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Tome quatorzième.
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corps, Sc píus abondamment dans Ceux qu-,ne font pas réputés électriques, doit être trèsprompt, Sc fe faire appercevoir en un ins-tant à une très-grande distance , si ce corpsqu’on électriíe par communication a unelongueur suffisante; Sc comme le fluide élec-trique trouve moins d’obftacle dans ces for-tes de corps que dans f air, il les parcourt très-promptement fans résistance, Sc fuit dans fapropagation toutes les sinuosités Sc tous lesreplis de ces corps électriíes.

Chaque particule de matière électrique estcomme une petite portion du feu élémentai-re , enveloppée de quelque matière graíl'e,saline ou sulphureuíe, qui la contient & quis’oppose à son expansion : lors donc que lamatière effluente qui s’élance d’un corpsélectrifé, rencontre l’affluente qui fe présentepour entrer ; si la vitesse respective de cesdeux courans est assez grande, le choc briseles enveloppes de ces particules ; Sc le feuqu elles renferment devenu libre , éclate,brille , Sc anime du même mouvement lesparties semblables qui font condguës, commepourroit un grain de poudre à canon enflam-mé en embraser une infinité d’autres placésde fuite. Or comme la matière effluentes’élance en forme d'aigrettes, ces rayons lu-mineux conservent la même forme : il résultede ce choc subit un bruit ou sifflement qu’onentend quand les aigrettes sortent, Sc qui estd’autant plus sensible que le corps est plusfortement électrifé.

C'étincelle qu’on apperçoit lorsqu’on ap-proche le doigt ou quelque morceau de mé-tal du corps électriíe, vient de ce que lesrayons effluens de celui-ci acquièrent par laproximité du doigt une plus grande force.i°. Parce qu’ils coulent alors avec plus devitesse; i°. parce que la divergence naturellede ces rayons diminue , & qu’ils fe con-densent ; ce n’est plus alors une matièreeffluente, rare Sc dispersée , qui frappe avec

? lus d'efforts une autre matière venant deair : c’cst un fluide condensé & accéléréqui en rencontre un autre presqu'aussi animéque lui ; ainsi le choc doit être plus violent,le bruit plus fort, l’embrafement plus consi-dérable , enfin l’étincelle doit paroître.

L’étincelle qui naît du choc de ces deuxmatières eftluentes Sc affluentes, peut devenir aflèz forte pour causer l’inflammation j

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á’uîie liqueur spiritueuse , sur-tout si on l’ya diíposée en la faisant un peu tiédir , Sc sicette liqueur est contenue dans le creux dela main, dans un vase de métal , ou danstout autre corps que la matière électriquepuiîle pénétrer avec facilité ; car la matièreaffluente qui viendra de la cuiller ou dela main , pénétrera facilement la liqueur,donnera lieu à un choc plus violent Sc à uneétincelle plus brûlante.

A l'égard de l’expérience de Leyde , M.l’abbé Nollet observe que la bouteille rem-plie d’eau , est très-susceptible d’électricitépar communication ; que l’électricité quel’eau reçoit, fe transmet au verre , quelle lepénétré Sc íe répand sur sa surface extérieure ;que dans cette expérience, la bouteille nelaiste pas que de continuer Iong-temps dansion état d’électricité , soit quelle soit poséesur une table ou sur d’autres corps non élec-triques. Maintenant la violence avec laquellel’étincelle éclate Sc frappe dans l’expériencede Leyde, dépend de ce que le choc estdouble Sc qu’il fe fait en même temps endeux endroits différens. Le premier fe fait àl’extrémité du doigt que l’on présente au con-ducteur entre la matière effluente de ce con-ducteur , Sc la matière affluente qui fort dudoigt ; il s’en fait un autre à la main gauchequi tient la bouteille, entre le fluide qui fortdu verre électrifé par communication , Sccelui qui arrive de cette même main vers labouteille. Or, comme par l’effet de ce dou-ble choc , la matière affluente rétrogradeavec force de chaque côté , elle produit auxdeux poignets Sc dans l’intérieur du corpsune commotion subite Sc très-violente, plussensible dans les bras Sc dans la poitrine quife trouvent placés dans fa direction.

M. l’abbé Nollet applique de même fonprincipe des effluences & affluences simulta-nées , pour expliquer les autres phénomè-nes de l’électricité ; mais nous renvoyons àses ouvrages , où l’on trouvera toutes lespreuves qu’il a réunies pour établir la véritéde ce principe.

M. Franklin pense que la matière élec-trique est un véritable feu qui traverse Scpénétré la matière commune arec tant deliberté , qu’elle n’éprouve aucune résistancesensible ; il prouve cette pénétration intérieuredes corps par l’expérience de Leyde , dans

laquelle