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Tome quatorzième.
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nature quî arrive non-feulemcnt de l’air en-vironnant , mais auíll de tous les corps duvoiíìnage : enforte que ces deux courans dematière électrique exercent leurs mouvcmensen sens contraire Sc pendant le même temps :cette circulation continue quelquefois pen-dant plusieurs heures après que le corps acessé d’être frotté.

M. 1 abbé Nollet définit donc l'électricité,l'état d un corps qui reçoit continuellementde dehors les rayons d’une matière subtile ,tandis qu il élance au dehors des rayons di-vergens d’une semblable matière. L’auteurappelle effluente la matière qui s’élance descorps électrisés, Sc affluente celle qui vientde l’air Sc de la plupart des corps du voisi-nage.

Ce principe des effluences Sc affluencessimultanées , que M. l’abbé Nollet appuiefur quantité d’expériences , est le principalfondement de (on íystême fur l’électricité.Voici comme il ('applique à quelques-unsdes principaux phénomènes.

Lorsqu’une feuille de métal, ou tout au-tre corps léger , se trouve plongée dans lasphere d’activité d’un corps actuellementélectrique , on doit la considérer commeagitée par deux puissances directement op-posées l’une à l'autre; savoir la marier eefflucn-te qui tend à ('éloigner du corps électrique ,&c la matière affluente qui ('entraîne vers cecorps ; elle reste quelquefois immobile quandces deux forces opposées lotit en équilibre ,mais elle cede ordinairement à la matièreaffluente, dont ('activité est presque toujourssupérieure. Cette supériorité de la matièreaffluente dépend principalement de la con-vergence de ses rayons vers le corpsélcctriíé ;au lieu que les rayons effluens qui tendent àTécarter de ce corps, font très-divergens.D'ailleurs , plusieurs expériences autorisent àcroire que les pores par où réchappent lesrayons effluens, font en bien plus petit nom-bre que ceux qui admettent la matière af-fluente ; ainsi cette derniere matière par faforce supérieure , doit emporter la feuilled or vers le corps , ésectriser Sc produire lephénomène de ('attraction. Cependantcomme ce n’est pas fans obstacle de lapart des rayons effluens, que la feuille d’orest emportée vers le corps électrisé, il n’estpas surprenant quelle n’aille pas directement

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au corps électrique , sur-tout si elle a unecertaine largeur ; c’cst aufli ce qui arrive leplus íouvent.

La répulsion se fait, parce que la feuilled’or parvenue jusqu’au corps électrique selec-trise par communication, Sc se forme autourd’elle une atmosphère d'aigrettes, qui aug-mentant considérablement son volume , larend plus en prise aux rayons de la matièreeffluente , dont faction ('écarte du corpsélectrisé, autant de temps que ('électricitéíubliste dansl’un Sc dans Tautre. Mais commela feuille d’or perd en un instant fon atmos-phère , dès qu’elle a touché à un corps nonélectrique , elle fuit comme auparavant ('ef-fort de la matière affluente, Sc se précipitefur le corps électrisé. Le verre rendu électri-que par le frottement, continue de reprcílerune feuille d’or suspendue par un fil de soie ,tant que celle-ci conserve Tauyosphere quilui a été communiquée ; il n'en est pas demême d’un bâton de cire d’Eípagne, d’unmorceau d ambre, d'un canon de soufre, &x.qu’on présente à cette feuille mise en répul-sion , après avoir excité leur vertu par unvigoureux frottement : ses pores par oùRéchappent ses rayons effluens étant plusrares dans ces corps résineux que dans leverre , la matière affluente agit fur la feuilled’or repousièe avec toute fa force Sc ('en-traîne vers ces corps résineux malgré l’effecde leurs rayons effluens.

Pour communiquer de ('électricité à u r»corps, par exemple à une barre de fer , ilne s’agit, comme nous avons dit , quede mettre en mouvement par se moyende quelque corps dé j a électrisé , le fluideélectrique qu’il contient naturellement dansses pores : or comme un premier choc irepeut agiter sensiblement qu’une certainequantité de matière ; il est nécessaire de limi-ter celle que peuvent mouvoir les rayonsqui émanent du corps électrise , c’est ce queTon fait en isolant cette barre, for de la soie,de la résine , de la cire, ùc. Sc en séparantpar 1e moyen de ces corps qui n’admettentpas facilement la matière électrique , lamasse du fluide que contient cette barred’avec cette masse immense qui est répan-due dans le globe de la terre.

Ce mouvement imprimé au fluide électri-que qui réside naturellement dans chaque