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vescencedortuite de quelques mélanges pro- 'prés à exciter du feu ; mais il est probableque d’autres ont été placés de tous tempsdans les entrailles de la terre ; pourquoi n’yauroit-il pas des réservoirs de feu comme ily a des réservoirs d’eau ? Lisez le mémoiresur la théorie de la terre , inséré à la fin deslettres philosophiques fur la formation des,sels & des crystaux, &c. par M. Bourguet.Cet auteur prétend , " que le feu consume» actuellement la terre ; que 1 effet de ce feu» va insensiblement , en augmentant, &» qu il continuera de même jusqu’à ce qu’il» cause l’embraiement dont les anciens phi-» losophes ont parlé , &c. -- Cet article ejìtiré des papiers de M. Formey.
Feux follets , (Ambulonesr.) ceiíonrde petites flammes foibles, qui volent dansf air à peu de distance de la terre, & quiparoiflent aller çà & là à l’aventure. Onen trouve ordinairement dans les lieux gras,marécageux , 8c dans ceux d où l'on tireles tourbes. On en voit auílì dans les ci-metières , près des gibets & des fumiers ; ilsparoiflent fur-tout en été & au commence-ment de l’automne, & il s'en rencontre da-vantage dans les pays chauds que dans les 'pays froids. De-là vient qu’ils font communsen Ethiopie 8c en Espagne, mais ils font ra- 'res en Allemagne.
Ils paroiflent suivre ceux qui les évitent,& fuir ceux qui les. poursuivent. Voici pour-quoi, Le moindre mouvement fait avancerces petites flammes » de forte que lorsqu’onvient à leur rencontre , on les chaflè devantsoi, à l’aide de l'air que l'on pouflè en avant, :ee qui donne lieu de croire quelles fuientceux qui vont à leur rencontre. Lorsqu’onles a à dos, on laide comme un vuide der- ;riere foi, de forte que l’air qui se trouve der-rière ce vuide, venant à s’y jeter dans l’ins-tant & à le remplir, emporte en même tempsces petites flammes, qui paroiflent suivreLhomme qui marche devant elles.
Lorsqu’on les saisit, on trouve que ce n’estautre chose qu’une matière lumineuse , visqueuse & glaireuse , comme le frai de gre-nouilles. Cette matière n’est ni brûlante nichaude. Il paroît que c’est une matière com-me le phosphore , laquelle doit son origineaux plantes pourries, & aux cadavres, &c.«omxue eUevieatà être çnsuite élevée day$.
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l’air parla chaleur du soleil, elle s'y épaissit Les’y condense par le froid qui survient le soir.Le soleil fait ici le même effet que le f u ar-tificiel ; 8c la vapeur de seau ne produit dansl’air qu’une légère condensation. Tous lespoissons pourris luisent la nuit, comme sic’étoit du f u , & on a aussi observé la mê-me chose en été à l’égard de quelques ca-davres. Le peuple de la campagne croit queces pentes flammes sont de malins espritsou des âmes damnées, qui vont roder par-tout , 8c qui étant mortes excommuniées,conservent toute leur malice. Il y a encoreune autre espece de feu follet, appelle enlatin ìgnis lamhens . Ce n’est autre chosequ’une petite flamme ou lumière , que l’onvoit quelquefois fur la tête des enfans 8c furles cheveux des hommes. On en remarqueaussi de semblables fur la crinière des che-vaux quand on la peigne.Ces petites flammesn’appartiennent point aux météores aériens,quoique les anciens philosophes les aient mi-ses dans cette classe. C’est une espece dephosphore produit par la nature du corps ,8c que l’on pourroit imiter. L’exhalaisononctueuse de la tête s’attache aux cheveux ,8c s’enflamme aussi-tôt qu’on les frotte ouqu’on les peigne. Les anciens regardoientcomme un feu sacré les petites flammes quiparoifloient fur la tête des enfans, 8c en ti-raient d’heureux présages. Foy. ce que Ci-céron , Tite-Live, Florus ,8c Valere-Maxi-me disent de Servius Tullius encore enfant.Joignez-y le récit de Virgile dans l’Enéïde,livre 11, v. 68o , &c. Les étincelles qui sor-tent dans l’obscurité du dos des chats en lefrottant à contre-poil, lbnt de même natureque 1 ’ignis lambens. Article de M, For-mey , qui l’a tiré de XEssai de pkyfijue deM. Muffchenbroek, tom. II, p. 8$$ & suiv.
Il est évident, par ce qui fera dit plus basau mot Feu électrique, que la matièredes feux follets n’est autre chose que la ma-tière même de l’électricité.
Feu S. Elme. On appelle ainsi de peti-tes flammes que l’on voit fur mer dans lestemps d’orage aux pavillons, aux cordages,aux mâts , 8c à toutes les parties saillantes8c supérieures du vaisseau. Ce feu qu’on aaussi nommé caflor & pollux, n’est encoreautre chose que le feu électrique. Voye f’ar-ticle suivant. On peut voir un plus long dé-