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Tome quatorzième.
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F E Ú

taìl sur le feu S. Elme dans M. Mufsoh.Essai de physique , §. 1684 & Juivans. On ytrouvera fes conjectures fur la cauíède cephénomène , & ce que les anciens en ontraconté. Plutarque , dit-il, rapporte dans lavie de Lysandre , que ces flammes se te-noient aux deux côtés de ton vaiflèau , Scqu'on les vit auíTì luire autour du gouvernail.Frésier remarque dans Ion voyage à la merdu Sud , qu après une tempête de 13 heu-res , il parut la nuit une lumière aux verguesdu vaisseau , d’où elle s’élança comme unefléché jusqu au milieu du hauban , d'où elledisparut en un clin d'œil.

La tradition des anciens.au sujet de cespetites flammes , eít fort fabuleuse. Ils di-soient qu’une seule de ces petites flammesétoit un mauvais pronostic , Sc présageoitde forage ; au lieu que deux étoit un pré-sage heureux , Sc un ligne que le calme al-loit succéder à la tempête. Pline dit en esset, que lorsqu'il vient une petite flamme ouétoile , elle coule le navire à fond, Sc qu’elley met le feu lorsqu’elle descend vers la quilledu vaiiseau.

Cardan rapporte, que lorsqu’on en voitune proche du mât du vaisseau, Sc qu ellevient à tomber elle fond les badins de cui-vre , Sc ne manque pas de faire périr le vaisíèau. Mais íi ce que dit cet auteur étoit vrai,on ne verroit presque jamais revenir aucunvaiflèau des Indes, puiíqu’il ne íè fait guerede voyage , fans que les mariniers apper-çoivent pendant la tempête ces petites flam-mes , qui tombent çà Sc là fur le vaisseau.Voye[ Mufíchenbr. loco citato. Voye £ aujfiMétéore , Sec . C O )

Feu électrique , phénomène de l’é-lectricité. Nous appercevons Xcfuéleclrique,lorsque la matière de l'électricité étant suf-fisamment raslemblée Sc dirigée d une ma-niéré convenable, éclate Sc brille à nos yeux,s’élance comme un éclair, embrase , fond,

& consume les corps capables d'être consu-més , Sc produit dans ces corps plusieurs ef-fets du feu ordinaire.

On entend audì par le feu électrique , cefluide très-délié & très-actif, qui est répan-du dans tous les corps , qui les pénétré , Scles fait mouvoir suivant de certaines loix d’at-traction Sc de répulsion, Sc qui opéré en unmot tous les phénomènes de l'électricité. On

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’ «. donné à ce fluide le nom de feu , à causedes propriétés qui lui sont communes avecle feu élémentaire, entr autres celle de luireà nos yeux au moment qu'il s’élance avecimpétuosité pour entrer ou sortir des diffé-rais corps, d'allumer les matières inflam-mables, &c. Foyeç Feu.

Nous devons donc considérer le feu élec-trique sous deux points de vue d.fférens:premièrement comme phénomène de l'é.-lectricité ; nous examinerons fa. production,íà force , fa propagation, &c. Ensuite nous; le considérerons comme cause des effets dcl’électricité , & nous rapporterons les fenti-meus des principaux physiciens, fur ía na-ture Sc fur la maniéré dont il produit les-phénomènes électriques.

Otto Guericke Sc Boyle ont remarquéqu’en frottant vivement de certains corpsélectriques, ils répandoient une lumière plusou moins vive dans l’obsourité, que quel-ques-uns, comme les diamans, conservoiencpendant un temps assez considérable. Ontrouve dans le recueil des expériencesd’Flauksbée , une fuite d’obfervations très-curieufes fur la lumière que répandent plu-sieurs corps frottés contre différentes matiè-res , tant en plein air que dans le vuide dela machine pneumatique : mais alors lesphysiciens regardoient certe lumière plutôtcomme un phosphore , que comme le fluideélectrique rendu sensible à nos yeux par Fes-ser du frottement.

Ce fut à l’occasion de la douleur que res-sentit M. Dufay , en tirant par hasard uneétincelle dc la jambe d'une personne suspen-due fur des cordons de soie , qu’il pensa quela matière électrique étoit un véritable feu ,capable de brûler austì bien que le feu or-dinaire ; & que la piqûre douloureuse qu’ilavoir ressentie , étoit une vraie brûlure. En-fin plusieurs savans d’Allemagne ayant ré-pété les expériences de M. Dufay, & pour-suivi fes recherches, M. Ludolf vint à boutd’enflammer l’efprit-de-vin par une étincelleélectrique qu’il rira du pommeau d’une épée,

Sc confirma par cette belle expérience, la véri-té de ce qu’avoit avancé M. Dufay, fur la resfembìance du feu Sc de la matière électrique.

On fait aujourd’hui que tous les corps fusceptibles d’électricité, c’est-à-dire presquetous les corps de la nature, font apperçevoii