dans diverses cavernes , où desmatières grastes , fulphureuses & oléagineu-ses les entretiennent. L’txistence de ces feuxest incontestable. 1 0 . Ils st font sentir dansles bains chauds & dans les fontaines quibrûlent.
a 9 . Ils íe manifestent par une foule devolcans, qui font répandus dans toutes lesparties du monde 3 oij trouve près de cinqcens de ces volcans on montagnes brûlan-tes , dans les relations des voyageurs. Foy,Volcans. ,
3 c . Ils font attestés par le témoignage deceux qui travaillent aux mines métalliques.Les mineurs assurent que plus on creuseavant /en terre , plus oy .éprouve une cha-leur très-incommode , & qui s’augmentetoujours á mesure qu’on descend , íur-toutau-destous de 480 piés de profondeur. Lesfourneaux souterreins fervent à fondre ôcpurifier les métaux dans le sein des minie«r es , comme dans autant de creusets fabri-qués par la terre. Ils distillent auffi dans leíparties creuses de l’intérieur de la terre ,comme dans autant d’alambics, les matiè-res minérales, afin d’élever vers la surfacede la terre, des vapeurs chaudes & des es-prits alumineux , iùlphureux , salins, vi-trioliques, nitreux , ct c. pour communi-quer des vertus médicinales aux plantes& aux eaux minérales. Quand l’air man-que à ces feux renfermés, ils ouvrent le hautdes montagnes, & déchirent les entraillesde la terre, qui en souffre une grande agi-tation. Foye^ Volcan ct Tremblementde terre. Quelquefois quand le foyer estsous la mer, il en agite les eaux avec uneviolence qui fait remonter les fleuves , Scqui cause des inondations. Voye ç Inonda-tions. C’est à cette cause qu’on doit attri-buer les tremblemens de terre 8c une partiedes inondations qu’on a estuyés dans plu-sieurs endroits dc l’Europe en 17s fi annéequi sera tristement fameuse dans i’histoire.Poyei Lisbonne , &c. Il paroît par les his-toriens , que l’année 1 f 31 ou 1530, selond’autres maniérés de compter , fut auffi fu-neste à l’Euiope & à Lisbonne en particu-lier; que les tremblemens de terre & les inon-dations y furent considérables. Des feux sou-teireins, ií y en a qui saisiraient parl’effet.