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Il est vrai qu’il n est pas facile de com-prendre au premier abord, comment lesmouvemens de 1 ether peuvent être assez va-riés dans un même corps, par exemple dansune barre d’acier, pour produire à la fois& fans le moindre trouble , les esters de gra-vité, de ressort, de magnétisme, Sc d’élec-tricité. Car pour nous borner seulement auxeffets de chaleur & d’électricité, il est incon-testable qu’ils existent souvent ensemble dansles mêmes corps, & qu’ils y font suscepti-bles ^accroissement Sc de diminution indé-pendamment l’un de 1 autre.
On fait, par exemple, qu une barre de ferpeut être échauffée jusqu au blanc dans unede lés parties, cu refroidie par le plus grandfroid j agitée , dilatée , ou condensée auxplus grands degrés auxquels nous puissionsparvenir, fans que tous ces différens effetsapportent de changement sensible à son étatd'éiectriciré ; & réciproquement un corpsrempli de matière électrique, attire & re-pousse de très-loin les corps légers, contracteune atmosphère très-feníible, étincelle mê-me de toute part, fans qu'il en paroisse pluséchauffé, ni le moindrement augmenté devolume. Or on peut demander commentI ether appliqué en si grande abondance àdes corps très-échauffés ou très-électrifés,ne produit-il pas quelque chaleur , quelquedilatation sensible dans ceux-ci, ou quel-ques effets d’attraction Sc de répulsion dansceux-là ; comment le milieu de cette barre ,entouré ou pénétré de 1 ether igné, n’arrête-il pas, n’absorbe- t-il pas , ne dissipe, ne ra-réfie-t-il pas sécher électrique que l’on acommuniqué à la barre ? enfin comment lamatière électrique, loin de se confondre avecl’atmofpbere du fer embraie, la pénetre-t-elle, s’étend-elle , fe conftrve-t-elle dans unedensité uniforme, aussi bien fur la partiela plus échauffée de la barre, que fur cellesqui font demeurées froides ?
Il faut avouer que ces différens mouve-mens d’un même fluide qui s’exécutent àla fois dans un corps, ne fe présentent pasbien clairement à l’efprit j cependant ce fyi-tême est encore le plus simple : car si onsaisi» t dépendre cts mêmes effets de cha-leur & d’électricité, de deux différens flui-des qui exerçassent en même temps & fanssojifufiozt chacun leurs mouvemens pardeu-
F E U ipi
liers, il est clair que cette explication nesiroit pas plus heureuse, Sc deviendrait su-jette à des difficultés d’autant plus grandes ,qu’on auroit à rendre raison d’un plus grandnombre d’tffets, comme dansl’exemple d’u-ne barre d’acier , dans laquelle on considére-rai t les effets de pesanteur, de ressort, de du-reté, d’électricité, de magnétisme, de cha-leur, &c.
On peut citer en faveur de ceux qui réad-mettent que l’éther pcfur cause de la plu-part des phénomènes, des exemples de plu-sieurs esters différens qui font produits pardes mouvemens variés d’un même fluide;.
Par exemple, le vent Sc le son font deuxeffets rrès-différens, qui dépendent certaine-ment de deux mouvemens bien distinctsexcités dans l’air ; Sc l’on est très-affuré queces deux fortes de mouvemens peuventexister ensemble ou séparément dans ce flui-de , fans qúe la violence de l’un puisse ja-mais nuire à l’uoiformité de l’autre.
Le sm différemment modifié dans unmême corps, produit les effets de chaleur, dedilatation, de coruscatìon. La lumière du so-leil réfléchie par un miroir concave, échauffedes particules de fable exposées au foyer, Scles dissipe par une répulsion semblable à cellequelles éprouveraient, si elles étoient pla-cées fur’l’extrémité d’une barre de fer électri-fée. Or, pour nous rapprocher de notre ob-jet, le fluide électrique produit, quand nousvoulons, des effets d’attraction, des étincellesSc du magnétisme. En effet, l’explofion d’uneviolente étincelle électrique altéré quelque-fois la boussole ou aimante de petites ai-guilles , suivant la direction que l’on donneà cette étincelle : or il y a long temps quel’on a observé qu’un éclat de tonnerre ( quin’est qu’une grosse étincelle électrique ) estcapable d’aimanter toute forte d’ourils defer Sc d’acier enfermés dans des caisses; dedonner aux clous d’un vaisseau assez de vertumagnétique pour faire varier d’asièz loin lesboussoles; en un mot, de changer en véri-tables aimans les croix de fer des anciensclochers, qui onr été plusieurs sois exposésaux vives impressions de ce terrible fluide.Voye^ Magnétique, où nous détailleronsplus amplement ces effets.
Ces exemples, Sc plusieurs autres qu’ilferoic facile de rapporter, prouvent qu’il n’ejì