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Tome quatorzième.
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pas impossible qu’un fluide dont íes partiesfont agitées par différentes forces de mouve-paens, ne puifle produire des eftets qui nouspiroiflent íì peu tenir ensemble, que noussommes portés à les attribuer à des causesabsolument différentes ; que si nous décou-vrions les lok suivant lesquelles le créateura réglé ces forces de mouvemens, nous fe-rions en état d’expliquer beaucoup de phé-nomènes qui nous paroiflent incompréhen-sibles. C’est à la recherche que d'habiles phy-siciens ont faite de ces loix, que nous de-vons les explications les plus íatisfaiíantesque nous ayons des phénomènes de l’élec-tricité ; Sc l'on peut dire que si ces explica-tions ne font pas entièrement conformes à lanature , ou nous paroiflent insuffisantes pourexpliquer certains phénomènes, elles n'ontpas rqoins servi à étendre infiniment nosconncVsances fur cette matière.

M. Wilsona fait une heureuse applicationdes propriétés de lécher , découvertes parM. Newton, pour expliquer les phénomènesde /électricité, par la conformité qu'il trouveentre les propriétés connues de ce fluide Sccelles du fluide électrique , qu'il a déduitesd'une infinité d’expériences. Il ne doute pasque le fluide électrique ne soit le même quecelui qui cause la réfraction Sc la réflectionde la lumière , la gravitation Sc toutes ltsgrandes opérations de la nature. Nous allonsexposer d’abord les propriétés générales dufluide électrique établies fur des expériences,Sc nous verrons ensuite quel usage il fait del'éther pour rendre raison de tous ces phé-nomènes.

Lorsqu'on fait tourner rapidement par lemoyeu d’une roue , Sc que l’on frotte unglobe de verre dans le voisinage duquel estune barre de fer suspendue par des cordonsde foie , on excite auflì-tôt le fluide électri- ;que ; Sc on peut reconnoître fa présence parune étincelle qui sort de cette barre quandon en approche le doigt, par le bruit qu’ellefait entendre , Sc par la douleur qu’elle faitressentir au bout du doigt ; enfin par lesmouvemens d’attraction Sc de répulsionqu'on apperçoit dans tous les corps légers quiíont proche de la barre ou du globe.

Comme aucun de ces effets n’arriveroit sion n’avoit pas frotté le globe , il est naturelde conclure que le frottement est nécessaire,

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pour exciter le fluide électrique, Sc nous fairéappercevoir íes effets.

Quand la baire est ainsi électrifée , si ony porte le doigt, un morceau de métal, outout autre corps non électrique, on tire par/explosion de /étincelle prefquetoutle fluidede nt elle a été chargée ; car on ne fauroitréitérer cette expérience fans frotter de nou-veau le globe : au lieu qu’en touchant à labarre avec du verre , de 1 ambre, de la cired’Hfpagne, de la résine ou de la foie , il nese fait aucuneexpiosion, qui cependant arriveensuite, dès qu’on y porte le doigt.

De même une ou plusieurs personnes étantmontées fur des gâteaux de résine , & com-muniquant avec des métaux d’une grandeétendue en surface , suspendus par des cor-dons de foie ; si une de ces personnes touche& tient la barre dans fa main , tous ces corpsrecevront , comme la barre , le fluide élec-trique qu’élance le globe , & acquerrontautour deux une atmosphère d’une densitéuniforme ; elles attireront d’une égale dis-tance des corps légers, Sc on pourra tirer desétincelles également fortes de tous les points deleur surface. Si les gâteaux de résine font très-mmees , les effets seront moins sensibles ; Scil n’en arrivera aucun , s’il n’y a pas quelquecorps naturellement électrique entre leurspiés Sc le plancher : d’où il est naturel deconclure que la matière qui s'ctend si uni-formément fur tous ces corps , est vraimentfluide ; quelle passe bien plus difficilementau travers du verre , de la résine Sc de lafoie , quand ces corps ont une certaine épais,seur , que quand ils font très- minces : maisque ce fluide passe avec la plus.grande facilitédans les métaux , dans les animaux, &c. Scque par leur moyen il se répand dans îa terre,à moins qu’il ne soit arrêté par quelque corpsnaturellement électrique.

Quand rout /appareil, ainsi que /hommequi tourne la roue , font placés fur des gâ-teaux de résine , ou bien quand on met uneplaque de verre bien épaisse entre le coussinSc la table , les effets a’électricité íònt prés-qu’insensibles , quoique l'on continue detourner le globe Le de le frotter vivement ; aucontraire ils ont lieu quand /homme quitourne pose seulement le bout du pié parterre : d’où l’on conclut facilement que lefluide électrique n’est pas produit par la ma-,

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